samedi 30 janvier 2010

vendredi 29 janvier 2010

jeudi 28 janvier 2010

Citations (8)

Florence,
juillet 1986

"Mais c'est leur coeur que j'entends, leur cœur qui bat... qui ne cesse de battre... Leur cœur qui bat... qui bat... qui bat..., qui bat..."

mercredi 27 janvier 2010

Photos que l'on aurait pu prendre (10)

Villard de Lans, septembre 2003

Des plateaux de verres en écho d'une autre réception et d'une photo que j'aurais aimé prendre. C'était au Palais de la Découverte en juin 2001 : en attendant que la grande salle se remplisse et que les officiels officient, les serveurs avaient un moment de répit et c'est ainsi que, dans une salle attenante vaste et vide si ce n'est quelques expériences de physique amusante, on pouvait avoir la vision fugitive d'un groupe en pantalons noirs et vestes blanches, tous penchés en ordre serré sur un mécanisme qu'ils jouaient le plus sérieusement du monde à faire fonctionner. Une image toute simple dont je ne sais pourquoi je ne l'ai jamais oubliée…

mardi 26 janvier 2010

lundi 25 janvier 2010

Amériques (8)

Venice Beach, novembre 2008

Parce qu'on est à deux pas d'Hollywood et que la lumière a un côté "nuit américaine", on pourrait croire un instant qu'un film se prépare et que le fauteuil est celui d'un réalisateur dont le nom serait inscrit sur l'arrière du dossier. Mais le pliant fatigué n'est que celui d'un vendeur de babioles qui, ayant replié son étal, s'apprête à passer la nuit sur place, gardant comme d'autres un bout de territoire sur l'avenue longeant la plage. Avenue qui, en moins d'une heure, aura troqué son effervescence bariolée de l'après-midi contre une tension sourde et pas très rassurante.

dimanche 24 janvier 2010

Bonheurs en petite monnaie (3)

Péloponnèse, avril 1987

Une terrasse presque vide avant la saison touristique. A en croire l'indice du quartier de citron restant dans l'assiette, sans doute un poisson grillé au menu. Et puis un verre robuste pour le vin qui cogne et l'indispensable paquet de Drum pour celle qui fumait encore à cette époque.
Retrouver cette photo "ordinaire" (qui, sans la précision "Péloponnèse" aurait pu être prise à beaucoup d'endroits), c'est comme remettre la main sur quelques drachmes au fond d'une poche ou d'un tiroir. De la petite monnaie que l'on ne peut plus changer, et c'est très bien ainsi car on n'a aucune intention de le faire.

samedi 23 janvier 2010

Passerelles (12)

Brasov, mai 1995

Madrid, octobre 2008

vendredi 22 janvier 2010

Citations (7)

Milan, novembre 2001

"Qu'importe, injures un jour se dissiperont, comme volutes Gitanes…"

jeudi 21 janvier 2010

Vélo, boulot, dodo (5)

jeudi 21 janvier 2010, 8h36

mercredi 20 janvier 2010

Chambres d'hôtel (29)

Dartmouth (NH), juin 2003

Dartmouth en vert et blanc. Le vert des pelouses parfaitement entretenues et le blanc des "fraternités" cossues aux abords du campus. Le vert aussi des frondaisons sous lesquelles se nichent les bâtiments de briques de l'Université et le blanc de la neige qu'on imagine sans peine, le temps venu, recouvrir de son silence feutré ce petit coin de l'Amérique aisée. Mais derrière cette façade lisse et comme il faut, le souvenir que c'est la même Dartmouth qui, bien peu déguisée, est le théâtre des excès des "Lois de l'attraction" de Bret Easton Ellis. Et derrière les apparences, un peu de cette ambivalence aussi dans la chambre du Hanover Inn où l'on me loge et dont on insiste à me vanter le luxe plutôt tape-à-l'œil du lit à baldaquin King Size.

mardi 19 janvier 2010

Si la photo est bonne…

vers Djerba, avril 1996

lundi 18 janvier 2010

Cinéma, Cinémas (4)

Bangalore, janvier 2002

Ce film ou un autre, je ne sais plus. Ce dont je me souviens nettement, c'est d'une salle immense, remplie à ras bord d'un public d'hommes particulièrement expansifs. Me revient ainsi en mémoire la standing ovation et la salve nourrie d'applaudissements lorsque — peut-être une demi-heure après le début de la projection — apparut lentement, à contre-jour dans l'encadrement d'une porte violemment rétro-éclairée et sur une musique appuyée, l'ombre de celui qui était visiblement "la" star attendue. Souvenirs plus vagues sinon d'une intrigue à la fois complexe et désespérément simple, faite d'alliances et de trahisons familiales, de fêtes somptueuses et de ruines, de romances mièvres et de violences gore. Et toujours et partout, sur l'écran comme dans la salle et à l'extérieur de celle-ci, lorsque l'interminable séance en deux parties m'aura rendu à la rue, le bruit et la foule.

dimanche 17 janvier 2010

Citations (6)

"Il faut qu’il y ait, dans les choses représentées, le murmure insistant de la ressemblance ; il faut qu’il y ait, dans la représentation, le repli toujours possible de l’imagination."
(M. F.)

