lundi 21 avril 2014

dimanche 13 avril 2014

No pasar

Mar del Plata (Argentine), 2013

samedi 12 avril 2014

vendredi 11 avril 2014

Centro

Parana (Argentine), 2011

mardi 8 avril 2014

Le baiser

pour Christian L., 
qui aime bien les petits dessins dans les cafés

Heidelberg, 1991

lundi 7 avril 2014

Amériques (63)

Nashville (Tennessee), 2004

dimanche 6 avril 2014

Bus 67

Madison (Wisconsin), 2007

samedi 5 avril 2014

Passerelles (79)

 Nevada, 2008

Rhode Island, 2002

No cameras (please)

Las Vegas (Nevada), 2008

Je me souviens d'une fois, c'était à Minneapolis en 1993, lors d'un long trajet à pied dans une de ces "rues" couvertes qui, pour aider à passer l'hiver, se fraient leur passage dans une chaîne ininterrompue de centres commerciaux. Dans l'enclave obligée de cette ville transformée en galerie marchande, privatisant son espace public en une succession de boutiques clignotant de faux marbre et de néons, une géométrie stratifiée de niveaux superposés démultipliait ses perspectives réciproques au gré de trouées offertes par les escalators, en autant de tentations photographiques. Alors un arrêt, mais à peine le temps d'un œil au viseur et déjà l'arrivée d'un vigile à oreillette mettait un holà immédiat à toute velléité de cliché, comme s'il en allait de la sécurité nationale. Une autre fois, c'était dans la banlieue de Lyon. Le petit matin déployait un ciel chargé au-dessus des toits d'une usine désaffectée mais pas question d'en garder trace, une main dissuasive, surgie de nulle part, s'abattant sur mon épaule alors que j'allais déclencher. Et la même chose encore pour cette image d'un mur décrépi de Buenos Aires, provoquant (mais trop tard, la photo était prise...) la colère du propriétaire de la station-service d'en face, sur le parking de laquelle je m'étais engagé pour avoir davantage de recul.

Juste trois anecdotes en passant.
Pas de conclusion.

mercredi 2 avril 2014

mardi 1 avril 2014

Photos que l'on aurait pu prendre (25)


S'il y a une chose difficile à faire à vélo, c'est photographier, mais on peut regarder tout en pédalant et il n'est pas nécessaire de fixer les images qui s'offrent à notre passage.
Heure d'été et retour des premiers beaux jours, les quais bruissent de promeneurs qui, vaquant en lui tournant le dos et sans se soucier le moins du monde de son arrivée silencieuse, sont autant d'obstacles pour le cycliste. Et ces silhouettes dont on redoute l'écart soudain, ces nuques qui nous ignorent, on se prend à les voir différemment de si l'on était piéton, d'une façon à la fois plus fugitive car on les a vite dépassées, mais aussi plus attentive car on en guette le mouvement imprévisible, la bifurcation toujours possible. Alors parfois, cette observation nécessaire nous emmène ailleurs, la démarche d'un inconnu nous en rappelle une autre, souvenirs de temps anciens offrant en partage une même inclinaison de la tête, un chaloupé identique ou un balancement semblable des bras. Aujourd'hui, c'est Jean G. que j'ai cru revoir ainsi, le désordre de ses cheveux longs entourant sa calvitie naissante, et jusqu'à l'effervescence de ses favoris touffus — quelque chose d'un Gilles Vigneault —, barbe toujours de trois jours, début des années 80... Jean est parti depuis longtemps et, "le" doublant aussi rapidement qu'il m'était apparu, le sourire pointu qui était instantanément revenu à ma mémoire n'était bien sûr pas au rendez-vous. Son apparition s'est vite évanouie, mais avec elle un relais oublié depuis longtemps s'est remis en place, convoquant d'autres fantômes qui à leur tour... Et dans cette collision de temps si différents, il y avait quelque chose qui dissociait l'instant présent de l'espace où je filais en roue libre. Sur les pelouses où des groupes s'étaient assis, je voyais des guitares et des canettes et des chiens mais je n'entendais rien. Il y avait un peu partout des vélos, des poussettes, des passants, mais mon regard ne s'accrochait plus à grand-chose. Un fil jaune vif était tendu entre deux arbres, sur lequel une fille s'essayait à marcher. On aurait dit un film muet.

