mercredi 4 novembre 2009

Chambres d'hôtel (10)


Vienne, avril 2005

Lorsqu'on est en déplacement pour plusieurs jours de congrès, la chambre d'hôtel devient vite un bureau que l'on investit dès l'arrivée pour trouver où brancher l'ordinateur et essayer la connexion internet lorsqu'il y en a une. A l'Altwienerhof Hotel, pas encore de wifi en 2006, juste un poste fixe dans l'entrée où il faut attendre son tour si l'on veut tenter sa chance à l'heure du petit-déjeuner ou en début de soirée. Mais un coin salon dans la chambre 301, une table basse où quatre jours suffiront à entasser des papiers dont la plupart finiront à la poubelle et, juste en face, une télé que l'on allumera régulièrement pour vérifier que l'on n'a aucune envie de la regarder.

lundi 2 novembre 2009

Chambres d'hôtel (9)


La première fois que je suis allé à New York, c'était en août 81. Je me souviens des signes bleus qu'il fallait suivre pour prendre le JFK Express qui rejoignait le centre-ville, un train taggé à l'intérieur comme à l'extérieur, inlassablement arpenté avec armes et chiens par des flics de série télé fermant les portes à clé entre chaque station. Sans point de chute prévu, le Guide de Routard conseillait le YMCA du côté de la 42ème rue, pour la probabilité faible qu'il offrait qu'aucune de ses 1600 chambres ne soit libre. Chambre était un bien grand mot pour un réduit spartiate et vertical, éclairé par une ouverture grillagée à deux mètres du sol. Douches communes à l'étage, rondes de surveillance dans les couloirs, encore des chiens.

Les fois suivantes, une lecture plus approfondie du Guide du Routard m'a fait trouver l'Hotel Grand Union sur la 32ème rue, à deux pas de l'Empire State Building. Le patron était grec, pas regardant sur le taux d'occupation des chambres et toujours prêt à arranger des réservations de restaurant ou de taxi, toujours avec d'autres grecs.

Quelques années plus tard, l'hôtel a changé de propriétaire. Il a été refait et a peut-être même changé de nom. Je n'y suis plus retourné.

Je n'ai jamais photographié l'Hotel Grand Union...

vendredi 30 octobre 2009

Les preuves du hasard (1)

Lyon, rue Jacquard, le 16 février 2008

Ce n'est pas vraiment une question d'instant décisif mais, une heure avant ou une heure après, sans doute pas de photo.

Hasard bien sûr d'être à cet endroit-là à ce moment-là, mais hasard surtout d'une forme qui se crée malgré elle et dont le déploiement fait que l'on y "voit" quelque chose.

Le hasard, c'est aussi la possibilité, ténue mais pas nulle, qu'une forme d'ordre émerge d'une évolution erratique.

jeudi 29 octobre 2009

City lights (2)

Cardiff, le 2 septembre 2009

mercredi 28 octobre 2009

Amériques (1)

Nashville (TN), mai 2004

mardi 27 octobre 2009

Passerelles (4)

Musée du Quai Branly, 18 octobre 2009

Une parmi trois images ("Guerre Iran-Irak, Khoramshahr, 1980-1988") de Bahman Jalali, dans le cadre de l'exposition 165 ans de photographies iraniennes.

Si loin si proche du Cadillac Ranch d'Amarillo (TX)...

lundi 26 octobre 2009

Chambres d'hôtel (8)

Rennes, avril 2007

L'Hôtel Angélina surplombe le "quai" Lamennais et le parking que celui-ci longe en guise de cours d'eau. Le printemps qui vient d'arriver a dû prendre par surprise les gérants car la chambre est surchauffée. Me retournant après être allé ouvrir la fenêtre, je m'avise que le pull dont je me suis défait à la va-vite en entrant s'étale en travers du lit comme un grand oiseau échoué.




dimanche 25 octobre 2009

mercredi 21 octobre 2009

Mannequins (1)

Florence, 1986

Mannequins de cire de la collection anatomique du Musée de la Specola, écorchés aux poses alanguies ou martiales, simulacres et faux-semblants dont on découvrira plus tard (in Photographies, NRF 1993) les images prises par Hervé Guibert au début des années 80.

lundi 19 octobre 2009

Chambres d'hôtel (7)

Parana, novembre 1997

C'était à Parana, mais le nom de l'hôtel m'échappe. De l'impression qu'il m'en reste, la fenêtre donnait sur une rue piétonne aux larges dalles et l'immeuble était proche d'une place avec kiosque à musique. Sur la base de ces maigres indices, Google Maps me suggère, de lien en lien, que ce pourrait être l'Hotel Gran (quant au look années 70), à moins que ce ne soit l'Hotel del Sol (dont le nom ne me semble pas étranger).