"Je cherche en même temps l'éternel et l'éphémère."
(G. P.)

Dans les années 90, j'ai écrit un livre scientifique avec, en exergue, ces deux citations. En parallèle, j'ai fait des photos et peu à peu compris que mon intérêt pour les images, même s'il joue dans un registre différent, partage beaucoup avec mes préoccupations de travail de recherche. S'il fallait trouver un fil directeur dans ce que j'ai fait et continue de faire, on pourrait dire que cela se résume en deux mots : la représentation et le temps. Représentation dans le sens basique de "re-présentation", c'est-à-dire décrire une même "réalité" dans des espaces transformés par rapport à celui dans lequel on l'observe, espaces tous équivalents et interchangeables d'une certaine manière mais tous différents dans la mesure où ils offrent chacun un point de vue spécifique, particulier, plus ou moins adapté à l'information que l'on cherche à découvrir, extraire, analyser. Temps ensuite parce que tout est dynamique, évolutif et changeant dans le monde et que tout s'y rapporte, avec le paradoxe que les modèles mathématiques reposent le plus souvent, pour en rendre compte, sur des idées d'invariance qui excluent l'intuition de pouvoir concilier l'instantanéité et la permanence. Et la photo dans tout cela ? Eh bien qu'est-ce que la photographie si ce n'est de figer une forme de reproduction particulière de la réalité dans un presque instant et de lui permettre ensuite de continuer à vivre ? La photo comme vision intermédiée, comme preuve du temps, comme mémoire, comme citation. La photo ouverte aussi sur tant de passerelles avec d'autres et jusque fondue dans ses propres paysages intermédiaires. Et ce billet pour préciser un peu, près de 5 mois après l'avoir ouvert, ce en quoi il me semble s'est décanté le ton (dont l'exportation hasardeuse peut se révéler au mieux réductrice, au pire désastreuse) de ce blog.

samedi 16 janvier 2010

Cinéma, Cinémas (3)

Tampa (FL), novembre 1983

Que Truffaut soit distribué et apprécié aux Etats-Unis, on le savait pour les grandes métropoles comme San Francisco ou New York (qui longtemps s'est enorgueilli d'un cinéma très "nouvelle vague" dans Greenwich Village, existe-t-il encore ?). Mais trouver Jules et Jim à l'affiche d'une salle du "centre ville" de Tampa, voilà qui a de quoi surprendre…

vendredi 15 janvier 2010

Paysages intermédiaires (12)

le long de la frontière mexicaine,
Texas, novembre 1996

Il y a des frontières bien marquées et d'autres, comme ici, plus diffuses. S'il en est ainsi des territoires, pourquoi en irait-il différemment pour les images ?

jeudi 14 janvier 2010

Urban cowboy


Philadelphie (PA), avril 2005

mercredi 13 janvier 2010

Cinéma, Cinémas (2)


Cifa Saint Denis (3ème rang), Lyon, juin 2008

Bonheurs en petite monnaie (2)


Paris, juin 1998

Week-end à Paris avec ma fille M que j'emmène deci delà, dans ces lieux où j'allais souvent presque vingt ans plus tôt.
Dîner sous la verrière du Bouillon Chartier — juste en face de feu Le Palace —, goûter à la Pâtisserie Viennoise de la rue de l'Ecole de Médecine, pause à la terrasse de La Palette rue de Seine.
Deux touristes dans des endroits devenus bien sûr plus touristiques, mais Paris sera toujours Paris !

mardi 12 janvier 2010

Chambres d'hôtel (28) et Photos que l'on aurait pu prendre (9)

Si je me souviens du Gershwin Hotel, c'est un peu bien sûr pour son décor chargé et simili bohème, mais surtout pour y avoir fait l'erreur de laisser mon sac de voyage adossé au radiateur de la chambre. Froid le matin — comme il l'était la veille — mais brûlant le soir à mon retour, ce radiateur de belle facture, posé fièrement en avancée par rapport au mur, ne pouvait laisser que peu de chances aux rouleaux de pellicules rangés dans une des poches extérieures du sac en contact direct avec la fonte. Parmi les quelques dizaines d'images perdues, deux ou trois du Chelsea Hotel devant lequel j'étais passé bien des fois en me disant qu'un jour peut-être... et où j'étais allé la veille jusqu'à entrer pour prendre une carte de visite. Accueil distant, lobby sans charme particulier, photos sans doute quelconques. Me reste la carte.