vendredi 11 juin 2010

jeudi 10 juin 2010

Cafés (5)

Canton, décembre 2008

mercredi 9 juin 2010

Souvenirs de Paris

Canton, décembre 2008

mardi 8 juin 2010

Signes

Lyon, octobre 2008

Batz-sur-mer, mai 2009

lundi 7 juin 2010

Les yeux ouverts


Canton, décembre 2008

dimanche 6 juin 2010

Les yeux fermés


Los Angeles (CA), novembre 2008

samedi 5 juin 2010

Chambres d'hôtel (38)

Cambridge, février 1999

La chambre est vaste et stratégiquement bien placée, juste à l'angle nord-ouest du "quadrangle" de Trinity College. De la vue plongeante que j'ai sur les allées soignées et les pelouses protégées par de petits écriteaux réservant aux seuls Fellows le droit de les fouler, j'aperçois un étudiant à crête colorée croisant deux filles en uniforme, comme en une illustration facile des contrastes et restes d'excentricité de ce pays où l'on voit des médecins à boucles d'oreille et où les caissières de supermarché vous remercient d'un "Thanks, love!" sincère.
Les universitaires ont parfois quelque chose de mercenaires (pour s'en tenir à la comparaison la moins désobligeante), mais de mercenaires au petit pied qui monnayent le plus souvent leurs services — de jurys, de rapports, d'expertises ou de commissions — d'un repas ou d'une nuit d'hôtel. Alors, lorsqu'on s'endort entre les ombres de Newton et Byron, c'est tout naturellement qu'au matin on en profite de manière presque enfantine comme on ouvrirait ses cadeaux de Noël et que, plus tard, on en retrouve les images qu'on n'aurait pas pu ne pas prendre. (D'autres fois, non, et c'est dommage. Ainsi, je regrette un peu de ne pas avoir gardé trace de ce Formule 1 lugubre, quelque part dans une banlieue éloignée de Montpellier, où m'avait conduit une intervention tout sauf nécessaire dans une session de formation permanente...)

vendredi 4 juin 2010

Chambres d'hôtel (37)

Nice,
juin 2003

La chambre serait notre cocon. Nous y vivrions sans plus jamais en sortir, laissant la porte ouverte et nous réfugiant dans la salle de bain lorsque passerait le room service. Parfois, la nuit tombée, nous sortirions quand même pour traverser le silence des couloirs, puis nous rentrerions en refermant la porte sans bruit. Nous serions à l'Hôtel Wetsminster de Nice mais nous pourrions être au Grand Hôtel de Balbeck ou au Ritz de Genève. Ici ou ailleurs, les bruits de la rue se dissoudraient peu à peu en un fond sonore indifférencié que nous apprendrions à ignorer et, à travers les rideaux parfois entrouverts, le monde nous apparaîtrait comme un spectacle furtif, aléatoire et dérisoire.

mercredi 2 juin 2010

Double police

Madison (WI), août 2007

mardi 1 juin 2010

Passerelles (23)

Sienne, juillet 2007

Los Angeles (CA), novembre 2008

lundi 31 mai 2010

L'oiseau du matin

Santa Monica (CA), novembre 2008

dimanche 30 mai 2010

vendredi 28 mai 2010

Bonheurs en petite monnaie (7)

Toulon, décembre 1986

Une image pour rebondir sur deux autres venant d'être postées, hier ici et aujourd'hui .

jeudi 27 mai 2010

n&b (10)

Esneux (B),
avril 2010

pour Florence Grisoli

Photographier, c'est (littéralement) "écrire avec la lumière". Alors, par rapport à l'écriture usuelle où l'on noircit du papier — angoisse de la feuille blanche à la clé —, c'est du noir que tout commence en photo et c'est de lui que la lumière émerge.
Si, à vouloir arrêter le temps, la photo cherche à conjurer la mort, elle est aussi, dans sa genèse même, un voyage vers la lumière. Tout comme une peinture d'icône se construisant de l'obscurité à la clarté, avec en touche finale l'éclat de blanc pur dans la pupille restée du noir le plus sombre.

mercredi 26 mai 2010

Urban patchwork

Cardiff,
septembre 2009

mardi 25 mai 2010

Amériques (13)


Venice (CA), novembre 2008

lundi 24 mai 2010

Photos que l'on aurait pu prendre (11)

Lyon, 19 mai 2010

Rêve.