Et ce souvenir diffus d'une chambre à courants d'air, le seul
que je crois en avoir gardé, l'aurais-je sans cette photo qui semble en porter la trace ?

dimanche 18 octobre 2009

Passerelles (3)

Paris, le 18 octobre 2009.
Exposition Photoquai sur le Quai Branly.

Instantané d'une discussion animée, dans une langue inconnue, autour d'une photo de Meng Jin ("Salon en ruine avec vue sur une statue anonyme", Série Chambre avec vue, 2000-2002).

S'agirait-il de la rapprocher de cette image vue il y a quelques mois sur le blog Vosphotos de Libération ?

mercredi 14 octobre 2009

Dans la ville blanche

Lisbonne,
février 2005

mardi 13 octobre 2009

lundi 12 octobre 2009

Chambres d'hôtel (6)

New Haven, avril 1988

Une chambre d'hôtel, c'est la mémoire évanouie de tous ceux qui nous y ont précédé, ceux qui se sont assis dans le même fauteuil pour lire à la lumière du même abat-jour avant de se coucher dans le même lit. Alors il suffit parfois d'une image dans un coin de la mémoire pour qu'une chambre à bow window dans le Connecticut laisse imaginer qu'on pourrait aussi bien être dans le Nevada, et que presque trente ans plus tôt...


dimanche 11 octobre 2009

Photos de métro (1)

Marseille, le 2 octobre 2009

On peut faire des photos de métro de bien des manières. En référence (lointaine mais prégnante) à Jacques Jouet à qui l'on doit l'invention des poèmes de métro, ceci est une photo de métro répondant à la contrainte d'une image (une et une seule) à prendre au cours d'un déplacement donné, ici la montée du grand escalator de la station de la gare Saint-Charles.

vendredi 9 octobre 2009

Photos que l'on aurait pu prendre (2)

2 juillet 2009 — Je m'étais posé sur une place où je ne vais d'habitude jamais, terrasse de café en attendant un rendez-vous de médecin. De-ci de-là des ingrédients possibles pour une photo, mais rien qui se mette vraiment en place. La façade qui me faisait face avait le crépi fatigué et des volets de bois à claire-voie qui lui donnaient un air d'Italie. Plusieurs fenêtres ouvertes, dont une au premier étage laissant voir contre un mur un tableau de facture un peu maladroite, ciel trop bleu en fond de décor d'une maison trop "canonique". Un autre cadre le surmontait et, à sa droite, un miroir dans une roue de gouvernail. J'aurais pu cliquer mais quelque chose me retenait, au-delà de la réticence à m'immiscer dans cette intimité à demi offerte au regard. Peut-être ce qui me pesait et me limitait dans mes allées et venues, mon vélo, mon sac plein de ces papiers toujours à lire, mon pull dont je ne savais s'il fallait le garder sur les épaules ou pas ?

9 octobre 2009 — Nouveau rendez-vous de médecin, retour sur la place. La fenêtre, dont on dirait que l'huisserie a été refaite, est maintenant fermée. En regardant bien, on aperçoit que le miroir-gouvernail est toujours là, mais plus rien de cette ambiance chargée qui attirait immanquablement le regard la première fois. Alors je prends quand même une photo de cette façade tout ce qu'il y a de plus banale, une image dont le seul intérêt n'est plus maintenant que de m'évoquer l'autre photo que j'aurais pu prendre.

jeudi 8 octobre 2009

Drive-in

Quelque part entre Québec et la Nouvelle Ecosse (?), été 2002

mercredi 7 octobre 2009

Chambres d'hôtel (5)


Chambre 3131, Imperial Palace (Las Vegas, avril 2008)

mardi 6 octobre 2009

Chambres d'hôtel (4)

Venise, novembre 1985

Pas de dilemme "argentique ou numérique" à cette époque, mais éventuellement l'alternative "Ilford HP5 ou Conté HB". Un temps de pose de quelques centièmes de seconde pour la première solution et de quelques minutes pour la deuxième, suffisamment pour laisser l'esprit papillonner tranquillement sur ce qu'on écrira plus tard...

