jeudi 25 avril 2013
mercredi 24 avril 2013
mardi 23 avril 2013
samedi 20 avril 2013
vendredi 19 avril 2013
jeudi 18 avril 2013
mardi 16 avril 2013
lundi 15 avril 2013
dimanche 14 avril 2013
Vérification de la porte opposée (7)
De mes cinémas d'enfance, les souvenirs se mélangent. Les images qu'ils m'évoquent sont faites de bribes et de fragments dont l'appariement souvent m'échappe, les détails précis et les perceptions floues qui s'y attachent se mettent en place dans une mémoire qui n'est peut-être que rêvée.
Si je crois me souvenir que la salle du Familial Condé, enchâssée dans un immeuble bourgeois, était plus large que longue, la vision qui m'en revient sans réfléchir est celle, avant que la séance ne commence et que l'obscurité ne se fasse vraiment, d'un écran couvert de publicités pour les commerçants et artisans du quartier, un patchwork de "réclames" agencées en vignettes accolées. Je les revois comme manuscrites et calligraphiées — guère plus à chaque fois qu'un nom et une adresse, parfois un téléphone —, avec l'impression vague aussi qu'elles auraient pu être tracées à la peinture phosphorescente… mais peut-être pas ? Et tracées sur quoi ? Sur un deuxième écran dont, en s'enroulant sur lui-même, la lente remontée aurait remplacé l'ouverture d'un rideau rouge ? Ou bien s'agissait-il de la simple projection d'une diapositive ?
Ce dont je suis certain, c'est que nous arrivions toujours en avance pour être sûrs de pouvoir occuper le premier rang du balcon mais, oublié la cadre, de quoi s'agissait-il ? D'un de ces endroits où la programmation alignait en vrac un tout-venant de cinéma familial et paroissial, là où l'on pouvait voir, plusieurs semaines après leur sortie dans de plus grandes salles du centre-ville, Fernandel dans "Don Camillo en Russie" et de Funès dans "Les Grandes Vacances" ou "Le Grand Restaurant". On prenait et regardait ce qui était programmé, on ne venait pas vraiment pour un film particulier dont, de toutes façons, on ne parlait guère ensuite, on était là pour une sortie, comme d'autres jours on allait au zoo. Mais il y avait quand même un film, et ce qu'on y trouvait était une échappée sur un ailleurs, une fenêtre qui s'ouvrait et faisait circuler un peu d'air. Ensemble mais seuls dès que la projection commençait, on s'évadait dans des secrets d'autant plus délicieux qu'en apparence tout était également offert à chacun, mais qu'en réalité on avait le sentiment d'y goûter égoïstement. Et presque cinquante ans après, on se dit que si, ces années-là, il n'y avait pas eu de Familial Condé et si l'on n'y était pas passé par la case de ces films oubliables, on aurait peut-être raté plus tard ses rendez-vous les meilleurs avec le cinéma…
Voir aussi ici.
Si je crois me souvenir que la salle du Familial Condé, enchâssée dans un immeuble bourgeois, était plus large que longue, la vision qui m'en revient sans réfléchir est celle, avant que la séance ne commence et que l'obscurité ne se fasse vraiment, d'un écran couvert de publicités pour les commerçants et artisans du quartier, un patchwork de "réclames" agencées en vignettes accolées. Je les revois comme manuscrites et calligraphiées — guère plus à chaque fois qu'un nom et une adresse, parfois un téléphone —, avec l'impression vague aussi qu'elles auraient pu être tracées à la peinture phosphorescente… mais peut-être pas ? Et tracées sur quoi ? Sur un deuxième écran dont, en s'enroulant sur lui-même, la lente remontée aurait remplacé l'ouverture d'un rideau rouge ? Ou bien s'agissait-il de la simple projection d'une diapositive ?
