Kyoto, 27 mars 2012
mercredi 28 mars 2012
mardi 27 mars 2012
lundi 26 mars 2012
Je n'ai rien vu à Kyoto (1)
Kyoto,
25-26 mars 2012
Pour quelques jours à Kyoto et observateur nécessairement superficiel à mes heures perdues, j'emprunte ce titre au livre éponyme de Dominique Noguez (Editions du Rocher, 1997).
Juste des "miettes de Japon"…
25-26 mars 2012
Pour quelques jours à Kyoto et observateur nécessairement superficiel à mes heures perdues, j'emprunte ce titre au livre éponyme de Dominique Noguez (Editions du Rocher, 1997).
Juste des "miettes de Japon"…
vendredi 23 mars 2012
jeudi 22 mars 2012
mardi 20 mars 2012
Amériques (35)
Raleigh (NC), 18 mars 2012
Du brouillard qui commence à se lever, quelques flaques témoins des averses de la nuit, une rue déserte de dimanche matin ordinaire.
Circulation ou pas, les feux suspendus font ce qu'ils ont à faire, animant le silence d'une pointe de couleurs dans un décor essentiellement noir et blanc. Alignés sans façons le long des trottoirs bordés de pelouses proprettes se déclinent l'un après l'autre les signes d'une Amérique "sans qualités", sans gratte-ciels et sans motor-homes, l'alignement paisible d'une banque drive-in, d'une église de briques, d'un mini-market couvert d'annonces publicitaires, d'un salon de tatouage, d'un magasin de disques d'occasion, d'un restaurant asiatique…
Début d'un inventaire qui, photographique, aurait pu autrefois ressembler à celui du Sunset Strip d'Ed Ruscha et, aujourd'hui, au balayage d'une promenade par Street View sur Google Maps.
Ou alors juste l'hors-cadre d'une image qui préfère n'en dire rien.
lundi 19 mars 2012
dimanche 18 mars 2012
Les preuves du hasard (9)
Raleigh (NC), 17 mars 2012
Hier, une voiture sur un parking et l'œil attiré par une inscription sur la vitre de la portière avant, alors que, demain, il y a aura exactement deux ans...
samedi 17 mars 2012
vendredi 16 mars 2012
jeudi 15 mars 2012
samedi 10 mars 2012
mardi 6 mars 2012
jeudi 1 mars 2012
lundi 27 février 2012
dimanche 26 février 2012
jeudi 23 février 2012
mercredi 22 février 2012
mardi 21 février 2012
jeudi 9 février 2012
Organiser le rectangle
Pendant longtemps, je n'ai pas acheté de livres de photographies, ou si peu.
Un des tout premiers fut le Valparaiso de Sergio Larrain (Hazan, 1991) que j'avais trouvé à "La chambre claire", rue Saint-Sulpice à Paris, librairie que je venais aussi de découvrir par hasard...
Tant dans l'apparence que dans la typographie en escalier, la couverture beige avait un rien de désuet, — ce qui n'était pas pour me déplaire —, et l'ensemble du livre combinait un texte de Pablo Neruda à des photos magnifiques. Deux raisons de l'acquérir auxquelles s'ajoutait le titre dont le nom seul était déjà une invitation, comme peut l'être sur d'autres couvertures le mot de Patagonie qui conduit à Bruce Chatwin ou celui de Trébizonde à Patrick Boman.
Au fil des pages et en 38 photographies noir et blanc, ce sont des scènes au vol, des jeux d'ombres et de lumières servis par un format d'images essentiellement vertical, comme en un reflet des escaliers omniprésents de la ville à flanc de colline et des perspectives sans horizon que les ruelles étroites y dessinent, une succession de vues en plongées et contre-plongées jusque dans les bars où des miroirs suspendus allongent l'espace.
Sur la quatrième de couverture, ces quelques lignes de l'auteur :
"C'est à Valparaiso que j'ai commencé à photographier, arpentant les collines nuit et jour. Les Petites filles descendant l'escalier fut la première photo magique qui se présenta.
Une bonne image naît d'un état de grâce.
La grâce se manifeste lorsqu'on est délivré des conventions, libre comme un enfant dans sa première découverte de la réalité.
Le jeu est alors d'organiser le rectangle."
Sergio Larrain vient de partir.
Un des tout premiers fut le Valparaiso de Sergio Larrain (Hazan, 1991) que j'avais trouvé à "La chambre claire", rue Saint-Sulpice à Paris, librairie que je venais aussi de découvrir par hasard...