"Repassant à l’hôtel avant d’aller dîner, tu t’es endormie toute habillée en travers du lit aux barreaux de fer. Ta jambe gauche est légèrement repliée, plissant le cuir de ta jupe et accentuant ton déhanchement. Tu as ton foulard Hockney en bandeau dans les cheveux mais, sous l’angora de ton pull gris à gros pois roses, c’est ton épaule droite que j’imagine, avec en son milieu une fossette creusée par la position de ton bras abandonné haut sur l’oreiller."


[extrait de Détails, texte non publié de 1994]

dimanche 4 octobre 2009

Passerelles (2)

San Diego, 6 janvier 2008

Lyon, 4 octobre 2009

vendredi 2 octobre 2009

n&b (6)

Théatre Toursky, Marseille, le 2 octobre 2009

Un presque noir et blanc naturel, fragment d'accrochage d'un superbe noir et blanc de Florence Grisoli.

jeudi 1 octobre 2009

New York (4)

Quelque part dans Chelsea, mars 2005

mercredi 30 septembre 2009

Chambres d'hôtel (3)

Nice, juillet 2007

Le propriétaire de l'Hôtel Villa Rose avait été clair au téléphone : s'arranger pour ne pas arriver entre 19h30 et 20h car c'était l'heure de promenade du chien de la maison et l'on trouverait porte close.
Mais — avait-il ajouté — une fois muni des deux sésames indispensables (la clé de la chambre et celle de la porte d'entrée qui surplombe d'une volée de marches le jardin aux deux palmiers), plus de problème pour aller et venir à son gré.

Peu de souvenir de cette chambre, si ce n'est que son papier-peint était semblable à celui des couloirs, et que la fenêtre ouverte pour un peu de fraîcheur ne laissait pas perdre grand-chose des allées et venues nocturnes sur l'Avenue de Bellevue.

dimanche 27 septembre 2009

Passerelles (1)

Lyon, octobre 2004

Casablanca, novembre 2007

vendredi 25 septembre 2009

Chambres d'hôtel (2)

Kissimmee (Floride), avril 2002

Est-ce parce qu'il s'appelle le Viking Motel que ses chambres distillent un ennui aussi glacial ? J'aurais préféré me poser au Gator Motel juste à côté, dont la moitié de la cour d'entrée est occupée par un crocodile en béton de 5 m de haut et 20 m de long, mais il était fermé. Et puis quoi ? Une fois entré dans la chambre aux deux grands lits jumeaux, c'est toujours un peu pareil avec les motels bon marché. Une odeur indéfinissable mais caractéristique, quelque part entre moquette et cigarette, une mini-savonnette sur une serviette rêche et minuscule, une télé accrochée haut dans le mur et qu'on allume machinalement. Cliché sans doute que le "motel blues", mais des fois pas si faux que ça...

jeudi 24 septembre 2009

n&b (5)

Université de Warwick, 24 septembre 2009

Le Département de Mathématiques et Statistiques de l'Université est flambant neuf, grands espaces lumineux et murs colorés, mais partout des tableaux noirs à l'ancienne et des craies blanches pour des discussions tâtonnantes dont on trouvera peut-être demain la trace bien mise en forme dans de nouveaux volumes qui s'ajouteront à ceux qui, juste à côté, derrière la vitre de la bibliothèque, consignent noir sur blanc et en silence tant de résultats déjà acquis.

mardi 22 septembre 2009

n&b (4)

Aéroport de Madrid Barajas, octobre 2008

Le poids de quoi ? des conventions ? Sous son uniforme de travail (costume bien noir sur chemise bien blanche), une silhouette massive pousse son chariot comme Sisyphe le ferait de son rocher, pour une journée toujours recommencée. Un peu plus loin, d'autres hommes en noir...

