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mercredi 26 mars 2014

n&b (16)

Museo di Storia Naturale 'La Specola',
Florence, 1986

samedi 22 mars 2014

n&b (15)

Banff (Alberta, Canada), 23 février 2014

vendredi 28 février 2014

Unknown territory


Paul D. Fleck Library, Banff Centre
Banff (Alberta, Canada), 27 février 2014

Snow (black &) white


Mont Sulphur,
Banff (Alberta, Canada), 26 février 2014

lundi 24 février 2014

Chambres d'hôtel (Hors Série 20)

pour M.-H.

Banff Centre, Corbett Hall, Chambre 5112
Banff (Alberta, Canada), 23 février 2014

Bien qu'il n'y ait pas de livres en vue, l'entrée de Corbett Hall a l'odeur caractéristique des bibliothèques universitaires nord-américaines, une alchimie mystérieuse de papier, de bois et de moquette qui convoque confusément des images d'autres bâtiments de briques et de verre, de campus indistincts. La chambre, confortable, ne se distingue de celle d'un hôtel que par l'absence de téléviseur dont l'écran, inexistant, est tout autant remplacé par celui d'un ordinateur posé sur la table que par le cadre métallique de la fenêtre découpant une image fixe de neige, comme en écho de ce qui, naguère, crachotait parfois sur les moniteurs noir et blanc mal branchés.

vendredi 7 décembre 2012

n&b (14)

pour Cédric F.


Erwin Schrödinger Institut,
Vienne (Autriche), 7 décembre 2012

vendredi 25 mai 2012

La ligne blanche

Montréal, 17 avril 2012

mercredi 23 mai 2012

Copies blanches

Musée des moulages,
Lyon, 23 mai 2012

dimanche 5 juin 2011

n&b (13)

Grenoble,
19 mai 2011

vendredi 29 avril 2011

Black tie


Philadelphie (PA), 28 avril 2011

mercredi 5 janvier 2011

n&b (12)

Madrid, octobre 2008

samedi 27 novembre 2010

n&b (11)

pour Franz


La Fémis
Paris, 26 novembre 2010

Noir de la nuit qui tombe sur la rue Francœur et Renoir pour la salle. Blanc de l'écran avant la projection et re-blanc après... Entre les deux, cinquante-deux minutes au Havre pour un portrait, non de ses habitants — que l'on ne voit pas ou si peu —, mais d'une ville sujet, arpentée aujourd'hui en longs travellings, exhumée de ses archives d'hier, écoutée dans la voix de ceux qui l'ont faite, regardée en gros plan dans le grain et les fausses couleurs de ses cartes postales. La reconstruction en fil directeur, celle bien réelle de la ville tout autant que celle, tremblée comme un film en super 8, des souvenirs qu'on pourrait en avoir, et avec elle ce paradoxe d'une modernité absolue et "idéale" dont aujourd'hui, à peine cinquante ans plus tard, on cherche déjà les traces à la recherche perdue d'avance de la boutique disparue d'un gantier ou d'un chapelier, de l'enseigne de "Bauer" ou du "Bar du caïd". Et puis Le Havre ville aux entresols, comme si l'architecture elle-même marquait une distance avec ce sur quoi tout a été rebâti et qui n'a pas de nom, mélange en vrac de la vie d'avant à laquelle seuls les noms gardés de quelques rues font encore écho. Et aussi, et encore... j'arrête... merci Franz de nous avoir, de si belle manière, écrit du Havre !

jeudi 27 mai 2010

n&b (10)

Esneux (B),
avril 2010

pour Florence Grisoli

Photographier, c'est (littéralement) "écrire avec la lumière". Alors, par rapport à l'écriture usuelle où l'on noircit du papier — angoisse de la feuille blanche à la clé —, c'est du noir que tout commence en photo et c'est de lui que la lumière émerge.
Si, à vouloir arrêter le temps, la photo cherche à conjurer la mort, elle est aussi, dans sa genèse même, un voyage vers la lumière. Tout comme une peinture d'icône se construisant de l'obscurité à la clarté, avec en touche finale l'éclat de blanc pur dans la pupille restée du noir le plus sombre.