dimanche 30 mars 2014

Amériques (62)

Ann Arbor (Michigan), 1991

mercredi 26 mars 2014

n&b (16)

Museo di Storia Naturale 'La Specola',
Florence, 1986

mardi 25 mars 2014

lundi 24 mars 2014

Walking down the Strip (5)

Las Vegas (Nevada), 2008

dimanche 23 mars 2014

samedi 22 mars 2014

n&b (15)

Banff (Alberta, Canada), 23 février 2014

vendredi 21 mars 2014

jeudi 20 mars 2014

Portègnes (13)

Buenos Aires (Argentine), 12 novembre 2012

mercredi 19 mars 2014

mardi 18 mars 2014

Chambres d'hôtel (Hors Série 21)


Hôtel Mercure, Chambre 206,
Rungis, 18 mars 2014

Un hôtel dans un paysage d'hôtels. Mercure bleu, Kyriad orangé, B&B vert. Vue plongeante sur des parkings déserts, des voitures endormies brillant comme des poissons argentés, des voies rapides où glissent des feux rouges croisant silencieusement des phares blancs. Quelque part au loin, la ville, la vraie, mais de quel côté ?

jeudi 13 mars 2014

mercredi 12 mars 2014

Walking down the Strip (1)

Las Vegas (Nevada), 2008

mardi 11 mars 2014

lundi 10 mars 2014

Ultimate

Banff (Alberta, Canada), 22 février 2014

dimanche 9 mars 2014

La vie moderne

Angers, 5 mars 2014

jeudi 6 mars 2014

Silhouettes


Angers, 5 mars 2014

vendredi 28 février 2014

Unknown territory


Paul D. Fleck Library, Banff Centre
Banff (Alberta, Canada), 27 février 2014

Snow (black &) white


Mont Sulphur,
Banff (Alberta, Canada), 26 février 2014

jeudi 27 février 2014

Banc de Banff

Mont Sulphur,
Banff (Alberta, Canada), 26 février 2014

En complément naturel à ici et .

mercredi 26 février 2014

La vie des livres (25)


Paul D. Fleck Library, Banff Centre
Banff (Alberta, Canada), 23 février 2014

mardi 25 février 2014

La clé

Canada, 2014

Passerelles (78)

 Paris, 5 décembre 2013

Banff (Alberta, Canada), 24 février 2014

lundi 24 février 2014

Sunday afternoon tranquille


Paul D. Fleck Library, Banff Centre
Banff (Alberta, Canada), 23 février 2014

Chambres d'hôtel (Hors Série 20)

pour M.-H.

Banff Centre, Corbett Hall, Chambre 5112
Banff (Alberta, Canada), 23 février 2014

Bien qu'il n'y ait pas de livres en vue, l'entrée de Corbett Hall a l'odeur caractéristique des bibliothèques universitaires nord-américaines, une alchimie mystérieuse de papier, de bois et de moquette qui convoque confusément des images d'autres bâtiments de briques et de verre, de campus indistincts. La chambre, confortable, ne se distingue de celle d'un hôtel que par l'absence de téléviseur dont l'écran, inexistant, est tout autant remplacé par celui d'un ordinateur posé sur la table que par le cadre métallique de la fenêtre découpant une image fixe de neige, comme en écho de ce qui, naguère, crachotait parfois sur les moniteurs noir et blanc mal branchés.

dimanche 23 février 2014

-4°F


Banff (Alberta, Canada), 23 février 2014

Petite marche matinale pour retrouver un point de vue — sur le Fairmont Banff Springs Resort — aperçu hier fugitivement depuis le minibus menant au Banff Centre. Froid de gueux. On pourrait croire au silence mais c'est tout le contraire. La neige tassée crisse sous les pas, quelque chose qui ressemble à un gros corbeau passe entre les arbres en croassant, la forêt craque au rythme des branches qui se balancent au vent. Plus loin, plus bas, une rivière gronde sous la glace, prenant sa respiration par un drôle de trou en forme de poisson d'avril.