samedi 31 juillet 2010
vendredi 30 juillet 2010
jeudi 29 juillet 2010
mardi 27 juillet 2010
Photos que l'on aurait pu prendre (13)
Quand bien même, jupe blanche corolle et petite veste bleue pimpante, elle habille ses quinze ans comme pour une sortie shopping en ville, couper à travers champs lui évite un long détour pour rejoindre la ferme où l'attend sa copine.
C'était il y a une semaine environ. Ne manque, sur la photo prise aujourd'hui, que son apparition.
mercredi 21 juillet 2010
samedi 10 juillet 2010
vendredi 9 juillet 2010
Passerelles (26)
Peut-être est-ce parce que l'École des Beaux-Arts était à deux pas que le mur graffité au bout de la rue Neyret fait penser à un Cy Twombly ?
jeudi 8 juillet 2010
Photos que l'on aurait pu prendre (12)
Prendre le métro m'offre des sentiments contradictoires. Je ne demande rien à la réalité, mais la réalité s'impose à moi en offrant à mon regard ses propres démultiplications. Et le métro, qui les exacerbe, m'en tient captif.
La fille à côté de moi est bras nus et je remarque au creux de son coude un sparadrap fixant une boule de coton. Elle vient sûrement de se faire faire une prise de sang, rendez-vous à jeun avant d'aller au boulot, pas de petit-déjeuner, peut-être un croissant en sortant du labo. Plus tard, elle retirera le sparadrap qui soulèvera la peau si le mouvement est précautionneux, puis un coup sec et ne restera qu'un point rose un peu plus foncé.
La fille à côté de moi, avec son sparadrap au creux du coude, n'est qu'un exemple. J'aurais pu tout aussi bien parler de cette vieille dame un peu voûtée à qui plusieurs offrent leur place assise, madame, madame, asseyez-vous, mais non ce n'est pas la peine je descends à cet arrêt. Et elle reste debout dans la travée, je vois ses cheveux blancs par au-dessus lorsqu'elle passe devant moi, elle sort à petits pas, les portes se referment.
Ou encore de ces petits signes qui brouillent l'idée qu'on se fait des gens en les voyant trop vite. Le diamant minuscule que je remarque, lorsqu'elle se retourne, sur l'aile du nez d'une fille au regard très doux. Le tatouage qui apparaît au bas du dos de cette quadragénaire à l'allure si classique — chignon, chemisier et pull-over — lorsqu'elle se penche pour fouiller le sac entre ses pieds.
Où que se pose mon regard, quelque chose l'accroche, parfois l'accapare. À trop se laisser prendre, tout mérite attention, à tout instant. Pas une seconde sans qu'une photographie potentielle ne se donne à voir. Sans parler de la vie qui va et dont la seule permanence est l'évidence de son propre changement, la matérialité même du monde décline des horizons inépuisables.
Lorsque je prends le métro, mon regard s'y perd. J'imprime mentalement un flux continu d'images qui n'existeront jamais comme preuve arrêtée d'une perception pourtant bien réelle, et je me demande où pourrait se situer la singularité de l'une ou l'autre de ces images. Petit à petit, la frontière se brouille pour moi entre ce qui mériterait d'y porter intérêt et un tout-venant qui serait à ignorer.
Quel sens à enregistrer, recopier et dupliquer la totalité du monde ?
La fille à côté de moi est bras nus et je remarque au creux de son coude un sparadrap fixant une boule de coton. Elle vient sûrement de se faire faire une prise de sang, rendez-vous à jeun avant d'aller au boulot, pas de petit-déjeuner, peut-être un croissant en sortant du labo. Plus tard, elle retirera le sparadrap qui soulèvera la peau si le mouvement est précautionneux, puis un coup sec et ne restera qu'un point rose un peu plus foncé.
La fille à côté de moi, avec son sparadrap au creux du coude, n'est qu'un exemple. J'aurais pu tout aussi bien parler de cette vieille dame un peu voûtée à qui plusieurs offrent leur place assise, madame, madame, asseyez-vous, mais non ce n'est pas la peine je descends à cet arrêt. Et elle reste debout dans la travée, je vois ses cheveux blancs par au-dessus lorsqu'elle passe devant moi, elle sort à petits pas, les portes se referment.
Ou encore de ces petits signes qui brouillent l'idée qu'on se fait des gens en les voyant trop vite. Le diamant minuscule que je remarque, lorsqu'elle se retourne, sur l'aile du nez d'une fille au regard très doux. Le tatouage qui apparaît au bas du dos de cette quadragénaire à l'allure si classique — chignon, chemisier et pull-over — lorsqu'elle se penche pour fouiller le sac entre ses pieds.
Où que se pose mon regard, quelque chose l'accroche, parfois l'accapare. À trop se laisser prendre, tout mérite attention, à tout instant. Pas une seconde sans qu'une photographie potentielle ne se donne à voir. Sans parler de la vie qui va et dont la seule permanence est l'évidence de son propre changement, la matérialité même du monde décline des horizons inépuisables.
Lorsque je prends le métro, mon regard s'y perd. J'imprime mentalement un flux continu d'images qui n'existeront jamais comme preuve arrêtée d'une perception pourtant bien réelle, et je me demande où pourrait se situer la singularité de l'une ou l'autre de ces images. Petit à petit, la frontière se brouille pour moi entre ce qui mériterait d'y porter intérêt et un tout-venant qui serait à ignorer.
Quel sens à enregistrer, recopier et dupliquer la totalité du monde ?
lundi 5 juillet 2010
vendredi 2 juillet 2010
vendredi 25 juin 2010
jeudi 24 juin 2010
mercredi 23 juin 2010
mardi 22 juin 2010
lundi 21 juin 2010
dimanche 20 juin 2010
samedi 19 juin 2010
vendredi 18 juin 2010
jeudi 17 juin 2010
Cinéma, Cinémas (14)
Le cinématographe est né à cent mètres à peine, juste à gauche de cet écran qui renaît chaque année au dos du monument à la mémoire des frères Lumière lorsqu'on tend la pierre d'un tissu blanc pour les séances de plein air de "l'Eté en CinémaScope". Je me souviens d'y avoir revu "Manhattan" et découvert "L.A. Confidential". J'ai d'ores et déjà coché pour "Gloria" la date du 24 août qui vient.
mercredi 16 juin 2010
mardi 15 juin 2010
lundi 14 juin 2010
dimanche 13 juin 2010
samedi 12 juin 2010
Blow up (1)
D'une photo on ne lit jamais tout. On lui demande même souvent qu'elle nous parle tout de suite, nous indique ce qu'il y a à en voir, et on ignore ou on se chagrine de ses à-côtés — on pourrait même en venir à vouloir les gommer. Mais ces détails fortuits, ces poussières de désordre, ces clinamen si ténus parfois qu'ils n'en perturbent même pas la lecture proposée, existent et portent la trace de quelque chose qui a existé. À leur manière, on pourrait même dire qu'ils témoignent d'un "infra-ordinaire" entre Perec et Richter, au sens où la dissolution dans l'anonymat du détail retourne à une forme d'universalité.
Début d'un voyage au fond des images...


Début d'un voyage au fond des images...


vendredi 11 juin 2010
jeudi 10 juin 2010
mercredi 9 juin 2010
mardi 8 juin 2010
lundi 7 juin 2010
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