mardi 4 décembre 2012
Notes (8)
Pension Ani Falstaff,
Vienne (Autriche), 2 décembre 2012
La ville semblait ne jamais devoir changer. Les rues avaient gardé un côté années soixante-dix, un peu "Est", à peine troublé par quelques signes de modernité. Le logo d'un McDonald's aperçu au loin renouvelait discrètement, dans son rouge et jaune universel, les enseignes "Tabak Trafik" qui, désuètes, fleurissaient encore un peu partout. Le soir venu, les quelques trams modernes avaient la discrétion de leurs tons éteints et se faisaient oublier entre les voitures anciennes, grinçantes et haut perchées, qui rajoutaient aux avenues désertes leurs touches vives de couleur. Lorsque la nuit tombait — et elle tombait tôt en ce début d'hiver —, le silence s'éclairait parfois des néons de vitrines d'un autre temps exposant à la parade, au coin coupé d'immeubles cossus, des écharpes, des pipes, des chopes, des cannes ou des chapeaux. Sans doute dans le centre du centre les choses étaient-elles un peu différentes, le tourbillon d'une foule ressemblant à toute autre répondant à la profusion des boutiques attendues aujourd'hui un peu partout, mais juste à côté, à quelques pas à peine, c'était une impression différente, une sorte de calme intemporel, robuste et bien assis. Il y avait, jusque dans le coton du ciel bas annonçant la neige, comme un écho assourdi du temps qui passe.
lundi 3 décembre 2012
dimanche 2 décembre 2012
jeudi 29 novembre 2012
mercredi 28 novembre 2012
mardi 27 novembre 2012
samedi 24 novembre 2012
Cafés (34)
Bar El Federal,
Buenos Aires (Argentine), 23 novembre 2012
À peine quatre ou cinq jours et déjà des habitudes ! La même table si elle est libre, des visages que je repère, la serveuse qui me serre désormais la main quand j'arrive, m'apporte des cafés sans sucre et s'enquiert de si la connexion wifi est bonne.
Dernier passage au Bar El Federal, avant le chemin du retour dans quelques heures...
Dernier passage au Bar El Federal, avant le chemin du retour dans quelques heures...
vendredi 23 novembre 2012
mercredi 21 novembre 2012
mardi 20 novembre 2012
lundi 19 novembre 2012
dimanche 18 novembre 2012
Cafés (32)
Parana (Argentine),
17 novembre 2012
Aucune idée du nom de l'endroit il y a quinze ans. Juste le souvenir, étayé par la photo prise alors, que c'était un café à la modernité déjà patinée, grande salle claire donnant sur la Plaza de Mayo où il se prolongeait en une terrasse tranquille, tables blanches et fauteuils de tissu siglés Quilmés.
Aujourd'hui, c'est devenu le Flamingo Grand Bar, enclave chic de verre et de bois au coin de la place et d'un passage traversant vers Urquiza. Plus de terrasse, sans doute ne survivrait-elle pas au flot ininterrompu des promeneurs en ce samedi soir. De l'intérieur, on est aux premières loges pour observer la petite foule qui va et vient, ceux qui passent et ceux qui s'arrêtent, les groupes qui se font et se défont.
Quelques images à tout hasard. Au fond de l'une d'elles, l'éclair d'un flash pour une photo-miroir que je ne verrai jamais.
17 novembre 2012
Aucune idée du nom de l'endroit il y a quinze ans. Juste le souvenir, étayé par la photo prise alors, que c'était un café à la modernité déjà patinée, grande salle claire donnant sur la Plaza de Mayo où il se prolongeait en une terrasse tranquille, tables blanches et fauteuils de tissu siglés Quilmés.
Aujourd'hui, c'est devenu le Flamingo Grand Bar, enclave chic de verre et de bois au coin de la place et d'un passage traversant vers Urquiza. Plus de terrasse, sans doute ne survivrait-elle pas au flot ininterrompu des promeneurs en ce samedi soir. De l'intérieur, on est aux premières loges pour observer la petite foule qui va et vient, ceux qui passent et ceux qui s'arrêtent, les groupes qui se font et se défont.
Quelques images à tout hasard. Au fond de l'une d'elles, l'éclair d'un flash pour une photo-miroir que je ne verrai jamais.
samedi 17 novembre 2012
Vers le fleuve
Route 11,
entre Parana et Diamante (Argentine), 16 novembre 2012
Munich Bar y Comedor,
Brasilera (Argentine), 16 novembre 2012
Balnearios y Campings,
Valle Maria (Argentine), 16 novembre 2012
vendredi 16 novembre 2012
jeudi 15 novembre 2012
mercredi 14 novembre 2012
mardi 13 novembre 2012
lundi 12 novembre 2012
jeudi 8 novembre 2012
mardi 6 novembre 2012
lundi 5 novembre 2012
La vie des livres (17)
Parce qu'on en a lu et aimé d'autres du même auteur ou parce qu'on nous les a particulièrement recommandés, il y a des livres dans lesquels on s'invite en confiance, se sentant en territoire connu. Il y en a d'autres par contre où l'on entre sur la pointe des pieds, ne sachant pas vraiment à quoi s'attendre ou hésitant à s'en remettre à ce qu'on a pu en lire ou en entendre. Ce livre-ci — louera-t-on jamais assez les bibliothèques publiques, et la possibilité presque sans limite qu'elles offrent de chercher et de trouver autant que de s'en remettre à des hasards de rayonnage et de voisinage ? —, on ne savait pas qu'il existait mais on l'a pris pour trois raisons : son titre aux accents de voyage, son auteur dont on se souvient d'avoir entendu il y a quelque temps des chroniques radiophoniques plutôt fines, mais son auteur encore et aussi pour le reproche qui lui avait été fait naguère d'appréciations partielles et partiales sur diverses formes de littérature qui n'avaient pas l'heur de lui plaire. Excellente occasion d'aller y voir de plus près. Alors d'abord l'heureuse surprise d'une écriture alerte et fluide, de notations dans lesquelles on se plaît à se retrouver. Et puis ensuite l'intérêt curieux pour des annotations au crayon (un point d'interrogation page 254 : les accents de la phrase en espagnol seraient-ils fautifs ? un point d'exclamation page 255 : en serait-il de même de la description géographique qui nous est donnée ?), passages soulignés et marqués dans la marge comme on le ferait pour la correction d'une copie. Peut-être est-ce de la main de Claudette N., précédente emprunteuse dont le reçu, nominatif, est resté glissé sous la couverture de plastique ? (Peut-être est-elle professeur ?) Mais si on ne parle soi-même pas espagnol ni ne connaît la ville dont il est question, on tique à la page 277 sur l'interprétation proposée de ce qu'est un "bruit blanc", renforçant rétrospectivement le poids des notes marginales et distillant un doute sur le reste dont on ne sait rien… Et si tout était à l'avenant ? Bien sûr, littérature n'est pas science exacte, il n'empêche...
Playmobil
Tokyo (Japon), 27 octobre 2012
Travaux sur la chaussée, réfections de boutique, déménagements… à la moindre activité inhabituelle empiétant sur le trottoir, un cordon de sécurité est mis en place. Des agents costumés, casqués et gantés sont placés en faction tous les cinq mètres, pieds vissés au sol et s'inclinant obséquieusement au passage de chaque piéton, répétant à l'envi la même consigne de prudence en joignant le geste à la parole pour indiquer avec précision et fermeté la seule trajectoire à suivre.
De loin, taches colorées dans un univers compact de cubes bariolés, on dirait parfois des figurines de plastique.
dimanche 4 novembre 2012
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