lundi 21 septembre 2009

Paysages intermédiaires (5)

Florence, juillet 1995

Le Palatino est arrivé à l'heure, et j'ai deux petites heures de transit avant de monter dans le car pour la Certosa di Pontignano, à côté de Sienne. Si l'image était sonore, on profiterait des annonces dans les hauts-parleurs de la gare, des klaxons à l'adresse des piétons préférant ignorer le passage souterrain et du vacarme réverbéré des bus et des scooters. On est pourtant vers midi, l'heure est un peu creuse et des ragazzi veillent avec nonchalance (mais professionnalisme) sur l'arrivée des touristes.

samedi 19 septembre 2009

Chambres d'hôtel (1)

Tampa, novembre 1983

Le Floridan est posé au milieu d'une zone peu hospitalière. Tout était désert lorsque j'y suis arrivé hier soir alors qu'il faisait déjà nuit, déposé par un taxi à qui j'avais demandé de me conduire à un hôtel bon marché du "centre-ville". Ma chambre est au 9ème étage et, si j'étais Olivier Rolin, je dirais — comme dans sa Suite à l'hôtel Crystal — qu'elle mesure approximativement 3 x 3 m, que la porte ouvre presque directement sur le lit situé à gauche de l'entrée, et qu'il faut se glisser entre celui-ci et la fenêtre à baïonnette pour atteindre une salle de bains aveugle et spartiate. Je dirais bien d'autres choses encore sur les détails de la chambre, de l'interrupteur en faïence à la moquette usée en passant par le couvre-lit côtelé mais en fait, si j'étais Olivier Rolin, je dirais plutôt que je suis au Floridan parce que c'est là qu'un certain Boris m'a fixé rendez-vous pour me donner enfin des nouvelles de Tatiana R., l'informatrice que je cherche vainement à retrouver depuis qu'elle a quitté l'organisation sans laisser d'adresse il y a bientôt un an. En attendant le coup de fil devant m'annoncer la présence de ce Boris que je ne connais pas dans le lobby de l'hôtel (mais pas avant midi s'il faut en croire la note griffonnée que m'aurait laissé le barman du Bluebird à Fort Worth), je tuerais le temps en fumant clope sur clope, laissant mon regard flotter et vagabonder entre la fenêtre ouvrant sur le ciel gris de novembre et la télé pourrie qui crachote en noir et blanc.

jeudi 17 septembre 2009

Espace vs. temps

Gare de Bruxelles-Midi, le 13 janvier 2009 à 18 heures

En attendant le Thalys pour Paris, quatre fragments synchrones d'un instant pas du tout décisif.

mercredi 16 septembre 2009

mardi 15 septembre 2009

Cent titres

Place des Tapis à Lyon, juillet 2008

Un clin d'œil au sempiternel débat ("titre ou pas titre") qui agite périodiquement le Landerneau du blog Vos photos de Libération...

dimanche 13 septembre 2009

Paysages intermédiaires (4)

