lundi 4 mars 2013
dimanche 3 mars 2013
vendredi 1 mars 2013
jeudi 28 février 2013
mercredi 27 février 2013
Vérification de la porte opposée (1)
"Ah mais non, on ne peut pas faire la photo, il manque quelqu'un ! Où est Liliane ? Et Liliane ?!"
J'avais oublié cette réplique de Jean-Pierre Léaud avant de la redécouvrir l'an dernier au générique de MonŒil (merci Christian L. !). Je me souvenais de Bernard Menez en pantalons pattes d'éph et de Nathalie Baye aux lunettes pré-hipster ("Ah dis donc, Joelle, si tu voulais… — Si je voulais quoi ?!"), de Jean-Pierre Aumont et de ses foulards de vieux beau ("Je vous présente Pamela"), du couple sans l'être Jacqueline Bisset/François Truffaut — Truffaut au jeu toujours un peu faux — et, plus tard, le reproche que lui en fera Godard dans sa lettre de rupture, d'Alexandra Stewart enceinte ne voulant pas se mettre en maillot de bain pour ne pas perdre son rôle, de la scripte qui craque ("C'est quoi ce métier où tout le monde se tutoie, où tout le monde ment, où tout le monde couche avec tout le monde ?").…
C'est à l'Ambiance que j'ai vu "La nuit américaine", peu après sa sortie. Ce devait être en juin 1973, car c'était à une séance de début d'après-midi juste après que j'ai passé la dernière de mes épreuves de bac — quoique, à la réflexion, je me demande si ce n'était pas aussi une journée de manif anti-Debré ("Debré, si tu savais, ta réforme, ta réforme, etc.") ?
Je suis bien sûr allé d'autres fois à l'Ambiance, avant et après mais, pour moi, c'est "La nuit américaine" de 1973 qui me revient immédiatement en mémoire quand je repense à ce cinéma, à sa salle au papier peint à larges motifs géométriques du genre labyrinthe (en camaïeu de beige et marron ?), à son éclairage pop fait de grosses boules orange et à ses sièges en coques de plastique blanc.
Deux vitrines verticales encadraient l'entrée, affichant photos et coupures de presse du (ou des) film(s) de la semaine. Lorsque le cinéma a fermé, on a pu lire quelque temps "Au revoir les enfants" au-dessus de la porte.
Voir aussi ici.
J'avais oublié cette réplique de Jean-Pierre Léaud avant de la redécouvrir l'an dernier au générique de MonŒil (merci Christian L. !). Je me souvenais de Bernard Menez en pantalons pattes d'éph et de Nathalie Baye aux lunettes pré-hipster ("Ah dis donc, Joelle, si tu voulais… — Si je voulais quoi ?!"), de Jean-Pierre Aumont et de ses foulards de vieux beau ("Je vous présente Pamela"), du couple sans l'être Jacqueline Bisset/François Truffaut — Truffaut au jeu toujours un peu faux — et, plus tard, le reproche que lui en fera Godard dans sa lettre de rupture, d'Alexandra Stewart enceinte ne voulant pas se mettre en maillot de bain pour ne pas perdre son rôle, de la scripte qui craque ("C'est quoi ce métier où tout le monde se tutoie, où tout le monde ment, où tout le monde couche avec tout le monde ?").…
C'est à l'Ambiance que j'ai vu "La nuit américaine", peu après sa sortie. Ce devait être en juin 1973, car c'était à une séance de début d'après-midi juste après que j'ai passé la dernière de mes épreuves de bac — quoique, à la réflexion, je me demande si ce n'était pas aussi une journée de manif anti-Debré ("Debré, si tu savais, ta réforme, ta réforme, etc.") ?
Je suis bien sûr allé d'autres fois à l'Ambiance, avant et après mais, pour moi, c'est "La nuit américaine" de 1973 qui me revient immédiatement en mémoire quand je repense à ce cinéma, à sa salle au papier peint à larges motifs géométriques du genre labyrinthe (en camaïeu de beige et marron ?), à son éclairage pop fait de grosses boules orange et à ses sièges en coques de plastique blanc.
Deux vitrines verticales encadraient l'entrée, affichant photos et coupures de presse du (ou des) film(s) de la semaine. Lorsque le cinéma a fermé, on a pu lire quelque temps "Au revoir les enfants" au-dessus de la porte.
Voir aussi ici.
