2 juillet 2009 — Je m'étais posé sur une place où je ne vais d'habitude jamais, terrasse de café en attendant un rendez-vous de médecin. De-ci de-là des ingrédients possibles pour une photo, mais rien qui se mette vraiment en place. La façade qui me faisait face avait le crépi fatigué et des volets de bois à claire-voie qui lui donnaient un air d'Italie. Plusieurs fenêtres ouvertes, dont une au premier étage laissant voir contre un mur un tableau de facture un peu maladroite, ciel trop bleu en fond de décor d'une maison trop "canonique". Un autre cadre le surmontait et, à sa droite, un miroir dans une roue de gouvernail. J'aurais pu cliquer mais quelque chose me retenait, au-delà de la réticence à m'immiscer dans cette intimité à demi offerte au regard. Peut-être ce qui me pesait et me limitait dans mes allées et venues, mon vélo, mon sac plein de ces papiers toujours à lire, mon pull dont je ne savais s'il fallait le garder sur les épaules ou pas ?
9 octobre 2009 — Nouveau rendez-vous de médecin, retour sur la place. La fenêtre, dont on dirait que l'huisserie a été refaite, est maintenant fermée. En regardant bien, on aperçoit que le miroir-gouvernail est toujours là, mais plus rien de cette ambiance chargée qui attirait immanquablement le regard la première fois. Alors je prends quand même une photo de cette façade tout ce qu'il y a de plus banale, une image dont le seul intérêt n'est plus maintenant que de m'évoquer l'autre photo que j'aurais pu prendre.
9 octobre 2009 — Nouveau rendez-vous de médecin, retour sur la place. La fenêtre, dont on dirait que l'huisserie a été refaite, est maintenant fermée. En regardant bien, on aperçoit que le miroir-gouvernail est toujours là, mais plus rien de cette ambiance chargée qui attirait immanquablement le regard la première fois. Alors je prends quand même une photo de cette façade tout ce qu'il y a de plus banale, une image dont le seul intérêt n'est plus maintenant que de m'évoquer l'autre photo que j'aurais pu prendre.