dimanche 21 février 2010

New York (5)

New York,
avril 1988

Il y a des lieux que l'on a tellement vus en images — en photos ou au cinéma, dans des magazines ou sur des posters — que, lorsqu'on s'y rend pour la première fois pour de bon, on ne sait plus si l'on voit vraiment ce qui s'offre à notre regard ou si l'on cherche à y trouver ce que l'on attend.
S'il arrive souvent qu'on se plaise à retourner à des endroits que l'on a connus précédemment (des passages répétés pouvant même leur donner une valeur liée davantage à la répétition elle-même qu'au souvenir de la première fois, mais c'est une autre histoire…), la photographie offre ce paradoxe de nous permettre de revenir là où nous ne sommes jamais allés !

jeudi 18 février 2010

Ombre niçoise

Nice, juillet 2007

mercredi 17 février 2010

Cinéma, Cinémas (8)

Los Angeles, mars 1984/novembre 2008

Alors que la vraie Marilyn se repose pour toujours au Westwood Memorial Cemetery, des copies pas tout à fait conformes arpentent chaque jour Hollywood Boulevard pour l'amusement des touristes. Comme je l'avais dit ailleurs, celle de ce jour-là arborait la robe sexy de "Sept ans de réflexion", mais elle avait dans les yeux quelque chose d'un peu fragile et perdu, d'un peu "Misfits".

mardi 16 février 2010

Rêve bleu

Lyon, mardi 16 février 2010, 10h58

Souvent des photos anciennes, gardées en mémoire ou retrouvées, pesées et choisies. Et puis de temps en temps une photo toute fraîche, sitôt prise sitôt postée, quitte à y revenir plus tard ou l'oublier.

lundi 15 février 2010

Soir d'été

Nice, juillet 2007

dimanche 14 février 2010

Passerelles (17)

mai 1993
de Las Vegas à San Francisco, avec Lagrange

novembre 2007
de Casablanca à Marrakech, avec Euler

Dans "La salle de bain", Jean-Philippe Toussaint écrit au paragraphe 33) : "Il y a deux manières de regarder tomber la pluie, chez soi, derrière une vitre. La première est de maintenir son regard fixé sur un point quelconque de l'espace et de voir la succession de pluie à l'endroit choisi ; cette manière, reposante pour l'esprit, ne donne aucune idée de la finalité du mouvement. La deuxième, qui exige de la vue davantage de souplesse, consiste à suivre des yeux la chute d'une seule goutte à la fois, depuis son intrusion dans le champ de vision jusqu'à la dispersion de son eau sur le sol. Ainsi est-il possible de se représenter que le mouvement, aussi fulgurant soit-il en apparence, tend essentiellement vers l'immobilité, et qu'en conséquence, aussi lent peut-il parfois sembler, entraîne continûment les corps vers la mort, qui est immobilité. Olé."
Ce qui, pour le physicien, marque toute la différence entre les descriptions eulérienne et lagrangienne, qui sont deux façons complémentaires de rendre compte d'une seule et même réalité. Olé.

samedi 13 février 2010

Cinéma, Cinémas (7)

Rhode Island, été 1987

Voilà. En cet été 87, on pouvait encore voir les dernières sorties d'Hollywood en plein air, dans un grand écart entre deux époques du cinéma que la télé, le VHS et le DVD ne cesseraient ensuite de creuser. Le drive-in theatre (certainement du côté de Kingston (RI), mais où exactement ?) a dû fermer ses portes depuis longtemps et, comme beaucoup d'autres, il a sans doute cédé la place à un centre commercial ou à un terrain de golf. Peut-être les lettres bancales du dernier titre affiché sont-elles encore restées en place un certain temps, tombant une à une jusqu'à ce que le sens s'en échappe et qu'il n'y ait plus grand-chose à oublier à l'heure d'en effacer la trace ?

vendredi 12 février 2010

Passerelles (16)

Boston (MA), juillet 1987

Lyon, octobre 2009

jeudi 11 février 2010

Cafés (1)

