samedi 1 mai 2010
vendredi 30 avril 2010
Glamour Girl

Archétype de ville qui n'en est pas vraiment une, Trinity, Texas — qui compte quand même un peu plus de deux milliers d'âmes — se décline essentiellement en deux rues se croisant sous un imbroglio de feux suspendus et l'armature toute industrielle d'un réservoir-château d'eau. Lorsqu'on s'arrête à son "centre" en ce lundi matin désert, ni café ni kiosque à journaux en vue, juste une station-service, une laverie et une supérette comme horizons de rencontres possibles. Marchant seul le long d'une Robb St flanquée de quelques boutiques semblant pour la plupart abandonnées, on trouve dans le désordre un salon de beauté, un fitness center, une antique shop fermée dont le bric-à-brac n'est pour une fois pas étalé à même le trottoir — ce qui, en d'autres lieux, offre peut-être la seule chance que quelqu'un s'en saisisse —, des églises qui ressemblent à des banques et des banques qui ressemblent à des églises.
Et cette enseigne "Glamour Girl" incongrue, dont les portes closes ne permettront pas de savoir si l'offre en tient la promesse, ni à quoi rêvent les jeunes filles de Trinity, Texas...
jeudi 29 avril 2010
Chambres d'hôtel (35)
Sea Shore Motel, Santa Monica (CA), novembre 2008
Il y a longtemps qu'on est réveillé, mais on attend quand même qu'un peu de lumière filtre à travers les persiennes pour se décider à se lever.
L'avantage du décalage horaire, c'est qu'on est prêt à l'action dès potron-minet, bon pied bon œil pour se balader à des six heures du matin, marchant dans une ville encore silencieuse et croisant au mieux quelques joggers isolés.
On reviendra à l'heure où les premiers cafés ouvriront, on petit-déjeunera tranquillement avant de repasser à la chambre et, lorsque la journée "normale" commencera, on savourera le plaisir de l'avoir déjà rallongée de quelques heures.
L'avantage du décalage horaire, c'est qu'on est prêt à l'action dès potron-minet, bon pied bon œil pour se balader à des six heures du matin, marchant dans une ville encore silencieuse et croisant au mieux quelques joggers isolés.
On reviendra à l'heure où les premiers cafés ouvriront, on petit-déjeunera tranquillement avant de repasser à la chambre et, lorsque la journée "normale" commencera, on savourera le plaisir de l'avoir déjà rallongée de quelques heures.
mercredi 28 avril 2010
dimanche 25 avril 2010
Chambres d'hôtel (34)
Lyon,mars 2010
L'Hôtel de la Poste étant à deux pas de la maison, il y a peu de chances que j'y dorme jamais.
C'est un hôtel modeste à l'entrée discrète, juste une plaque gravée accrochée sur le côté d'une porte d'allée donnant sur une rue piétonne. Fixée au mur au-dessus d'une affichette détaillant le prix des chambres, cette plaque — tout de même de marbre — indique sobrement "Bureau 1er étage", rendant difficile d'inspecter les lieux plus avant lorsqu'on n'a aucune intention de s'y installer. Pour fréquenter de temps en temps l'Hôtel Angélina de Rennes qui se présente de façon assez semblable, j'imagine un accueil derrière une banque de bois limitant le passage sitôt le seuil franchi (faut-il sonner pour entrer ? la porte palière reste-t-elle ouverte en journée ?) puis une distribution des chambres dans les étages supérieurs dont il n'est pas sûr qu'ils soient desservis par un ascenseur. Plaisir alors de s'en remettre au guide Lonely Planet pour voyager chez soi ou presque et sans bouger : "Tasteless pictures hang on the corridor walls, colour schemes revolve around beige, and the bedspreads would sit better in a 1960s movie than a new millennium sleeping space, but this is all part of the humble, provincial charm which sees this family-run hotel invariably full."
Je m'en doutais un peu, mais j'irai peut-être vérifier quand même un jour...
jeudi 22 avril 2010
Bonheurs en petite monnaie (6)
Première vraie terrasse de l'année. Quelques jours aussi sans Internet, qu'on a l'impression d'avoir troqué contre l'arrivée du printemps. Plus tard, demain ou après-demain, on ira bien sûr au village pour faire un passage à L'Oasis ("Chez Cathy") et profiter de la wifi en prenant un café ou un verre de Mâcon. Mais plus tard...
dimanche 18 avril 2010
Please follow me
Nicolas D. m'en avait parlé, mais ce n'est qu'hier et par hasard que j'ai trouvé le petit livre "Hôtel" chez un bouquiniste. Alors, effet conjugué peut-être d'une image aperçue récemment sur Vosphotos, ses chambres vides m'ont renvoyé à "La salle de bain" et de là, comme tout naturellement, à un séjour ancien à Venise à la Toussaint. Et cette photo elle-même, prise lors de ce séjour et bouclant presque la boucle par la parenté photographique qu'Oscar Molina peut avoir avec Bernard Plossu, m'a fait penser — ce que je n'avais jamais fait jusqu'alors — à une de ses photos, quelque part sur son site...
samedi 17 avril 2010
vendredi 16 avril 2010
Les tentes de l'attente
La fois précédente, c'était pour Mylène Farmer, aujourd'hui, c'est pour le groupe Indochine. Il est 8h19 ce matin et les tentes Quechua des fans professionnels sont déjà en place pour patienter en toute première ligne jusqu'à l'ouverture des grilles de la Halle Tony Garnier. Renseignement pris, le concert est programmé pour demain à 20h30...
jeudi 15 avril 2010
La vie des livres (2)