Arrivant au sommet d'une rue escarpée dans une ville inconnue, je tombe sur un bâtiment semblant abandonné. Sur la façade court encore une guirlande d'ampoules colorées, s'accrochant à ce qui reste de lettres en métal écrivant quelque chose comme "LE. MA.....S .O...NES". Pour M.-H. qui m'accompagne, il est évident qu'il s'agit de lire "LES MAGASINS MODERNES", ce qui ne me renseigne pas vraiment sur la nature de l'endroit.
J'hésite à prendre une photo de la façade de face, préférant aller sur le côté pour un point de vue moins plat. Je m'aperçois alors qu'il y a une porte ouverte et, la franchissant, je me retrouve dans un café particulièrement animé, s'étageant sur plusieurs niveaux redescendant le long de la colline. J'essaie de me frayer un chemin entre les colonnes qui empêchent toute perspective d'ensemble et me retournant, je prends une photo en contre-plongée, un peu comme celle que j'avais prise au Café Bonnet il y a quelques jours. Lorsque je me re-dirige vers la sortie, un client dit à la cantonnade, d'une voix forte : "Attention les gars, vous risquez de finir sur "touyou" (*), y'a un type qui prend des photos !". Le patron s'adresse alors à moi : "C'est quoi ces histoires, vous allez les mettre sur "touyou", ces photos ?!". Moi : "Mais non...".

La preuve...

(*) sic ! (Note du Rêveur)

samedi 22 mai 2010

n&b (9)

Lyon, 8 mai 2010

Lyon, 22 mai 2010

vendredi 21 mai 2010

jeudi 20 mai 2010

Amériques (12)

Los Angeles (CA), novembre 2008

mercredi 19 mai 2010

Amériques (11)

San Diego (CA), janvier 2008

mardi 18 mai 2010

lundi 17 mai 2010

Chambres d'hôtel (36)

Mexico, décembre 1994

Alors de temps en temps, c'est la solitude qui s'invite. Pas celle que l'on chérit lorsqu'on la recherche, et sans laquelle le hasard lui-même peine à inventer le voyage. Plutôt celle qui surgit par défaut, occupant l'espace comme le temps et dessinant en creux l'absence.
Dieu sait que l'on a pu en rêver avant d'aller enfin au Mexique et que l'on a pu être heureux de s'y perdre à deux !... Et puis voilà qu'on y retourne seul et que l'hôtel où l'on échoue n'offre que déception. Marbre et moquette épaisse mais au milieu de nulle part. Loin du centre et loin de l'Université. Lisière de banlieue, bordure de périphérique excentré, vue imprenable sur des fast-food américanisés. Comme on approche de Noël monte de l'atrium une musique d'ascenseur distillant en boucle des cantiques claydermanisés et, pour s'être longuement aventuré dans ses couloirs le premier soir, on sait que l'hôtel est désert.
De ne pouvoir revivre ses souvenirs, on subit la solitude de la chambre, négligeant peut-être de vivre ce qui pourrait nourrir des souvenirs à venir.

dimanche 16 mai 2010

Amériques (10)

Philadelphie (PA),
mars 2005

vendredi 14 mai 2010

jeudi 13 mai 2010

Cinéma, Cinémas (13)

Lyon,
novembre 2005 (?)

Si — comme aurait dit Sacha Guitry dans une formule galvaudée — le silence qui suit Mozart est encore du Mozart, alors l'attente avant d'entrer dans cette salle fait déjà partie du film et de pourquoi on va à ce cinéma.
Un couloir en arrière-cour d'immeubles donnant sur la grande rue, une queue qui, les jours d'affluence, s'étire — parfois sous la pluie — le long d'affiches, de coupures de presse et de photos sous vitrines, la caissière dans sa tourelle en pavés de verre, la distribution du programme des séances à venir au contrôle des tickets.
Bandes-annonces, court-métrage, entracte. Pas de pubs. Et puis le film.
Toujours au troisième rang...

mercredi 12 mai 2010

Citations (13)

Singapour, décembre 2009

"Le bruit du tonnerre qui roule
Et aussi, et surtout
Le goût de tes lèvres sous la pluie

Rien qu'une image un peu floue ..."

mardi 11 mai 2010

La terrasse

Lyon, 11 mai 2010

lundi 10 mai 2010

Le repos du nuage

Lyon, 3 mai 2010

dimanche 9 mai 2010

samedi 8 mai 2010

À travers

Esneux (B), 26 avril 2010

Une preuve du temps ?

vendredi 7 mai 2010

jeudi 6 mai 2010

Ciel argentin

Paraná, novembre 1996

mercredi 5 mai 2010

Citations (12)

Lyon,
3 mai 2010

"Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie."

(voir aussi ici l'installation vidéo de Vadim Sérandon.)

mardi 4 mai 2010

Amériques (9)

Baltimore (MD), novembre 1994

lundi 3 mai 2010

Conversation

Glasgow, août 2009

dimanche 2 mai 2010

La vie des livres (3)





À l'inverse du "singe dactylographe" qui, pour peu qu'on lui laisse suffisamment de temps, devrait pouvoir un jour ré-écrire n'importe quel livre déjà écrit, il y a peu de chances que la décimation d'un texte existant puisse en révéler un autre en particulier.
Dans une combinatoire vite explosive, chaque texte cependant contient en potentialité d'autres textes, et ceux-ci vivent en secret leur vie propre dont celui-là se nourrit sans le savoir.