samedi 22 mai 2010

n&b (9)

Lyon, 8 mai 2010

Lyon, 22 mai 2010

jeudi 4 mars 2010

n&b (8)

Venice Beach (CA), novembre 2008

mercredi 11 novembre 2009

n&b (7)

Mont Athos, Monastère de Philotheou, août 1977

"J'ai la mémoire qui flanche, j'me souviens plus très bien de quelle couleur étaient ses yeux, j'crois pas qu'ils étaient bleu. Etaient-ils vert ? Etaient-ils gris ? Etaient-ils vert-de-gris ? Ou changeaient-ils tout l'temps d'couleur, pour un non pour un oui ?"
Il en va des souvenirs comme des rêves, parfois on ne saurait dire s'ils sont en noir et blanc ou en couleurs. On parle parfois de "mémoire photographique" mais seules les photos virtuelles ne jaunissent pas et la mémoire n'est sans doute pas de celles-là, vivant sa vie et s'accrochant à ce qui lui donne sens, élaguant et transformant au fil du temps qui passe. Les cathédrales et les temples égyptiens ont perdu leurs couleurs et tant de choses et de lieux ont été fixés sur des images en n&b qu'il est parfois difficile de les voir autrement et sans que la mémoire que l'on en a, qu'elle soit réelle ou par procuration, ne s'y projette comme une photographie.
Comment rêvait-on avant l'invention de la photo ?

vendredi 2 octobre 2009

n&b (6)

Théatre Toursky, Marseille, le 2 octobre 2009

Un presque noir et blanc naturel, fragment d'accrochage d'un superbe noir et blanc de Florence Grisoli.

jeudi 24 septembre 2009

n&b (5)

Université de Warwick, 24 septembre 2009

Le Département de Mathématiques et Statistiques de l'Université est flambant neuf, grands espaces lumineux et murs colorés, mais partout des tableaux noirs à l'ancienne et des craies blanches pour des discussions tâtonnantes dont on trouvera peut-être demain la trace bien mise en forme dans de nouveaux volumes qui s'ajouteront à ceux qui, juste à côté, derrière la vitre de la bibliothèque, consignent noir sur blanc et en silence tant de résultats déjà acquis.

mardi 22 septembre 2009

n&b (4)

Aéroport de Madrid Barajas, octobre 2008

Le poids de quoi ? des conventions ? Sous son uniforme de travail (costume bien noir sur chemise bien blanche), une silhouette massive pousse son chariot comme Sisyphe le ferait de son rocher, pour une journée toujours recommencée. Un peu plus loin, d'autres hommes en noir...

vendredi 4 septembre 2009

n&b (3)

Paris, juillet 2008
(rassemblement devant le Conseil d'Etat contre la demande d'expulsion de Marina Petrella)

Il y a deux sortes de noir et blanc, celui offert et rendu tel par la photo couleur qui en atteste, et celui qui résulte de la transformation par la prise de vue d'une réalité a priori colorée. Dans "L'état des choses" de Wim Wenders, film dont la trame est précisément la difficulté à laquelle un réalisateur se heurte, auprès de son producteur, de pouvoir tourner son film en noir et blanc, Samuel Fuller a cette phrase : "La vie est en couleurs, mais le noir et blanc est plus réaliste". On pourrait ajouter que, si la vie n'est que rarement noire ou blanche, on tend, lorsqu'elle l'est à l'état naturel, à attacher une valeur particulière à cet "état des choses", souvent de symbole et d'idéalisation.
On peut dire ainsi qu'il y a deux grandes acceptions du noir et blanc. Dans l'une, gommer la couleur nous force à voir différemment la réalité, par une forme d'égalisation, et donc à la voir "plus" en ce sens. Dans l'autre (le noir et blanc de la vie), c'est sa singularité même qui le distingue, renforçant son exception du fait qu'il est invariant de l'une ou l'autre des situations (voir ainsi la façon étonnante dont la deuxième chaîne de télévision a mis en scène son passage en temps réel du noir et blanc à la couleur en 1967 (archive vidéo ici), en s'amusant du fait que les officiels présents avaient pris soin de s'habiller de cravates et costumes noirs sur chemises blanches...).