Ce dont je suis certain, c'est que nous arrivions toujours en avance pour être sûrs de pouvoir occuper le premier rang du balcon mais, oublié la cadre, de quoi s'agissait-il ? D'un de ces endroits où la programmation alignait en vrac un tout-venant de cinéma familial et paroissial, là où l'on pouvait voir, plusieurs semaines après leur sortie dans de plus grandes salles du centre-ville, Fernandel dans "Don Camillo en Russie" et de Funès dans "Les Grandes Vacances" ou "Le Grand Restaurant". On prenait et regardait ce qui était programmé, on ne venait pas vraiment pour un film particulier dont, de toutes façons, on ne parlait guère ensuite, on était là pour une sortie, comme d'autres jours on allait au zoo. Mais il y avait quand même un film, et ce qu'on y trouvait était une échappée sur un ailleurs, une fenêtre qui s'ouvrait et faisait circuler un peu d'air. Ensemble mais seuls dès que la projection commençait, on s'évadait dans des secrets d'autant plus délicieux qu'en apparence tout était également offert à chacun, mais qu'en réalité on avait le sentiment d'y goûter égoïstement. Et presque cinquante ans après, on se dit que si, ces années-là, il n'y avait pas eu de Familial Condé et si l'on n'y était pas passé par la case de ces films oubliables, on aurait peut-être raté plus tard ses rendez-vous les meilleurs avec le cinéma…
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jeudi 11 avril 2013
mercredi 10 avril 2013
mardi 9 avril 2013
mercredi 3 avril 2013
lundi 1 avril 2013
Lost in highway
Plus d'une heure déjà que tu roules, et la seule chose dont tu sois certain, c'est que tu n'as plus la moindre idée d'où tu peux te trouver maintenant. Tout avait pourtant l'air simple, il suffisait de refaire à l'envers le chemin qui t'avait conduit de Westwood Village à la Vallée, l'enfilade de l'US-405 et de la Route 101 devenant celle de la Route 101 et de l'US-405, et voilà. Mais quelque chose a dû t'échapper, tu as réalisé, longtemps après que tu aurais dû t'y trouver, que tu n'étais pas sur l'US-405, alors tu as essayé de revenir en arrière, mais va faire demi-tour sur une autoroute à six voies... Pour t'être intéressé jadis à la théorie du chaos, tu ne sais que trop qu'il peut suffire de trois bifurcations au petit bonheur pour tout oublier des conditions initiales d'un trajet et se retrouver n'importe où. N'importe où, tu y es, et comprendre pourquoi ne te dit pas comment en sortir. Il fait nuit depuis longtemps mais la circulation est toujours aussi dense, ininterrompue, rapide. Ne serait-ce que pour pouvoir t'arrêter et regarder un plan, tu guettes des sorties qui semblent ne pas exister ou qui se dérobent, leur image fugitive disparaissant alors que, canalisé par les files serrées qui t'entourent, il est déjà trop tard pour t'en extraire. Tu as cru à plusieurs reprises trouver une échappatoire mais c'était à chaque fois une bretelle renvoyant sur un autre highway, une remise en jeu immédiate, pour une nouvelle partie, de la petite balle de flipper que tu as l'impression d'être devenu. C'est comme si le réseau autoroutier avait sa vie propre, comme s'il était plaqué sur une carte grandeur nature de la ville mais qu'il en était distinct, comme si les deux existaient en des strates qui se superposent mais ne communiquent pas. Tu sais qu'il faudrait aller vers l'Ouest, vers l'Océan, mais les destinations qui te sont offertes parlent de Nord ou de Sud. De temps en temps, tu vois écrit un nom qui te dit quelque chose, San Bernardino, Riverside, mais pas moyen de savoir si tu t'en approches ou si tu es déjà allé trop loin, et tu te prends à regretter d'avoir snobé l'option GPS lorsque tu as récupéré la voiture de location à l'aéroport. Tu trouves enfin une sortie qui débouche sur quelque chose ressemblant, sinon à une rue, du moins à un grand axe. Tu t'arrêtes au premier feu et tu te plonges dans une carte à la lumière du plafonnier, mais tout est écrit si petit qu'il y a peu de chances que tu puisses y trouver trace du croisement où tu te trouves. Alors, tu roules encore, au hasard, vers ce qui abriterait un peu d'activité humaine. Tout est fermé, pas trace d'âme qui vive. Paysage de banlieue déserte avec, de temps en temps, un rideau de fer