vendredi 25 mars 2011

Dans la ville silencieuse (2)

Texas, mars 2010

Oui, le silence. Celui d'un dimanche matin un peu fantôme, où l'on traverse sans bruit des petites villes, sans âme qui vive, à la recherche de quelque chose d'ouvert où prendre un petit-déjeuner. J'ai perdu le nom de l'endroit mais je me souviens de ce café familial dont on aurait pu croire — tant il était discret — qu'il cherchait à se faire oublier, déniché comme toujours à la grappe de voitures garées devant sa façade. Juste une petite parenthèse de vie, aussitôt refermée dès qu'on laisse se rabattre derrière soi la porte en repartant, et retourner au silence le tintement du carillon de l'entrée sous un soleil déjà haut.

jeudi 24 mars 2011

Cafés (18)

Lyon, janvier 2011

mercredi 23 mars 2011

mardi 22 mars 2011

Austerlitz

Paris, 22 mars 2011

dimanche 20 mars 2011

Les preuves du hasard (7)

Saint-Just-en-Chevalet, 20 mars 2011

samedi 19 mars 2011

19 mars

Paris, 12.10 2008

La photo est un peu floue, mais le souvenir tranchant.

vendredi 18 mars 2011

Passerelles (44)


Si passerelle (facile...) il y a, c'est surtout prétexte à aller voir du côté de Magdi Senadji.

mercredi 16 mars 2011

Bonheurs en petite monnaie (9)

Paris,
15 mars 2011

La réunion s'est achevée un peu avant 18 heures et mon TGV est à 19h24.
De Palais-Royal à Gare de Lyon, la ligne 1 passe par Saint-Paul, excellente opportunité pour aller voir l'exposition "Hervé Guibert, photographe" à la Maison Européenne de la Photographie.
Fermée le mardi, mauvaise pioche...
Retour à la station de métro, envie de photo. Cent mètres à peine dans la douceur d'un soir presque printanier, regard papillon, fragments de beauté instantanée...
Un couple passe, l'impulsion d'une photo volée, comme une évidence et une revanche.

mardi 15 mars 2011

Chambres d'hôtel (50)

Dallas (TX),
17 mars 2010

Même au Texas, il arrive qu'il pleuve. Par la fenêtre à guillotine de la chambre, on voit se perdre dans la brume les terrasses des immeubles d'en face, et, allongé sur le lit les yeux au plafond, on peut compter les rares voitures qui passent au crescendo-decrescendo du chuintement de leurs pneus sur la chaussée détrempée.
On ne l'avait pas choisi pour cela, mais il se trouve que l'Hotel Lawrence est à deux pas de Elm Street, celle-là même qu'une longue limousine emprunta un jour ensoleillé de novembre 1963. Et on se prend à penser que celle-ci n'aurait sans doute pas été décapotée ce jour-là s'il avait fait alors le temps d'aujourd'hui...

lundi 14 mars 2011

Route 19

Texas, mars 2010

dimanche 13 mars 2011

Vacant building

Dallas (TX),
mars 2010

samedi 12 mars 2011

vendredi 11 mars 2011

Fenêtres sur Tokyo (2)

National Institute of Informatics,
Tokyo, octobre 2010

jeudi 10 mars 2011

mercredi 9 mars 2011

Louvre-Rivoli (2)

Paris, 8 mars 2011

mardi 8 mars 2011

Louvre-Rivoli

Paris, 8 mars 2011

Vert, blanc, rouge

Confiteria London City,
Buenos Aires, août 2010

lundi 7 mars 2011

Cafés (17)

Mercato San Lorenzo,
Florence, juillet 2007

samedi 5 mars 2011

Prosper

Madrid, octobre 2008

jeudi 3 mars 2011

Cafés (16)

Madrid,
octobre 2008

mardi 1 mars 2011

Chambres d'hôtel (49)

Amadeus Guest House,
Glasgow,
août 2009

lundi 28 février 2011

Chambres d'hôtel (48)

