dimanche 9 mai 2010

samedi 8 mai 2010

À travers

Esneux (B), 26 avril 2010

Une preuve du temps ?

vendredi 7 mai 2010

jeudi 6 mai 2010

Ciel argentin

Paraná, novembre 1996

mercredi 5 mai 2010

Citations (12)

Lyon,
3 mai 2010

"Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie."

(voir aussi ici l'installation vidéo de Vadim Sérandon.)

mardi 4 mai 2010

Amériques (9)

Baltimore (MD), novembre 1994

lundi 3 mai 2010

Conversation

Glasgow, août 2009

dimanche 2 mai 2010

La vie des livres (3)





À l'inverse du "singe dactylographe" qui, pour peu qu'on lui laisse suffisamment de temps, devrait pouvoir un jour ré-écrire n'importe quel livre déjà écrit, il y a peu de chances que la décimation d'un texte existant puisse en révéler un autre en particulier.
Dans une combinatoire vite explosive, chaque texte cependant contient en potentialité d'autres textes, et ceux-ci vivent en secret leur vie propre dont celui-là se nourrit sans le savoir.

samedi 1 mai 2010

Pourquoi pas ?

Rond-Chêne, Esneux (B), 26 avril 2010

vendredi 30 avril 2010

Glamour Girl


Trinity (TX), 15 mars 2010

Archétype de ville qui n'en est pas vraiment une, Trinity, Texas — qui compte quand même un peu plus de deux milliers d'âmes — se décline essentiellement en deux rues se croisant sous un imbroglio de feux suspendus et l'armature toute industrielle d'un réservoir-château d'eau. Lorsqu'on s'arrête à son "centre" en ce lundi matin désert, ni café ni kiosque à journaux en vue, juste une station-service, une laverie et une supérette comme horizons de rencontres possibles. Marchant seul le long d'une Robb St flanquée de quelques boutiques semblant pour la plupart abandonnées, on trouve dans le désordre un salon de beauté, un fitness center, une antique shop fermée dont le bric-à-brac n'est pour une fois pas étalé à même le trottoir — ce qui, en d'autres lieux, offre peut-être la seule chance que quelqu'un s'en saisisse —, des églises qui ressemblent à des banques et des banques qui ressemblent à des églises.
Et cette enseigne "Glamour Girl" incongrue, dont les portes closes ne permettront pas de savoir si l'offre en tient la promesse, ni à quoi rêvent les jeunes filles de Trinity, Texas...

jeudi 29 avril 2010

Chambres d'hôtel (35)

Sea Shore Motel, Santa Monica (CA), novembre 2008

Il y a longtemps qu'on est réveillé, mais on attend quand même qu'un peu de lumière filtre à travers les persiennes pour se décider à se lever.
L'avantage du décalage horaire, c'est qu'on est prêt à l'action dès potron-minet, bon pied bon œil pour se balader à des six heures du matin, marchant dans une ville encore silencieuse et croisant au mieux quelques joggers isolés.
On reviendra à l'heure où les premiers cafés ouvriront, on petit-déjeunera tranquillement avant de repasser à la chambre et, lorsque la journée "normale" commencera, on savourera le plaisir de l'avoir déjà rallongée de quelques heures.

Beach Park, Santa Monica (CA), novembre 2008

mercredi 28 avril 2010

Rond-Chêne

Esneux, 26 avril 2010

De retour d'un passage-éclair en Belgique, une image un peu à la manière de...

dimanche 25 avril 2010

Chambres d'hôtel (34)