baissé sur un restaurant asiatique, un garage ou un entrepôt. Il y a longtemps que tu as coupé la radio, cette radio qui t'a sans doute distrait et fait rater le changement de direction par lequel tout aurait été si facile. Tu roules maintenant en silence, dans des rues désertes à l'éclairage aussi chiche que sporadique. Tu sais que personne ne t'attend ce soir à l'hôtel et tu te sens seul. Tu repenses à ta première fois à L.A., celle où un taxi vous avait déposés, M.H. et toi, devant un hôtel minable du downtown. Excitation d'être là et déception mélangées. Tu te retrouves maintenant à errer dans des banlieues improbables et tu reconnais quelque chose de ce sentiment mêlé. Tu te sais étranger à tout cela mais pas tout à fait, et tu réalises aussi que tu peux être étranger jusqu'à la perception même que l'on peut avoir de toi en voyage. Il y a quelques jours, tu as eu une impression bizarre lorsqu'un type à la recherche d'une cigarette vous a hélés, N. et toi, d'un "you and your beautiful wife". N. avec qui tu voyages ces jours-ci en "co-worker" et qui pourrait être ta fille... Tu es seul et, de temps en temps, tu crois voir des ombres passer, mais tu sens confusément qu'une rencontre ne serait pas nécessairement la bienvenue (tu y repenseras plus tard en lisant Tom Wolfe). Tu sais bien que la seule solution est de continuer à rouler, alors tu repars. De tours en détours, tu arrives à proximité d'une autoroute, une encore, enjambant l'avenue sur laquelle tu te trouves. Quitte à rouler à l'aveuglette, tu aimerais bien y accéder, histoire d'aller enfin quelque part, mais ce que tu prends pour l'entrée tombe sur un cul-de-sac, une barrière de béton bloquant la voie au pied d'un immeuble aux fenêtres toutes éteintes sauf, ironique, une. Une deuxième tentative te ramène sous le pont, à l'exact endroit où tu étais il y a quelques minutes mais à la différence près, minime en d'autres temps mais notable en cet instant, qu'une voiture de patrouille y est désormais stationnée. Tu t'arrêtes et te diriges vers elle. Lorsqu'il éclaire sa carte pour t'indiquer ton chemin, tu ne peux t'empêcher de remarquer que le cop côté passager tient sa lampe comme dans les séries américaines, "à l'envers", braquant vers le bas le cône de lumière de la torche qu'il tient bien verticale, comme une canette à ne pas renverser. La radio de service grésille et le conducteur mâche son chewing-gum en t'ignorant. Casquettes à visière, lunettes noires, chemisettes. Reality show. Aucun des deux flics n'a la moindre idée d'où est UCLA où tu voudrais retourner, mais on te griffonne sur un post-it un itinéraire vers Santa Monica : d'abord tout droit, puis à droite vers l'hôpital (juste après les travaux), ensuite la voie rapide et encore tout droit. Tu es bientôt sur Wilshire Blvd, interminable succession de feux et de croisements, de motels et de restaurants réapparus comme par enchantement, et tu te retrouves en moins d'une heure en terrain connu. Comme s'il ne s'était rien passé, la circulation redevient difficile vers l'arrivée. La soirée passée chez A. te semble bien lointaine.
vendredi 29 mars 2013
Notes (15)
Au début de Journal de France, le film de Claudine Nougaret et Raymond Depardon, on voit ce dernier patienter jusqu'à ce que le champ soit libre de tout passage, de toute voiture, de tout piéton, avant de pouvoir déclencher. Il s'agit d'une scène urbaine pourtant mais d'une scène souhaitée vide, en partie pour l'excuse technique du temps de pose nécessaire —long d'une longue seconde — et du flou garanti qui en résulterait.
Une autre possibilité serait, en diminuant la sensibilité, d'augmenter bien davantage la durée de l'exposition, laissant au temps qui passe le soin de séparer ce qui ne bouge pas de ce qui est éphémère, l'un se renforçant par l'insistance têtue de son immuabilité et l'autre se dissolvant dans le brassage de ses trajectoires changeantes, retrouvant ainsi quelque chose de la photographie des origines. Paris désert (ou presque) de Daguerre, rendu tel par la technique quand bien même les boulevards grouillaient de monde. Paris désert d'Atget aussi mais, plutôt que par nécessité, peut-être déjà davantage par un choix qui fera son chemin jusqu'à aujourd'hui.