Paris, 1985

Qui se souvient encore du Café Costes du square des Innocents, ce haut-lieu de la branchitude parisienne des premières années Mitterrand qui a été remplacé depuis longtemps déjà par un magasin Naf-Naf ? Dans les années 50, c'est Sartre et Beauvoir qu'on imaginait rencontrer au Café de Flore, mais lorsque, les matins tranquilles du début des années 80, on s'asseyait au Café Costes dans les chaises dessinées par Philippe Starck, c'est Pascale Ogier qu'on espérait croiser…

mercredi 10 février 2010

Fin de marché

Madrid, octobre 2008

J'ai mis un certain temps à comprendre pourquoi je trouvais à cette photo quelque chose d'un peu bizarre. Depuis, je l'aime bien…

mardi 9 février 2010

Close-up

Brasov, mai 1995

lundi 8 février 2010

dimanche 7 février 2010

Passerelles (15)

Neil's Harbour (Nova Scotia), juillet 2002

Goulding's Lodge, Monument Valley (UT), avril 2008

samedi 6 février 2010

Passerelles (14)

Parana, novembre 1997

San Diego (CA), janvier 2008

Deux photos dont l'intersection renvoie aussi pour moi (mais s'y retrouveront-ils ?) à deux autres postées récemment ici et là par Alain Poisson et Pascal Koenig.

vendredi 5 février 2010

Chambres d'hôtel (31) et Citations (9)

Middle Cape (Nova Scotia), juillet 2002
loin de Coutances…

"Un dimanche après-midi, à Coutances
Dans une chambre d'hôtel moyen, sans étoiles
Le soleil passait à travers des rideaux de voiles
Un soleil frais"

jeudi 4 février 2010

Passerelles (13)

Boston (MA), mars 1996

Aïd Benhaddou, novembre 2007

mercredi 3 février 2010

Parking

Philadelphie (PA), mars 2005

mardi 2 février 2010

Bonheurs en petite monnaie (4)

Montefiascone,
été 1993

L'histoire raconte qu'en des temps anciens, un évêque particulièrement amateur de bon vin traversait l'Italie en se faisant précéder par son serviteur. Celui-ci était en charge de tester les auberges avant l'arrivée de son maître et de lui indiquer les meilleures, ce qu'il faisait en écrivant à la craie "Est !" ("C'est ici !") sur la porte de l'élue. Or il advint qu'en arrivant à Montefiascone, sur les bords du lac de Bolsena, l'évêque trouva écrit sur une porte "Est ! Est !! Est !!!", tant le vin qu'on servait à cet endroit avait été trouvé remarquable. Il s'en assura, s'en réjouit, et en fit telle publicité que le vin en question prit et garda le nom d'Est ! Est !! Est !!!.
Quelques siècles plus tard, accompagnant des spaghetti alle vongole sur la toile cirée d'une table en plein air au bord du lac, l'Est ! Est !! Est !!! de ce soir-là ne faillit pas à sa réputation, et si peu même qu'il sembla indispensable d'en ramener quelques bouteilles en France. Peut-être juste pour vérifier que, sans le lac, sans les spaghetti de cette trattoria de fortune et sans la maigre lumière de l'ampoule colorée, le charme n'était plus autant au rendez-vous, tout comme cette photo "carte postale" ne rend que médiocrement justice à la parenthèse d'alors…
Une de ces parenthèses dont il faut profiter dans l'instant, de celles que la vie qui continue peut nous offrir sans crier gare.

lundi 1 février 2010

Chambres d'hôtel (30)

Bethesda (MD), mai 2004

S'il existe aux Etats-Unis un "hôtel moyen", comme on a pu trouver un "américain moyen", peut-être l'American Inn de Bethesda peut-il y prétendre ? Chaque élément y est tel qu'on le dirait répondre aux goûts d'un sondage, et le seul écart à cette moyenne semble ne pouvoir venir que de l'extérieur, par exemple par l'apparition aléatoire et parfois inattendue qu'offre la télé lorsqu'on l'allume.

dimanche 31 janvier 2010

Bigger than life

Philadelphie (PA), avril 2005