Raleigh (NC), 18 mars 2012
Du brouillard qui commence à se lever, quelques flaques témoins des averses de la nuit, une rue déserte de dimanche matin ordinaire.
Circulation ou pas, les feux suspendus font ce qu'ils ont à faire, animant le silence d'une pointe de couleurs dans un décor essentiellement noir et blanc. Alignés sans façons le long des trottoirs bordés de pelouses proprettes se déclinent l'un après l'autre les signes d'une Amérique "sans qualités", sans gratte-ciels et sans
motor-homes, l'alignement paisible d'une banque
drive-in, d'une église de briques, d'un
mini-market couvert d'annonces publicitaires, d'un salon de tatouage, d'un magasin de disques d'occasion, d'un restaurant asiatique…
Début d'un inventaire qui, photographique, aurait pu autrefois ressembler à celui du
Sunset Strip d'Ed Ruscha et, aujourd'hui, au balayage d'une promenade par
Street View sur
Google Maps.
Ou alors juste l'hors-cadre d'une image qui préfère n'en dire rien.