On pourrait dire que photographier l'immobile est une façon de distendre le temps, de rendre à l'image montrée la possibilité que son élaboration même s'inscrive dans une temporalité indéfinie. Une scène photographiée aura toujours cela de différent de la peinture ou du dessin qui pourrait en être fait que c'est, spatialement, dans la simultanéité qu'elle se met en place. Là où le geste du peintre est une trajectoire d'espace-temps, la pellicule s'impressionne dans sa globalité.
Que la photographie ait commencé sous le signe de très longues expositions, la rendant en cela moins irréductible à des productions d'images plus conventionnelles, a peut-être favorisé son acceptabilité.
jeudi 28 mars 2013
mercredi 27 mars 2013
mardi 26 mars 2013
lundi 25 mars 2013
dimanche 24 mars 2013
samedi 23 mars 2013
mercredi 20 mars 2013
Vérification de la porte opposée (6)
L'Eldorado que j'ai connu, ce n'était déjà plus l'ancien music-hall à l'italienne reconverti en "salle de l'élite du cinéma" et pas encore ce qui allait devenir le théatre de Bruno Boëglin. C'était juste un cinéma de quartier déjà désuet, où l'on m'emmenait parfois le jeudi, "en matinée". Plus tard, il m'est arrivé d'y retourner, retrouvant une salle en roue libre et un public toujours plus clairsemé entre l'orchestre et le premier balcon. Tristesse bien sûr lorsque l'Eldorado a été démoli, mais d'une salle comme celle-ci, que regrette-t-on vraiment ? L'Eldorado, c'était peut-être comme le Paris de Ferré, c'était peut-être surtout une idée…
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mardi 19 mars 2013
dimanche 17 mars 2013
vendredi 15 mars 2013
Vérification de la porte opposée (5)
Lyon, 14 mars 2013
Les souvenirs d'enfance, les vrais… École primaire, plumes qui crissent et encre violette, blouses et tableau noir, toute cette imagerie convenue dont on sait qu'elle est cliché mais dont on a beau faire, elle a signé nos années 60.
Donc, d'abord une école de quartier — classe unique, presqu'une école de village — et ensuite, de la 7ème à la terminale, le grand externat de l'autre côté du fleuve, le "Petit Collège" et le "Grand Collège" (comme on disait alors… je n'aurais jamais été au "lycée"). Pour une raison qui m'échappe encore, je n'y suis inscrit qu'en cours d'année, à la rentrée de janvier, et le premier souvenir qu'il m'en reste est celui de cette descente en rangs dans des escaliers sombres et bruyants où, à la faveur du dégagement offert par le palier d'un étage, la maîtresse me prend à part pour, entre autres questions, me demander ce que j'ai eu comme cadeau pour Noël. L'accueil dubitatif réservé à ma réponse ("Quelle drôle d'idée d'offrir un appareil-photo à un enfant…") est doublé d'une crispation légère qu'exacerbe encore davantage chez elle mon aveu d'en avoir fait la demande. (De l'origine peut-être d'un jardin si longtemps gardé secret ?)
Et le temps qui spirale et qui, par des hasards qu'il serait facile de croire qu'ils n'en sont pas, me ramène au tout début des années 70 au premier étage de cette même école que j'avais quittée 6 ou 7 ans plus tôt, cette fois dans la grande salle qui sert de ciné-club aux heures creuses où le Cinéma Saint André (devenu un temps Le Raimu, mais était-ce bien la même salle ?) est fermé à son public paroissial et familial. J'ai déjà dit ailleurs deux mots de ces séances aux "inévitables tentatives plus ou moins concluantes de débats post-projection, animées par un prof comme il se doit barbu" et évoqué "le souvenir surtout d'y avoir vu "Tante Zita" de Robert Enrico, film dont j'ai tout oublié hors la présence lumineuse de Joanna Shimkus...".