Tant dans l'apparence que dans la typographie en escalier, la couverture beige avait un rien de désuet, — ce qui n'était pas pour me déplaire —, et l'ensemble du livre combinait un texte de Pablo Neruda à des photos magnifiques. Deux raisons de l'acquérir auxquelles s'ajoutait le titre dont le nom seul était déjà une invitation, comme peut l'être sur d'autres couvertures le mot de Patagonie qui conduit à Bruce Chatwin ou celui de Trébizonde à Patrick Boman.
Au fil des pages et en 38 photographies noir et blanc, ce sont des scènes au vol, des jeux d'ombres et de lumières servis par un format d'images essentiellement vertical, comme en un reflet des escaliers omniprésents de la ville à flanc de colline et des perspectives sans horizon que les ruelles étroites y dessinent, une succession de vues en plongées et contre-plongées jusque dans les bars où des miroirs suspendus allongent l'espace.
Sur la quatrième de couverture, ces quelques lignes de l'auteur :
"C'est à Valparaiso que j'ai commencé à photographier, arpentant les collines nuit et jour. Les Petites filles descendant l'escalier fut la première photo magique qui se présenta.
Une bonne image naît d'un état de grâce.
La grâce se manifeste lorsqu'on est délivré des conventions, libre comme un enfant dans sa première découverte de la réalité.
Le jeu est alors d'organiser le rectangle."
Sergio Larrain vient de partir.
mercredi 8 février 2012
dimanche 5 février 2012
samedi 4 février 2012
vendredi 3 février 2012
mercredi 1 février 2012
lundi 30 janvier 2012
dimanche 29 janvier 2012
samedi 28 janvier 2012
jeudi 26 janvier 2012
Rétroviseur
© Marie-Hélène Dellon-Flandrin
Il y avait les familles Peugeot, les familles Citroën, les familles Renault. Nous (quand j'étais enfant), c'était Renault. Une 4cv pour commencer, puis vite la montée en grade avec une Dauphine. Un peu plus tard, la Dauphine est remplacée par une R8, plus carrée, plus moderne, un modèle sans prétention mais avec un je ne sais quoi de tonique et d'un peu Astérix (la nôtre était gris métallisé mais, après tout, c'était presque la même qui, Gordini, bleue avec deux bandes blanches courant du coffre arrière au bout du capot avant en passant par le toit, gagnait tous les rallyes du moment !). La suite de l'ascension se fait modeste. C'est d'abord une R10 blanche passe-partout, quelque chose d'un peu quelconque d'où je n'avais pas envie que l'on me voit descendre lorsqu'on me déposait à cette école plutôt chic et pas vraiment de mon monde, où le ballet était davantage celui des DS (rien à voir cependant avec l'époque où c'était mon oncle qui, une fois par semaine, venait me chercher dans sa Frégate...). C'est ensuite une R12 orange et c'est tout, nous n'atteindrons jamais le Graal de la R16. Lorsqu'ils se retrouveront vraiment seuls et qu'il faudra remplacer la R12, mes parents se retourneront vers des R5. La dernière sera usée jusqu'à la corde et, quand mon père ne pourra plus conduire, personne n'en voudra. Elle finira dans une casse de banlieue où nous irons ensemble, moi conduisant en espérant pouvoir aller jusqu'au bout sans que les freins ne lâchent et redoutant qu'elle ne cale sans pouvoir redémarrer. L'affaire faite, il fallut rentrer en bus. Nous avons longtemps attendu à un arrêt semblant posé au hasard le long d'une route nationale au trafic incessant, la zone industrielle d'un côté et des champs cultivés de l'autre. J'avais insisté pour y aller plutôt que de faire embarquer la voiture en ville, car je caressais l'espoir que nous pourrions profiter d'être seuls, une fois n'était pas coutume, pour discuter un peu, mon père et moi, mais nous sommes rentrés en silence.
mercredi 25 janvier 2012
lundi 23 janvier 2012
dimanche 22 janvier 2012
Amériques (32)
Class Act "Gentlemen's Club"
Cannon Falls (MN), 25 octobre 2011
Cannon Falls (MN), 25 octobre 2011
Veterans of Foreign Wars
Stary-Yerka Post 5727
Zumbrota (MN), 25 octobre 2011
Stary-Yerka Post 5727
Zumbrota (MN), 25 octobre 2011
Deux parkings en bord de route. Deux "clubs" le long de l'Interstate 52, l'un plus privé que l'autre. Bien sûr personne encore ce matin autour du Class Act, bloc de béton aveugle qui aurait tout pour passer inaperçu ne serait son enseigne, lapidaire mais grand format. Quelques kilomètres plus loin, guère plus de monde au VFW que signale cette fois un blindé échoué à deux pas de l'entrée. Deux ou trois tables de billard qui attendent le client, une télé pas encore allumée en salle, un ATM dans le couloir d'entrée, les seuls visages que l'on croise sont ceux de disparus...
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