Bande-annonce
De 1895 à 1995, soit dans les 100 premières années suivant la naissance du cinématographe, on a pu répertorier à Lyon l'existence de 159 salles de projection, dont 146 ont aujourd'hui disparu. Parmi celles-ci, j'en ai connu (voire fréquenté) presque une trentaine.
En retrouver la trace est un travail de mémoire collective — ce sera l'objet de la série "Désarmement des toboggans" —, mais aussi de mémoire personnelle, sentimentale, égoïste — ce sera du côté de "Vérification de la porte opposée" que cela se passera.
Embarquement immédiat, ici et ici.
En retrouver la trace est un travail de mémoire collective — ce sera l'objet de la série "Désarmement des toboggans" —, mais aussi de mémoire personnelle, sentimentale, égoïste — ce sera du côté de "Vérification de la porte opposée" que cela se passera.
Embarquement immédiat, ici et ici.
mardi 26 février 2013
lundi 25 février 2013
TWA
JFK Airport,
New York (New York), mars 1996
Je me souviens que, du temps où TWA existait, on disait du sigle de cette compagnie aérienne qu'il signifiait "The Worst Airline". On pouvait alors voler aussi sur SABENA en pensant "Such A Bad Experience Never Again", réservant à SWISSAIR (et, aujourd'hui encore, à LUFTHANSA) une lecture plus discutable quant à la disponibilité de ses hôtesses…
dimanche 24 février 2013
samedi 23 février 2013
Notes (13)
L'épaule relevée et la tête penchée à 45 degrés pour bien caler le téléphone portable sous son oreille, il a dans la main droite un stylo avec lequel il s'apprête à griffonner quelque chose sur le calepin ou le bout de papier qu'il tient dans sa main gauche. Accompagnant le regard qu'il vous porte d'un haussement silencieux des sourcils — peut-être aussi d'un mouvement minimal et suspendu de son index —, il pivote et, dans un déroulé presque chorégraphique, referme du talon la porte derrière laquelle il disparaît.
vendredi 22 février 2013
jeudi 21 février 2013
mercredi 20 février 2013
mardi 19 février 2013
lundi 18 février 2013
dimanche 17 février 2013
samedi 16 février 2013
vendredi 15 février 2013
jeudi 14 février 2013
mercredi 13 février 2013
mardi 12 février 2013
lundi 11 février 2013
dimanche 10 février 2013
vendredi 8 février 2013
À chaque jour suffit sa joie
De : alabertnash@cantv.net
Objet :
Date : 4 juillet 2012 03:17:24 HAEC
À : Albertnash@aol.com
Répondre à : albertnashe@cantv.net
Bonjour :
J'espère que vous appréciez un bel été.
S'il vous plaît considérer ma candidature à transférer et d'investir les fonds qui se sont accumulées comme surprofit faite par ma branche.
Tout ce qui est nécessaire pour obtenir des fonds de transférer hors du
jeudi 7 février 2013
Chambres d'hôtel (Hors Série 12)
Desert Inn Motel,
Barstow (Californie), 25 janvier 2013
Il suffit de remonter East Main St jusqu'au Denny's, et c'est juste en face.
De tous les motels, inns et hotels de Barstow, le Desert Inn est celui qui laisse le moins de place à l'hésitation : une enseigne un rien désuète et l'alignement impeccable de ses chambres sous un long toit rouge pimpant sont comme une invitation, c'est là qu'il faut s'arrêter.
Une fois franchie la porte du lobby, c'est un concentré d'Amérique cosmopolite et rescapée d'on ne sait quand qui s'offre au regard, entre un mobilier qu'on pourrait croire de récupération, une touche de décoration dérisoire aux faux airs de restaurant chinois (les gérants sont asiatiques), l'odeur reconnaissable entre toutes de tabac froid et un présentoir où se côtoient des flyers disparates, Disneyland et musée Nixon réunis. Un coup de sonnette sur le comptoir, 35 dollars cash et on est chez soi pour la nuit.
Décalage horaire aidant, lorsque ne pouvant plus dormir on écartera par désœuvrement le rideau vers 4 heures du matin, on verra une silhouette traverser le parking désert en chaloupant. Aux premières lueurs de l'aube, c'est une voisine au pas lourd qui frappera à votre porte en quête de feu et, pourquoi pas, d'une cigarette.
Un peu plus tard, on repartira en laissant la clé sur le comptoir et sans revoir personne.
lundi 4 février 2013
samedi 2 février 2013
vendredi 1 février 2013
jeudi 31 janvier 2013
mercredi 30 janvier 2013
mardi 29 janvier 2013
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