jeudi 13 février 2014
samedi 8 février 2014
Urbanisme, travaux pratiques
Vienne (Autriche), 2005
L'image d'une ville multiple, un peu brouillonne. Un mélange de taxis et de bus décore l'anachronisme d'une chaussée pavée qui cohabite avec des tours de verre et de béton saturant l'espace. On aperçoit des entrées dérobées, des passages souterrains — sans doute un métro tout proche qui rajoute sa strate souterraine au flux des va-et-vient de la surface. Animation morne et modeste d'une heure creuse, quelques silhouettes persillent en pointillé l'esplanade qu'on imagine volontiers battue par les vents.
L'image d'une ville multiple, un peu brouillonne. Un mélange de taxis et de bus décore l'anachronisme d'une chaussée pavée qui cohabite avec des tours de verre et de béton saturant l'espace. On aperçoit des entrées dérobées, des passages souterrains — sans doute un métro tout proche qui rajoute sa strate souterraine au flux des va-et-vient de la surface. Animation morne et modeste d'une heure creuse, quelques silhouettes persillent en pointillé l'esplanade qu'on imagine volontiers battue par les vents.
jeudi 6 février 2014
mercredi 5 février 2014
Workshop am See
Strobl (Autriche), 2005
On arrive en milieu de journée et le soleil donne un supplément d'étrangeté aux lieux que l'on traverse. On était seul ou presque dans le bus venant de la grande ville et, le terminus atteint, on est encore seul dans cette cafétéria où le serveur que l'on peine à trouver disparaît sitôt son service fait. On traverse une petite ville proprette, briquée telle un sou neuf mais austère et déserte, comme endormie dans l'attente d'un coup de baguette magique qui la réveillerait. De la gare à l'Institut, le trajet est long qui longe un lac en empruntant des chemins protégés par des grilles mystérieusement ouvertes, qui nous fait dépasser des berlines cossues et vides arrêtées au milieu de nulle part, qui passe sous des futaies à l'ombre desquelles crisse le gravillon des allées et qui, comme le temps de ce trajet qui n'en finit pas, dilate et déforme son image dans des miroirs semblant nous observer sourdement. Il n'y a pas un souffle d'air. Tout, autour de soi, n'est qu'immobilité ou attente, des pelouses à la tonte parfaite jusqu'aux couloirs vides que l'on trouve en arrivant enfin au bâtiment servant de résidence et à la chambre qui nous attend, clé sur la porte, sans que l'on ait croisé personne. En un sens, tout est parfait mais il flotte un parfum d'intranquillité et on se dit que, s'il n'y a pas d'autre échappatoire aux sessions qui ont déjà dû commencer et aux obligations sociales qui se profilent, la semaine sera longue.
lundi 3 février 2014
Une chambre en Grèce
Salonique (Grèce), juillet 1977
La photo — le carré d'origine d'une diapositive prise à l'Instamatic 50 — n'est pas formidable, mais c'est une photo qui parle de la photo et de ce temps où des opérateurs ambulants posaient encore le trépied de leur lourde chambre dans la rue pour tirer le portrait de passants patients devant un drap de fortune. On doute que la lumière soit vraiment bonne mais l'appareil force le respect et sa taille même est gage, par l'espace qu'elle offre à l'exposition de tant de clichés déjà réalisés, du savoir-faire de l'artisan. Pantalon trop court, à taille haute (on parierait pour des bretelles sous cette veste qu'il porte malgré la chaleur que l'on devine aussi), la silhouette du photographe semble déjà d'un autre temps. S'affairant machinalement à une manipulation qu'il pourrait faire les yeux fermés, son regard est tourné vers le jeune homme "moderne" en T-shirt et pattes d'éph' qui passe en jetant un œil distrait vers le modèle qui, lui, entre deux, attend sagement en fixant l'objectif, un livre à la main.