Lyon,
mars 2010

L'Hôtel de la Poste étant à deux pas de la maison, il y a peu de chances que j'y dorme jamais.
C'est un hôtel modeste à l'entrée discrète, juste une plaque gravée accrochée sur le côté d'une porte d'allée donnant sur une rue piétonne. Fixée au mur au-dessus d'une affichette détaillant le prix des chambres, cette plaque — tout de même de marbre — indique sobrement "Bureau 1er étage", rendant difficile d'inspecter les lieux plus avant lorsqu'on n'a aucune intention de s'y installer. Pour fréquenter de temps en temps l'Hôtel Angélina de Rennes qui se présente de façon assez semblable, j'imagine un accueil derrière une banque de bois limitant le passage sitôt le seuil franchi (faut-il sonner pour entrer ? la porte palière reste-t-elle ouverte en journée ?) puis une distribution des chambres dans les étages supérieurs dont il n'est pas sûr qu'ils soient desservis par un ascenseur. Plaisir alors de s'en remettre au guide Lonely Planet pour voyager chez soi ou presque et sans bouger : "Tasteless pictures hang on the corridor walls, colour schemes revolve around beige, and the bedspreads would sit better in a 1960s movie than a new millennium sleeping space, but this is all part of the humble, provincial charm which sees this family-run hotel invariably full."
Je m'en doutais un peu, mais j'irai peut-être vérifier quand même un jour...

Cafés (4)

Juillet 2002

Un café de bord de route, quelque part entre Nouvelle-Angleterre et Nouvelle-Ecosse.

jeudi 22 avril 2010

Bonheurs en petite monnaie (6)

Saint-Just-en-Chevalet, 18 avril 2010

Première vraie terrasse de l'année. Quelques jours aussi sans Internet, qu'on a l'impression d'avoir troqué contre l'arrivée du printemps. Plus tard, demain ou après-demain, on ira bien sûr au village pour faire un passage à L'Oasis ("Chez Cathy") et profiter de la wifi en prenant un café ou un verre de Mâcon. Mais plus tard...

dimanche 18 avril 2010

Please follow me

Venise, novembre 1985

Nicolas D. m'en avait parlé, mais ce n'est qu'hier et par hasard que j'ai trouvé le petit livre "Hôtel" chez un bouquiniste. Alors, effet conjugué peut-être d'une image aperçue récemment sur Vosphotos, ses chambres vides m'ont renvoyé à "La salle de bain" et de là, comme tout naturellement, à un séjour ancien à Venise à la Toussaint. Et cette photo elle-même, prise lors de ce séjour et bouclant presque la boucle par la parenté photographique qu'Oscar Molina peut avoir avec Bernard Plossu, m'a fait penser — ce que je n'avais jamais fait jusqu'alors — à une de ses photos, quelque part sur son site...

samedi 17 avril 2010

Passerelles (22)

Mexico,
novembre 1994



















Glasgow,
août 2009

vendredi 16 avril 2010

Les tentes de l'attente

Lyon, 10 juin 2009

Lyon, 16 avril 2010

La fois précédente, c'était pour Mylène Farmer, aujourd'hui, c'est pour le groupe Indochine. Il est 8h19 ce matin et les tentes Quechua des fans professionnels sont déjà en place pour patienter en toute première ligne jusqu'à l'ouverture des grilles de la Halle Tony Garnier. Renseignement pris, le concert est programmé pour demain à 20h30...

jeudi 15 avril 2010

La vie des livres (2)


Un texte qui se déploie sur une page déroule une histoire, mais c'est aussi une géographie qu'il dessine, faite d'îlots et de méandres que l'œil connecte comme il le fait des constellations dans le ciel. Et ces atlas imaginaires et confus, qui naissent lorsque la vue se brouille, et changent et disparaissent au gré des points de vue, donnent des semblants d'ordre au hasard.

mercredi 14 avril 2010

mardi 13 avril 2010

Cinéma, Cinémas (12)

Côme, juin 2002

La photo ne montre qu'un bout de façade mais j'imagine sur le côté du bâtiment — sans pouvoir dire aujourd'hui ce qu'il en était vraiment — un escalier de fer menant à la cabine de projection ou au balcon (sans doute parce que la salle servant d'accueil au ciné-club de mes années lycée, quelque part au fond de la cour d'une école primaire, avait un air de famille).
Souvenir lointain des inévitables tentatives plus ou moins concluantes de débats post-projection, animées par un prof comme il se doit barbu, et souvenir surtout d'y avoir vu "Tante Zita" de Robert Enrico, film dont j'ai tout oublié hors la présence lumineuse de Joanna Shimkus...