Le temps a passé et les révolutions se font plus lointaines qui, tangentant l'air de rien des fragments d'espace que l'on a jadis arpentés, font affleurer à la surface des souvenirs ces petits picotements d'émotions qu'on pensait avoir oubliés.
Au fond de la cour d'une école primaire de quartier, il y a toujours un escalier de fer qui monte au premier étage, mais je ne sais pas si j'ai envie de savoir ce qu'il y a derrière la porte à laquelle il conduit.
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mercredi 13 mars 2013
mardi 12 mars 2013
Vérification de la porte opposée (4)
Lyon, 12 mars 2013
Double peine rue du Dauphiné. Au 131, le Magic a depuis longtemps été remplacé par un garage dont les jours semblent à leur tour comptés. Juste à côté lui a survécu au 133 un bar Le Cinéma qui en a gardé quelque temps la mémoire avant de fermer à son tour. Le projecteur aux oreilles de Mickey va bientôt disparaître. C'moche.
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dimanche 10 mars 2013
vendredi 8 mars 2013
jeudi 7 mars 2013
Vérification de la porte opposée (3)
Lyon, 5 mars 2013
L'impasse Saint-Polycarpe est si étroite et l'idée d'y trouver un cinéma était si saugrenue que le programme était placardé à l'angle de la rue Saint-Polycarpe, à cinquante mètres au moins de la salle.
Le Cinéma — au nom si simple qu'aucun autre cinéma n'avait semble-t-il songé à le prendre — entrait dans cette catégorie que l'on appelait "Art et essai". Films d'auteur, des fois déconcertants (je me souviens d'en avoir découragé certains du cinéma allemand après les avoir entraînés voir "La mort de Maria Malibran" de Werner Schrœter — ce devait être vers 1975), rétrospectives (faire découvrir "Pierrot le Fou" à L. et M.), programmations parfois militantes.
Les portes du Cinéma sont aujourd'hui closes, mais la salle quasi-cubique — à l'écran si haut placé que, même assis tout au fond (soit en gros à la sixième rangée), on avait l'impression, regard levé à s'en tordre le cou, d'être au premier rang — existe peut-être toujours à l'identique, ses sièges de bois à rabat couverts de la même poussière que celle qui obscurcit les vitres de l'entrée donnant sur la cour, à travers lesquelles on aperçoit en s'approchant ce qui reste d'un endroit qui semble s'être endormi sans avoir encore vraiment disparu.
Voir aussi ici.
Erratum (18 mars 2013) — Plus d'affiche sur la rue pour annoncer le programme, plus d'enseigne, une porte désespérément fermée les quelques fois où je m'aventurais encore dans l'impasse où il se terrait… je pensais que Le Cinéma avait fini par tirer sa révérence mais, non, il projette encore ! Mea culpa pour ce billet au pessimisme mal venu, on peut être étranger dans sa propre ville…
mercredi 6 mars 2013
Vérification de la porte opposée (2)
L'Entracte,
Lyon, 4 mars 2013
Deux ouvertures horizontales en milieu de façade, deux "lumières" au format panoramique qui étaient autrefois les fenêtres de la cabine de projection, c'est tout ce qui — vu de l'extérieur — reste de l'Oasis et signe sa présence. On imagine quelque chose de similaire à l'intérieur, une autre fenêtre rectangulaire mais tournée vers l'écran, le regard ne pouvant s'empêcher de s'attarder sur sa lumière dansante lorsqu'on se retourne vers elle en tournant la tête depuis la salle.
L'entre-deux du magicien et de sa lanterne, comme un sas entre deux mondes.
De l'autre côté de la rue, juste en face, le bar-café-restaurant s'appelle L'Entracte. Décor rustique de crépi et de bois, bibelots et étains, quelque chose des années 70 qui aurait survécu aux années 80. À côté de la porte d'entrée, face au bar et occupant la moitié de l'espace, un baby-foot Bonzini. Aux murs, une série de gravures illustrant les sept péchés capitaux côtoie quelques affiches de films classiques, encadrées, petit format et semblant là presque par devoir.
Voir aussi ici.
lundi 4 mars 2013
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