vendredi 23 septembre 2011
mercredi 21 septembre 2011
Marches nuptiales
Paris,
21 septembre 2011
Entre l'hôtel et la bibliothèque, le hasard du matin m'a fait passer rue Coquillière et découvrir au 37 une vitrine…
La suite ici.
21 septembre 2011
Entre l'hôtel et la bibliothèque, le hasard du matin m'a fait passer rue Coquillière et découvrir au 37 une vitrine…
La suite ici.
mardi 20 septembre 2011
vendredi 16 septembre 2011
jeudi 15 septembre 2011
mercredi 14 septembre 2011
Des éclairs
Nikola Tesla Monument,
Niagara Falls,
juillet 2011
De Nikola Tesla et de Thomas Edison, de qui se souvient-on ? Beaucoup du second, tel qu'en lui-même ou en filigrane chez Gustave Le Rouge, mais bien peu du premier, que le livre d'Echenoz a heureusement remis récemment en lumière en Gregor.
Et pourtant…
Parce qu'il voulait imposer le courant continu pour diffuser l'électricité à grande échelle, Edison n'aura de cesse de discréditer la proposition de courant alternatif de son ancien assistant Tesla, allant jusqu'à payer dans des foires l'électrocution de chiens et de chevaux pour effrayer la foule, en attente de la chaise électrique qu'il inventera. Il lui fallut cependant s'incliner (car, comme on dit, "les faits sont têtus"), et l'alternatif l'emporta. Mais si Tesla avait raison, son succès fut anonyme et sa postérité n'aura jamais rien à voir avec celle d'Edison.
D'un côté ou de l'autre, on ne gagne pas tous les combats.
Niagara Falls,
juillet 2011
De Nikola Tesla et de Thomas Edison, de qui se souvient-on ? Beaucoup du second, tel qu'en lui-même ou en filigrane chez Gustave Le Rouge, mais bien peu du premier, que le livre d'Echenoz a heureusement remis récemment en lumière en Gregor.
Et pourtant…
Parce qu'il voulait imposer le courant continu pour diffuser l'électricité à grande échelle, Edison n'aura de cesse de discréditer la proposition de courant alternatif de son ancien assistant Tesla, allant jusqu'à payer dans des foires l'électrocution de chiens et de chevaux pour effrayer la foule, en attente de la chaise électrique qu'il inventera. Il lui fallut cependant s'incliner (car, comme on dit, "les faits sont têtus"), et l'alternatif l'emporta. Mais si Tesla avait raison, son succès fut anonyme et sa postérité n'aura jamais rien à voir avec celle d'Edison.
D'un côté ou de l'autre, on ne gagne pas tous les combats.
mardi 13 septembre 2011
lundi 12 septembre 2011
mercredi 7 septembre 2011
mardi 6 septembre 2011
dimanche 4 septembre 2011
Sans fard
New York (NY), 1993
La "photo dans la photo" avait été prise à quelques pâtés de maison à peine d'où elle était accrochée ce jour-là, poster se fondant dans le décor de briques et de tuyaux d'un bar de New York comme Marlilyn l'avait fait quarante ans ou presque auparavant dans celui de son métro.
De toutes les photos que j'ai pu voir de Marilyn, c'est une de celles que je préfère. Il y en a quelques autres que j'aime aussi particulièrement pour leur côté "sans fard", comme celles prises sur le tournage des Misfits et que je rattache instantanément aux noms d'Inge Morath ou d'Eve Arnold, mais celle-ci m'avait toujours été anonyme. Comme beaucoup j'imagine, je connaissais cependant cette photo depuis longtemps. Pourtant, non seulement je n'aurais rien pu dire de son auteur mais, plus curieusement en fait, je ne m'étais jamais posé la question. Et puis il y a eu — il y a quelques mois —la parution du livre d'Adrien Gombreaud (*), et le nom d'Ed Feingersh est remonté à la lumière.
Je ne saurais dire mieux que ce qui nous est donné à lire sur la quatrième de couverture : "New York, 1955. Marilyn Monroe quitte Hollywood pour échapper à l’emprise des studios et à son image de blonde écervelée. Elle se réinvente en fréquentant l’élite intellectuelle et les cours de l’Actors Studio. Pour témoigner de cette nouvelle Marilyn, un magazine populaire engage le photographe Ed Feingersh. Ensemble, Ed et Marilyn inventent un style de reportage qui emporte le lecteur dans l’intimité de la star. Créatif et téméraire, il la suit pas à pas dans les rues, le métro ou les bars de Manhattan. De son objectif jaillissent les images sensibles d’une femme sans fard, une passante presque ordinaire, heureuse, mélancolique, impériale et solitaire. Cinquante ans plus tard, ces clichés cachent encore une énigme : alors que l’actrice entrait dans la légende, le photographe disparaissait sans laisser de trace. Le temps d’une semaine, il avait su voir Marilyn comme personne avant lui."