Palenque, août 1983

Tu es malade. Tu as dû manger ou boire quelque chose qu'il ne fallait pas et, tout à l'heure, tu as juste eu le temps de dire que ça n'allait pas très bien avant de tomber dans les pommes au milieu du restaurant. Il y avait par chance un médecin dans la salle et, d'un coup de jeep, tu t'es retrouvée dans un dispensaire en quelques minutes. Il fait trop chaud, l'endroit n'est pas vraiment hospitalier (ou plutôt, il l'est trop…) et tu as hâte de rentrer à l'hôtel. La chambre n'y est guère plus fraîche mais c'est là que tu préfères te reposer. Les pilules qu'il faut attendent ton réveil sur la table de nuit. Je te regarde dormir. On restera quelques jours de plus que prévu.

dimanche 27 février 2011

Amériques (27)

Orlando (FL), avril 2001

samedi 26 février 2011

vendredi 25 février 2011

New York (10)

New York (NY), octobre 1986

jeudi 24 février 2011

lundi 21 février 2011

Retiro

Buenos Aires, 28 août 2010

dimanche 20 février 2011

Amériques (26)

Crockett (TX),
15 mars 2010

Pas grand monde à Crockett, Texas, ce lundi matin. Alors que je traverse la place centrale, il s'adresse à moi avec quelque chose comme "Hey, on dirait que vous venez de loin !". Je lui réponds qu'en effet et lui demande si cela se voit donc tant, avant même que j'ouvre la bouche. "Pas difficile,"répond-il, "je vous ai vu vous garer et j'ai repéré la plaque". Petite explication sur la voiture de location immatriculée en Californie, étonnement plus grand encore : "France, waouh ! Moi, j'ai grandi du côté de Los Angeles, et je trouve que c'est déjà pas mal trop loin d'ici, alors la France... Des fois j'aimerais bien être encore en Californie mais, bon, maintenant je suis là, c'est la vie..."
— "Belle moto !"
— "Ouais, belle moto…"
— "Une photo ?"
— "OK".

vendredi 18 février 2011

Blow up in the city

Lyon,
18 février 2011

jeudi 17 février 2011

Passerelles (41)

 Minneapolis (MN), août 1988

Las Vegas (NV), avril 2008

mardi 15 février 2011

Le ciel au-dessus de Buenos Aires (2)

San Telmo, Buenos Aires, août 2010

lundi 14 février 2011

dimanche 13 février 2011

New York (8)

New York (NY), avril 1988

samedi 12 février 2011

Photos que l'on aurait pu prendre (17)

Fouras, juillet 2003

À la revoir aujourd'hui, je ne peux m'empêcher de penser que cette photo a été prise une petite seconde trop tôt, mais je ne saurais jamais jusqu'à quel point celle que j'aurais pu prendre en attendant cette seconde aurait été différente…

vendredi 11 février 2011

mercredi 9 février 2011

Cafés (15)

Caffè Florian,
Venise,
novembre 1985

lundi 7 février 2011

jeudi 3 février 2011

mercredi 2 février 2011

mardi 1 février 2011

Passerelles (40)

Quai de Conti,
Paris,
1er février 2011

Une passerelle vers une autre, en passant vers celle des Arts…

samedi 29 janvier 2011

Les sentiers qui bifurquent

Les Houches,
septembre 2010

vendredi 28 janvier 2011

Cinéma, Cinémas (20)

Tokyo,
octobre 2010

En lisant "Le Lièvre de Patagonie" de Claude Lanzmann (avec, par-dessus mon épaule, l'ombre de MDA, mais c'est une autre histoire…), je tombe sur ce passage : "[...] il y a à Tokyo, dans le quartier des yakuzas, les mafieux japonais, une boîte de nuit étroite et sombre qui s'appelle "La Jetée", en hommage au film de Chris, où m'attend, sur une étagère du bar, une bouteille de Chivas Regal, marquée à mon nom. J'ai dû, un soir, l'acheter à la tenancière, elle fait désormais partie du décor."
Peut-être l'ai-je vue sans la voir, cette bouteille ? Ce que je sais, c'est que, parlant de Wim Wenders avec la même tenancière, celle-ci m'a fait remarquer sans façons que la bouteille de vodka qui était juste devant moi était précisément la sienne…

jeudi 27 janvier 2011

Passerelles (39)

