samedi 11 décembre 2010

Trottoirs de Buenos Aires

Buenos Aires, 29 août 2010

Vent et froid ce matin, ce n'est pas tant le printemps qui commence que l'hiver qui s'accroche et rechigne à finir.
Levé tôt, on marche dans des rues où le patchwork des trottoirs a quelque chose d'un pantalon de jardinier. Dents creuses bâchées des parkings offrant un peu partout une échappée vers le ciel entre deux immeubles ayant porté beau et répétition à l'identique des "kioscos" ouverts sur la rue, le centre-ville bégaie. Les terrasses qui sont en place sur les trottoirs de Santa Fe attendent l'après-midi pour se remplir un peu ; avant, on se réfugie à l'intérieur de l'un quelconque de ces bars que l'on trouve à chaque intersection ou presque.
Taxi jusqu'à la Plaza Dorrego et exploration des alentours avant que l'animation du marché aux puces s'installe. Silence de dimanche matin, squares déserts, boutiques fermées. Un peu plus tard, mélange d'improbable dès que l'on s'écarte du périmètre touristique et de répétitif lorsqu'on revient plonger dans son industrie vibrillonnante. Passé midi, la foule qui va et vient sur Defensa jusqu'à la Plaza de Mayo glisse le long d'étals d'artisanat indifférenciables. De ci de là de la musique, parfois des musiciens.
On hésite entre rentrer à pied ou prendre un taxi, ce sera à pied.

vendredi 10 décembre 2010

C'est la vie

Singapour, décembre 2009

jeudi 9 décembre 2010

Cafés (14)

Buenos Aires, 29 août 2010

mercredi 8 décembre 2010

Cafés (13)

Buenos Aires, 29 août 2010

mardi 7 décembre 2010

Cafés (12)

Lyon, 4 décembre 2010

lundi 6 décembre 2010

Alice dans la ville

Dallas (TX), mars 2010

dimanche 5 décembre 2010

Amériques (24)

octobre 1992

De Seattle à Victoria, à peine un saut de puce. Quelques dizaines de minutes de vol dans un coucou d'une vingtaine de places, oiseau de métal spartiate et sans chichis, riveté comme un Soyouz. Et, volant au ras de l'eau, l'impression d'être dans le ventre de la baleine.

samedi 4 décembre 2010

Amériques (23)

Narragansett (RI), juillet 1986

vendredi 3 décembre 2010

Amériques (22)

Baltimore (MD), novembre 1994

jeudi 2 décembre 2010

Rome 2010

Rome, 2010

mardi 30 novembre 2010

Photos que l'on aurait pu prendre (15)

En transit pour Varsovie où le train du lendemain les conduirait, ils étaient arrivés à Berlin dans l'après-midi, sans point de chute ni la moindre idée d'où en trouver un. La ville, en cet automne 81 où les frémissements venus de l'Est se faisaient insistants, offrait une image d'activité et de désordre pressé (la première photo, prise non loin de la gare, montre au loin les banderoles déployées aux façades d'immeubles squattés et, au premier plan, la chaussée jonchée de tracts d'une manifestation qui vient à peine de se disperser). Ils avaient localisé sans peine un de ces cafés "alternatifs" qui pullulaient alors, avec l'espoir qu'une rencontre les aide à trouver une solution pour la nuit. Leur allemand étant par trop approximatif, c'est en anglais qu'ils s'étaient adressés au barman, lequel leur avait proposé sans autre façon de les héberger (la photo, prise à la volée, ne rend qu'imparfaitement justice à sa moustache et son profil de viking, et pas du tout à sa longue queue de cheval). Nikolaus Kalman (nom facile à retenir) leur avait ainsi donné rendez-vous après son service — ce qui voulait dire pas avant une heure du matin — mais dans un autre bar, en fait plutôt un club de musique dont le nom, oublié, contenait sans doute au moins un "x" et un "u". Lorsqu'ils y entrèrent vers minuit, ils eurent l'impression d'être dans un article d'Actuel du genre "C'est à Berlin que ça se passe" (dommage que la photo soit en noir et blanc, on ne peut qu'imaginer les couleurs fluo des crêtes). Au milieu des cuirs de silhouettes improbables, dans une atmosphère saturée de fumée et les oreilles massées par une musique répétitive et assourdissante, ils se sentaient à la fois totalement étrangers et curieusement bien (mais sans ressentir l'envie de faire des photos). Ce n'est qu'après deux heures que NK arriva, les entraînant de suite à l'extérieur pour les conduire à moto chez lui. La traversée de la ville fut plus cinématographique que photographique, un long plan-séquence enchaînant des rues désertes et le ballet hypnotique de feux réglant dans le vide une circulation fantôme. Lorsqu'ils arrivèrent, c'était dans une rue encore animée dont les maisons, toutes à l'identique, déclinaient leur entrée à l'anglaise, avec une volée de marches conduisant à un entresol et, de part et d'autre, une vue plongeante sur les fenêtres de pièces semi-enterrées. NK habitait en hauteur, les premiers étages étant réservés à des occupations beaucoup plus temporaires. Tout en montant, NK leur présenta brièvement les jeunes femmes en faction sur les marches, qu'il embrassa et qu'ils se contentèrent de saluer. Ouvrant la porte de son appartement, il ne prit pas la peine d'entrer, leur expliqua qu'il avait un autre rendez-vous, qu'ils pouvaient s'installer comme bon leur semblait et qu'il suffirait de claquer la porte en partant au matin. Sur la dernière photo, on voit le mot de remerciements qu'ils griffonnèrent à leur départ et laissèrent en évidence sur la pochette d'un Led Zeppelin.