Voilà. Chassé-croisé, recto-verso, la réalité n'est pas toujours là où on l'attend. Et au détour d'une ou deux images, le photographe — qui à la fois en est le témoin et la construit — se glisse aussi, fugitif, sur quelques miroirs avant de disparaître.
(*) Une blonde à Manhattan, Le Serpent à Plumes (2011)
http://www.uneblondeamanhattan.com/
vendredi 2 septembre 2011
jeudi 1 septembre 2011
mercredi 24 août 2011
mardi 23 août 2011
dimanche 21 août 2011
Cafés (20) et Passerelles (49)
Toronto, 12 juillet 2011
C'était à Lyon à la fin des années 70. Ce n'était pas "Chez Laurette" mais, "Chez Mado", c'était tout comme. On s'y pressait pour un café aux intercours ou pour un sandwich à midi, on s'y donnait rendez-vous, on venait prendre des nouvelles. Pas de flipper ni de juke-box, juste quelques tables en enfilade — alignées face au zinc dans la salle toute en longueur — et, au fond, une arrière-salle toujours enfumée où, le rideau de fer de l'entrée baissé, on finissait parfois la journée au "blanc cass" avec elle, Mado enfin assise mais encore le torchon à la main. Joues rouges et brillantes de paysanne (ce qu'elle redevenait le week-end dans sa "campagne" des Monts du Lyonnais où elle et son mari vivaient dans une cabane en continuant de construire une grande maison dont je ne sais si elle l'aura jamais habitée…), Mado avait un regard clair qui disparaissait dans le plissement de ses yeux lorsqu'elle riait. Elle avait aussi le verbe haut et il fallait filer droit lorsqu'on passait derrière le bar pour l'aider. Nos copines l'avaient pour confidente, elle qui savait comme personne les engueuler et les consoler.
On a la sienne, unique, dans ses souvenirs mais, des "Mado", il n'y en a heureusement pas qu'une. Parfois, on s'arrête par hasard dans un café et on se dit qu'on y est de nouveau, avec ce sentiment mélangé que quelque chose d'à la fois très semblable et très différent est là. L'histoire écrite à cet endroit n'est pas la nôtre, on n'a rien à y faire et pourtant, on ressent une forme de familiarité qui renvoie à ce que l'on a connu ailleurs, il y a longtemps.
En entrant dans cette mini-taverne grecque de Toronto pour un petit-déjeuner, je sais que j'ai quelque chose d'un intrus mais je m'y sens bien. Entre son bar encombré, ses plaques et sa hotte, une "Mado" s'essuie les mains sur son tablier en houspillant celui qui doit être son mari, assis à faire des comptes (ou des mots croisés ?) au fond de la pièce — un air du "Pépé" aux maquettes dans les Demoiselles de Rochefort. Des quatre tables de l'établissement (l'endroit est minuscule), une est déjà occupée par un homme sans âge, étrangement immobile face à un gobelet blanc, longs cheveux, regard absent, veste de survêtement, pantalon de pyjamas et pantoufles. Je comprends rapidement que "Mado" lui parle comme à un enfant, l'enfant qu'il est encore quelque part dans sa tête, avec un air cette fois — j'y pense aujourd'hui que je viens de le revoir — du "portier" d'Auggie Wren dans Smoke. Un peu plus tard, alors que le café s'animera du va-et-vient visiblement familier des ouvriers du chantier tout proche venant passer commande ou emporter leur en-cas, il s'acquittera avec succès d'une course que "Mado" lui aura confiée et reviendra s'asseoir, identique à lui-même, devant son gobelet. Et puis, juste alors que je paie au comptoir et m'apprête à sortir, l'entrée pimpante d'une fille aux cheveux noirs et frisés, disparaissant presque aussitôt dans l'arrière-boutique après avoir claqué la bise à "Pépé", transforme en un instant la scène au temps jusque-là ralenti et la ramène à une évidence joyeuse. Un je-ne-sais-quoi dans son allure — et dans la situation — me rappelle la fille virevoltante de Sean Penn dans Mystic River.
Oui je sais, je vais trop au cinéma (on me l'a déjà dit).
samedi 13 août 2011
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