vendredi 31 janvier 2014
mardi 28 janvier 2014
lundi 27 janvier 2014
dimanche 26 janvier 2014
samedi 25 janvier 2014
vendredi 24 janvier 2014
jeudi 23 janvier 2014
mercredi 22 janvier 2014
mardi 21 janvier 2014
lundi 20 janvier 2014
dimanche 19 janvier 2014
samedi 18 janvier 2014
Vérification de la porte opposée (9)
1976
Quand je repense au Canut (qui fut précédemment un Marly que je n'ai pas connu), je revois deux entrées, une sur la rue Leynaud et une autre, indirecte et imposante, ouvrant sur une cour intérieure place Croix-Paquet, juste en bas de la montée Saint Sébastien. Deux entrées, mais il s'agissait peut-être d'une entrée et d'une sortie, ou alors il y avait deux salles (mes souvenirs diffus me disent quelque chose d'un temps, pourquoi pas d'un endroit, dédié ici au 16mm) ? Si l'on était vers le milieu des années soixante-dix, la fin bientôt des petites salles d'art et d'essai parmi lesquelles celle-ci tenait son rang, je n'ai gardé du Canut de cette époque que quelques images en vrac, mes premiers Wenders, un lapin un jour de crachin, le souvenir surtout d'une rétrospective Renoir et la découverte solitaire de films piochés au hasard — "Le Carrosse d'or" un jour de semaine en milieu d'après-midi, le projectionniste qui me demande si je veux bien, dans l'espoir hypothétique de l'arrivée d'un autre spectateur, que l'on attende un peu, le même ensuite qui me rejoint en salle après avoir lancé la première bobine…
Voir aussi ici.
vendredi 17 janvier 2014
jeudi 16 janvier 2014
mercredi 15 janvier 2014
mardi 14 janvier 2014
dimanche 12 janvier 2014
vendredi 10 janvier 2014
jeudi 9 janvier 2014
mercredi 8 janvier 2014
mardi 7 janvier 2014
lundi 6 janvier 2014
dimanche 5 janvier 2014
samedi 4 janvier 2014
vendredi 3 janvier 2014
jeudi 2 janvier 2014
mercredi 1 janvier 2014
Passerelles (75)
Argentine, août 2013
La maison est silencieuse. En tendant l'oreille, on perçoit le ronronnement du frigo et, cadencé à la seconde, un tic-tac d'horloge 2014 qui ressemble étonnamment à celui de 2013. Celles qui sont encore ici dorment, Z. sans doute aussi mais ailleurs et M., repartie il y a quelques jours, est de nouveau "une femme en Afrique". Hier, j'ai revu "Empty quarter", relu ce matin "Les fiancées de Saïgon". On est quelque part mais on parle toujours d'autre chose. Revoyant le film, je me revoyais en même temps le découvrir à sa sortie, il y a presque trente ans, et les images qui s'y rajoutent aujourd'hui mélangent ce temps arrêté et des bribes d'autres présents plus tard, fugitifs, évanescents. J'avais le souvenir de l'allure très années 80 de Françoise Prenant, la bretelle tombante de ses robes légères, le foulard qu'elle nouait parfois dans ses cheveux à la Rosette des films de Rohmer, et un plan arrêté me renvoie à un visage saisi l'été dernier, au vol d'une photo de rue. La comparaison s'arrête bien vite mais les fils qu'elle noue sont là, la vie qui nous fait fixer des images et les images qui nous renvoient à la vie, la même ou d'autres. Noël est déjà loin, il y aura des photographies — "dans l'album blanc" ou ailleurs —, plus tard des voyages, et des images nouvelles en garderont des traces comme elles nous parleront d'autre chose.
mardi 31 décembre 2013
lundi 30 décembre 2013
Cafés (57)
Café "Le 7ème Arrdt",
Lyon, 19 décembre 2013
Lyon, 19 décembre 2013
Deux néons sur cinq sont allumés, et la faible lumière qu'ils diffusent combat sans conviction l'obscurité qui s'obstine à l'extérieur et s'invite dans la salle presque vide. Quelques habitués se retrouvent autour d'un café en attendant qu'ouvre réglementairement leur bureau situé juste en face, à la porte duquel patientent déjà, pieds dans l'eau et luttant contre le vent, les premiers usagers. Le mur du fond, vaste et nu, ressemble à l'écran d'un cinéma de quartier.
dimanche 29 décembre 2013
mercredi 25 décembre 2013
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