Un texte qui se déploie sur une page déroule une histoire, mais c'est aussi une géographie qu'il dessine, faite d'îlots et de méandres que l'œil connecte comme il le fait des constellations dans le ciel. Et ces atlas imaginaires et confus, qui naissent lorsque la vue se brouille, et changent et disparaissent au gré des points de vue, donnent des semblants d'ordre au hasard.
mercredi 14 avril 2010
mardi 13 avril 2010
Cinéma, Cinémas (12)
La photo ne montre qu'un bout de façade mais j'imagine sur le côté du bâtiment — sans pouvoir dire aujourd'hui ce qu'il en était vraiment — un escalier de fer menant à la cabine de projection ou au balcon (sans doute parce que la salle servant d'accueil au ciné-club de mes années lycée, quelque part au fond de la cour d'une école primaire, avait un air de famille).
Souvenir lointain des inévitables tentatives plus ou moins concluantes de débats post-projection, animées par un prof comme il se doit barbu, et souvenir surtout d'y avoir vu "Tante Zita" de Robert Enrico, film dont j'ai tout oublié hors la présence lumineuse de Joanna Shimkus...
lundi 12 avril 2010
dimanche 11 avril 2010
Cinéma, Cinémas (11)
Venice (CA),novembre 2008
À l'entrée de la rue centrale interdite à la circulation pour un tournage, le type du service d'ordre ressemble à Schwarzenegger.
La prise en cours (une voiture qui sort d'un parking dans un crissement de pneu) n'en finit pas d'être refaite.
Des projecteurs king size hissés sur des grues hautes de plusieurs étages arrosent la scène d'une lumière aveuglante et, çà et là, des panneaux réfléchissants donnent aux badauds des allures de héros de film noir.

samedi 10 avril 2010
vendredi 9 avril 2010
jeudi 8 avril 2010
Bonheurs en petite monnaie (5)
Florence,juillet 1986
La douceur qui tremble tout bas
De ton épaule nue
Dans la chambre t'en souviens-tu
De la Via Romana
Et dans le bruissement diffus
De nos nuits en cocon
Ta moue et ton petit menton
De dormeuse têtue
Sous ta chemise de coton
Se froissant sous les draps
Couraient mes doigts petits soldats
Mes lèvres sur ton front
mercredi 7 avril 2010
mardi 6 avril 2010
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