jeudi 23 octobre 2014

Passerelles (83)

Madrid, 17 octobre 2008 / Lyon, 23 octobre 2014

mardi 21 octobre 2014

Winogrand's cat

Paris, 21 octobre 2014

Au début, on lit sur les murs des affirmations comme « Parfois, c’est comme si […] le monde était une scène pour laquelle j’ai acheté un ticket. Un grand spectacle, mais où rien ne se produirait si je n’étais pas sur place avec mon appareil. » Ou encore la citation classique : « Le fait de photographier une chose change cette chose. Je photographie pour découvrir à quoi ressemble une chose quand elle est photographiée. » Une vision finalement presque quantique de la réalité, version interprétation de Copenhague entre Bohr, Heisenberg et chat de Schrödinger : il est possible qu’il y ait un en-soi des phénomènes pré-existant à l’observation que l’on en fait, mais c’est quelque chose qui nous est par principe inaccessible ; et quand bien même ce ne serait pas le fait de porter notre regard sur elles qui ferait exister les choses, la seule connaissance que l’on peut espérer en acquérir est, en passant par l’observation, le résultat d’une interaction entre ce que l’on mesure (ou regarde) et ce qui est mesuré (ou regardé).
D’un point de vue pragmatique et opérationnel, le monde objectivable est une sorte de co-création permanente…
Et puis, plus loin, on lit sur un autre mur ce commentaire : « Au cours de ses dernières années, Winogrand a remis à plus tard le soin de développer ses pellicules et de trier ses planches-contact en faveur de l’acte même de photographier. À sa mort, il laissait derrière lui environ 2 500 rouleaux de pellicule exposée, mais en l’état, et 4 100 rouleaux développés, mais qu’il n’avait pas examinés : le travail de ses six dernières années. » 6 600 rouleaux, soit environ 240 000 photos qu’il n’aura jamais regardées et dans lesquelles il n’aura pas cherché à découvrir à quoi ressemblent toutes ces choses qu’il aura pu photographier.
Mais aussi, comment faire quand on voit déjà sur les dernières planches-contact qu’il a annotées, parfois de façon lâche, la fuite en avant de ses prises de vue toujours plus nombreuses, boulimie d’images et séquences en rafale tendant à saturer le temps ?
Une photo arrête le temps mais le temps passe, et il y a toujours une autre photo à faire. Arrive un moment où entre prendre des photos ou regarder celles déjà prises, il faut choisir. Winogrand, dont on peut imaginer que, se sachant condamné, il avait compris qu’il ne pourrait jamais les revoir, a choisi d’offrir aux autres les images d’un monde qui sans lui n’aurait peut-être pas existé.

[Garry Winogrand au Jeu de Paume]



lundi 20 octobre 2014

Emmaüs





Mably, 18 octobre 2014

mercredi 15 octobre 2014

Part-Dieu

Lyon, 14 octobre 2014

mardi 14 octobre 2014

samedi 11 octobre 2014

MEP (2)

Paris, 11 octobre 2014

mardi 7 octobre 2014

Affût (2)

Maroc, 2007

voir aussi ici

dimanche 5 octobre 2014

samedi 4 octobre 2014

Lisbonne story

Cerveceria Campinas,
Lisbonne, septembre 2014

jeudi 2 octobre 2014

L'hiver en août

Mar del Plata (Argentine), août 2013

samedi 27 septembre 2014

Amériques (72)

Madison (Wisconsin), août 2007

vendredi 26 septembre 2014

Rue de Seine

Paris, 23 septembre 2014

mercredi 24 septembre 2014

mardi 23 septembre 2014

Rue de Buci

Paris, 22 septembre 2014

lundi 22 septembre 2014

E28

 Lisbonne, septembre 20114


dimanche 21 septembre 2014

Silenzio (2)

Saint-Just-en-Chevalet, 20 septembre 2014

samedi 20 septembre 2014

Dans la ville grise

Brasov (Roumanie), 1995

jeudi 18 septembre 2014

km 83 ?

TGV Lyon-Paris, 18 septembre 2014