lundi 12 avril 2010

Valet parking

Dallas (TX), mars 2010

dimanche 11 avril 2010

Cinéma, Cinémas (11)

Venice (CA),
novembre 2008

À l'entrée de la rue centrale interdite à la circulation pour un tournage, le type du service d'ordre ressemble à Schwarzenegger.
La prise en cours (une voiture qui sort d'un parking dans un crissement de pneu) n'en finit pas d'être refaite.
Des projecteurs king size hissés sur des grues hautes de plusieurs étages arrosent la scène d'une lumière aveuglante et, çà et là, des panneaux réfléchissants donnent aux badauds des allures de héros de film noir.

vendredi 9 avril 2010

Presque...


San Francisco (CA), avril 1992

jeudi 8 avril 2010

Bonheurs en petite monnaie (5)

Florence,
juillet 1986




















La douceur qui tremble tout bas
De ton épaule nue
Dans la chambre t'en souviens-tu
De la Via Romana
Et dans le bruissement diffus
De nos nuits en cocon
Ta moue et ton petit menton
De dormeuse têtue
Sous ta chemise de coton
Se froissant sous les draps
Couraient mes doigts petits soldats
Mes lèvres sur ton front

mercredi 7 avril 2010

Paysages intermédiaires (18)

Bucarest, mai 1995

Dent creuse en plein centre-ville, parking sauvage, terrain de jeux de fortune. Un peu de vent, quelques chiens errants comme partout ailleurs. Reste un portique sans indice. Une trace, mais de quoi ?

mardi 6 avril 2010

Passerelles (21)

Nevada, avril 1992
Singapour,
décembre 2009

lundi 5 avril 2010

Promenade des Anglais




Nice, juillet 2007

vendredi 2 avril 2010

Cafés (3)

San Diego (CA), juillet 1990

jeudi 1 avril 2010

mercredi 31 mars 2010

Passerelles (20)

Singapour,
décembre 2009



















Dallas (TX),
mars 2010

mardi 30 mars 2010

Cloudy Sunday afternoon

San Jacinto battleground,
LaPorte (TX),
14 mars 2010

lundi 29 mars 2010

dimanche 28 mars 2010

Pause-parenthèse

Canton, avril 1986

En trente ans, combien de photos ? Des milliers, bien sûr.
Et s'il fallait n'en retenir qu'une ?...

Pour discutable qu'il soit sans doute, cet exercice extrême me porte, avec finalement assez peu d'hésitation, vers cette image. Si j'y suis déjà souvent revenu (c'est une des très rares photos dont j'ai jamais encadré, il y a longtemps, un tirage), c'était en vrac pour son "exotisme", son côté "instant décisif" ou le "flou mais pas trop" de son mouvement presque figé. Et puis le temps passe mais la photo reste, et ce que j'y lis maintenant, c'est toujours cela mais aussi autre chose.
Voulue ou fortuite, partagée ou volée, une photo c'est souvent une rencontre et là, je vois quelqu'un dont je n'ai aucun moyen de savoir qui il peut bien être et ce qu'il est devenu — ni même s'il est encore, — qui passe en l'ignorant devant un mur parlant d'un avenir assuré que l'Histoire se sera ensuite empressée de démentir. Alors, je retiens cette photo parce qu'elle joue du mélange de l'anonymat (quoi de plus indifférenciable pour nous qu'un Chinois flou en chemisette blanche ?) et de la singularité (car il est lui et pas un autre, tout comme moi qui le photographie) et qu'entre individuel et collectif, entre mémoire et temps filé, je comprends aussi — aujourd'hui sans commune mesure avec alors — qu'elle me parle en miroir de précarité et de vanité.