Entre Mexico et Guanajuato, printemps 1996
"On voyage et on porte sur ce qui nous entoure un regard différent, que l’on n’a d’habitude chez soi qu’en se forçant un peu. Parfois ce regard plus aigu, on l’a quand même sans partir, et c’est un luxe que l’on s’offre et que l’on déguste en se reprochant confusément de le garder si rare. Mais que l’on change d’espace et c’est tout naturellement, presque malgré soi, une mise en perspective nouvelle qui se présente, un changement de repère autorisant la surprise partout, sans a priori ni retenue. On change d’espace, ou de point de vue sur un espace familier, et rien n’est plus directement acquis qui, parce que trop vu, trop connu, trop senti, s’échapperait des champs d’intérêt possibles. On change d’espace, et c’est aussi le temps qu’en fait on modifie, gommant la fausse évidence que l’on croyait connaître de la succession des instants et de la densité des heures.
Bien sûr des événements toujours nouveaux remplacent toujours d’autres événements mais, plus encore qu’eux-mêmes, qui peuvent être minuscules, c’est la façon dont ils s’enchaînent qui se met à prendre une épaisseur que l’on ne soupçonnait pas. L’idée, irréaliste, asymptotique, du pur instant peut alors exister, non comme un instantané factice qui gommerait l’avant et l’après, mais bien davantage comme un lieu de passage toujours renouvelé, un point de convergence chaque fois singulier pour une histoire, futile ou importante, dont on ne sait pas si elle a jamais commencé et si elle finira jamais.
On voyage et on comprend petit à petit que la vie qui compte se réfugie dans les interstices qui, lorsque le voyage n’est pas son propre but, font leur place entre les choses à faire et les plages de temps programmées. On traverse, en s’y attardant souvent plus que nécessaire, des lieux de transit qui ne sont à personne, cafés, restaurants, aéroports, avions, rues, écoles aussi, qui sont autant de passages. On côtoie furtivement des milliers de trajectoires qui nous resteront toujours étrangères, on en frôle quelques-unes qui, sans que l’on sache vraiment pourquoi, s’animent d’une singularité qui nous retient et nous touche, et la vie qui nous émeut le plus vibre souvent sous le geste le plus anodin, sous le détail le plus infime.
Fragments de liberté, mais aussi bouffées de solitude, on voyage et l’absence voyage avec nous, avec son cortège de souvenirs et la si douce mélancolie des bonheurs qui se sont enfuis."

[Préface à Détails, texte non publié de 1994]

vendredi 11 septembre 2009

Le positif du négatif

Le Pont Pasteur à Lyon, hiver 2007

J'ai vraiment basculé dans le numérique au début de l'été 2007. Depuis et jusqu'à très récemment, je n'avais plus pris une seule photo argentique. Si je viens de m'y remettre doucement (merci Lou pour la batterie aujourd'hui presqu'introuvable), c'est parce que je m'étais souvenu il y a quelques semaines qu'une pellicule était restée dans le Rollei 35SE, abandonnée avant d'avoir été terminée.
Emotion de la faire développer et d'y trouver quelques images (dont celle-ci) pour lesquelles on retrouve tout un petit artisanat de la lenteur et de la patience que l'on avait un peu vite oublié : dépoussiérage minutieux du négatif et, faute de pouvoir revenir au labo photo, scan Minolta (merci AP pour le pilote Mac OSX), puis re-dépoussiérage logiciel... Une bonne heure par image, mais un bonheur aussi !

jeudi 10 septembre 2009

Je ne me souviens plus


Au hasard d'une conversation où il était question de tout et de rien, C. lâche, à notre grand étonnement, qu'elle n'a de sa vie jamais pris une seule photo ! Repensant plus tard à ce commencement qui n'a jamais été (on a bien essayé de rattraper sur le champ l'affaire avec un téléphone portable mais, pour je ne sais quelle raison, la photo n'a pas été prise...), je me rends compte qu'il m'est tout à fait impossible d'identifier ma première photo. C'était bien sûr il y a longtemps (un Instamatic comme cadeau en classe de 7ème, au milieu des années 60), mais aucun souvenir de cette première photo qui a bien dû exister avant celles qui, plus tard, ont été datées et plus ou moins classées. Parmi les images les plus anciennes que j'ai pu retrouver (une bande de sept négatifs), il y a celles-ci, sans aucune idée ni des lieux ni des circonstances.
La photo c'est un peu de mémoire, mais il arrive que celle-ci en vienne à vivre sa vie de son côté, comme ces portraits de famille dispersés et ces photos de classe que l'on trouve sur les marchés aux puces.

mardi 8 septembre 2009

Paysages intermédiaires (3)

Dijon, le 7 septembre

Faisant face à la gare, l'Avenue Foch déroule 300 m d'hôtels et de snacks, de pizzerias et de restaurants chinois, de kebabs et de fast-foods.
Le rendez-vous avec les Ducs de Bourgogne sera pour plus tard.








lundi 7 septembre 2009

Les passagers de la pluie

Cardiff, le 3 septembre.

Dernières photos prises sur Queen St la veille du départ, à la fin d'une journée faite d'averses et d'éclaircies. Une journée en pointillés, comme un code à déchiffrer...