Fiat Lux

Vienne, septembre 2004

lundi 29 novembre 2010

Dorotheergasse

Vienne, septembre 2004

dimanche 28 novembre 2010

Photos que l'on aurait pu prendre (14)

Bucarest, mai 1995

Autant je pourrais expliquer pourquoi j'ai gardé cette photo, autant je ne saurais vraiment dire pourquoi je l'ai prise. Il y a dans la "photographie de rue" un côté "marché aux puces" ou "vide-grenier", au sens où y aller avec une idée précise de ce que l'on espère y trouver non seulement se transforme souvent en déception, mais encore accapare le regard et le ferme en quelque sorte à autre chose de plus inattendu. La différence est quand même qu'une photo de rue ne se marchande pas, quelque chose s'impose et tout va très vite, on verra bien après... Alors, pour une photo prise, combien de "que l'on aurait pu prendre", de découpes virtuelles restées immatérielles, d'instantanés mentaux parfois sitôt oubliés et d'autres fois étonnamment prêts à se rappeler à notre mémoire ? De temps en temps donc, une photo comme réalisation effective d'une potentialité infinie, juste une note prise à la volée d'une réalité qui a bien dû exister puisque la photo en porte la trace, jusque dans ses détails qui avaient pu alors nous échapper...

samedi 27 novembre 2010

n&b (11)

pour Franz


La Fémis
Paris, 26 novembre 2010

Noir de la nuit qui tombe sur la rue Francœur et Renoir pour la salle. Blanc de l'écran avant la projection et re-blanc après... Entre les deux, cinquante-deux minutes au Havre pour un portrait, non de ses habitants — que l'on ne voit pas ou si peu —, mais d'une ville sujet, arpentée aujourd'hui en longs travellings, exhumée de ses archives d'hier, écoutée dans la voix de ceux qui l'ont faite, regardée en gros plan dans le grain et les fausses couleurs de ses cartes postales. La reconstruction en fil directeur, celle bien réelle de la ville tout autant que celle, tremblée comme un film en super 8, des souvenirs qu'on pourrait en avoir, et avec elle ce paradoxe d'une modernité absolue et "idéale" dont aujourd'hui, à peine cinquante ans plus tard, on cherche déjà les traces à la recherche perdue d'avance de la boutique disparue d'un gantier ou d'un chapelier, de l'enseigne de "Bauer" ou du "Bar du caïd". Et puis Le Havre ville aux entresols, comme si l'architecture elle-même marquait une distance avec ce sur quoi tout a été rebâti et qui n'a pas de nom, mélange en vrac de la vie d'avant à laquelle seuls les noms gardés de quelques rues font encore écho. Et aussi, et encore... j'arrête... merci Franz de nous avoir, de si belle manière, écrit du Havre !

vendredi 26 novembre 2010

jeudi 25 novembre 2010

Mariage (2)

Beaujolais, juin 2008

mercredi 24 novembre 2010

Passerelles (35)

 Toulon, années 90

Bangalore, 2002

mardi 23 novembre 2010

lundi 22 novembre 2010

Comme un arbre dans la ville

Paris, 5 novembre 2010