Lyon, 26 janvier 2011

Face-à-face inattendu avec un petit air de là-bas

mardi 25 janvier 2011

Chambres d'hôtel (47)

Kanap (UT), avril 2008

La chambre 125 du Parry Lodge de Kanap (Utah) s'enorgueillit d'avoir accueilli en habitué Ronald Reagan lorsqu'il était acteur, et c'est à la chambre 113 (vue sur jardin) de l'Hôtel des Voyageurs que, tous les soirs, Monsieur Machin nous joue sa Polonaise (S. Reggiani)...
Parfois les chambres d'hôtel, interchangeables et impersonnelles pour le voyageur de passage, basculent dans la singularité, et il en est même, occupées à l'année, qui peuvent se rigidifier en des refuges plus immuables qu'un appartement ou une maison à soi.
Souvenirs lointains de ces hôtels pour routards — à New York, Los Angeles ou Orlando — dont le lobby voyait passer le soir des silhouettes fantômatiques en robe de chambre, ombres glissant de l'escalier au distributeur de canettes en vous ignorant, présences quasi-statiques que l'on retrouvait plus tard dans l'entrebaillement d'une porte en allant prendre possession très temporaire d'une chambre dans les étages, observateurs immobiles vous dévisageant alors longuement, marquant leur territoire de cette familiarité avec les lieux que vous n'aviez pas ni n'auriez jamais, votre regard entrant malgré vous par cette porte entrouverte dans une intimité à la fois volée et offerte.

lundi 24 janvier 2011

Chambres d'hôtel (46)

Boothbay (ME), juillet 2002

Je me souviens qu'il pleuvait des cordes et que la nuit était déjà tombée lorsqu'on avait enfin pu trouver ce motel pas encore plein. Allez savoir pourquoi, les fauteuils jumeaux de l'entrée m'avaient de suite fait penser à des pantoufles. Deux pantoufles culottées par les ans, dans lesquelles on se glisserait comme on pourrait s'installer dans la vieillesse, petit pincement fugace sans doute bien étranger aux enfants qui se réjouissaient d'être arrivées quelque part et surtout d'avoir une chambre rien que pour elles...

dimanche 23 janvier 2011

"Gens du 26" (Photos que l'on aurait pu prendre (16))

Lyon,
janvier 2011

L'appartement était au premier étage du 26 de la rue V. mais, pour tout le monde, c'était "le 26". Avant, après, voire pendant les cours, on y venait pour étirer le temps en faisant parfois semblant de vouloir refaire le monde. Faute encore de téléphones portables, on trouvait un mini-carnet et un crayon pendus à la sonnette de la porte d'entrée pour laisser un message lorsqu'il n'y avait personne (l'allée sur la rue était toujours ouverte, pas de digicode non plus).  Chacun avait — à des degrés divers — ses habitudes "au 26", passant juste ou s'y incrustant. 
C'était avec une sœur et une cousine que S. vivait là ses premières années d'étudiante mais, qu'on se l'avoue ou non, c'était surtout pour elle que l'on venait : S. dans son rocking-chair de récupération, jambe repliée serrée contre elle, S. aux pulls trop grands sur des chemises de grand-père, S. appliquée à rouler des cigarettes ultra-fines en plissant les yeux, S. au regard de myope n'aimant pas les lunettes... S. n'était pas libre mais on faisait avec et, entre amitié et confidences, on savait qu'il s'agissait d'autre chose.
On était bien d'être ensemble, autour de S., et on ne ressentait pas plus que cela le besoin d'en fixer le souvenir. C'était un temps sans photos et je n'ai pas une seule image des "gens du 26", du moins "au temps du 26". Je continue de voir quelques-uns d'entre eux et il m'est arrivé parfois de croiser plus ou moins par hasard la route de certains autres, mais S. a un jour changé d'amours et j'ai depuis perdu sa trace.