mercredi 6 août 2014

mardi 5 août 2014

Un saut en ville

Roanne, 4 août 2014

mercredi 30 juillet 2014

mardi 29 juillet 2014

lundi 28 juillet 2014

Cinéma, cinémas (40)





Revu L'État des Choses. Combien de films comme celui-ci— tourné pourtant il n'y a guère qu'une trentaine d'années — ne pourrait plus avoir lieu d'être aujourd'hui ? Un tournage qui s'arrête faute de pellicule, des contacts impossibles par le seul téléphone disponible dans le hall de l'hôtel (cabine, commutateur, tonalité, opératrice, attente, PCV...), autant de ressorts dramatiques à passer aux oubliettes de la modernité ! D'un côté les signes ostentatoires et un peu dérisoires de la technologie 1982 : notes prises sur dictaphone, horloge de chevet parlante, Apple II dont le moniteur affiche des images ultra-pixellisées ; de l'autre les derniers feux de l'imagerie attendue des créateurs d'avant, machine à écrire à ruban, cigarettes et cigares, transistors et cassettes, bandes négatifs, caméra au poing… Entre les deux, la valse-hésitation des photos polaroïds au temps raccourci que les enfants n'arrêtent pas de prendre à tout bout de champ. Et lorsque le réalisateur met le pied en Californie, on retrouve celle, synchrone, du Depardon du Désert Américain, les décapotables chromées s'insérant en souplesse dans les places de parking aux séparatrices à double bande blanche qui ont depuis disparu comme a rétréci l'espace entre les sièges des avions intercontinentaux dans lesquels on pouvait encore fumer et souvent — époque bénie de l'avant surbooking attaché au transport de masse, où les places vides n'étaient pas rares— s'allonger à travers les quatre sièges de la travée du milieu. Revoir Paris, Texas dans ses habits neufs…

dimanche 27 juillet 2014

Classé X

Joujou, 26 juillet 2014

vendredi 25 juillet 2014

mercredi 23 juillet 2014

L'envers du décor

Paris, 12 juillet 2014

mardi 22 juillet 2014

lundi 21 juillet 2014

samedi 19 juillet 2014

GAS FOOD LODGING



Californie, 1993

La carte routière ne s'embarrasse pas de certaines considérations pratiques ni ne varie au gré des contingences du moment. La carte, que l'on a dépliée/repliée pour le trajet du jour et que l'on garde à portée de regard sur le siège avant, marque une simple ligne qui file droit dans le mur d'une barre montagneuse avant de serpenter pour la franchir, de redescendre dans la vallée de l'autre côté et de glisser vers l'Océan. Mais la carte (du moins en cette époque déconnectée, pré-internet et pré-GPS, qui nous paraît aujourd'hui si lointaine) ne dit pas grand-chose des bords de route, de l'ouverture des commerces, des rencontres de passage et de la météo. Alors quand — venant des déserts de l'Est et traversant cette plaine sans fin sur un fond de bande FM sautant d'une station locale à l'autre — on se cale sans effort sur un rythme de croisière dont on a l'impression qu'on ne se départira pas avant plusieurs heures, c'est dans la route elle-même qu'on s'installe en une avancée comme en roue libre, méthodique et ronronnante, ponctuée à des intervalles de plus en plus espacés d'intersections dont on se convainc qu'elle ne sont pas fantômes au prétexte d'un sandwich ou d'un café dans une de ces épiceries-bar à tout-faire où l'on s'arrête en étant assuré d'être longuement dévisagé, en une jauge lente, dans le silence qui se fait sans faute dès que l'on en pousse la porte grillagée. Et c'est quand on est reparti depuis longtemps déjà que l'on s'inquiète tout à coup de devoir s'arrêter de nouveau pour trouver de l'essence, mais la route semble alors n'être plus la même. La scansion régulière des pompes perdues dans des localités improbables s'est interrompue sans crier gare, remplacée par des panneaux annonçant la prochaine station-service à une distance que l'on n'est pas sûr de pouvoir franchir, pas plus qu'on n'a idée de celle qu'il faudrait parcourir si l'on pensait préférable de rebrousser chemin. Si les montagnes qui s'approchent accélèrent la tombée du jour en interceptant les rayons du soleil couchant, l'obscurité a décidé de prendre de l'avance différemment encore, amplifiée par un ciel devenu noir en quelques minutes, prélude à un orage king size. En écho dérisoire à l'aveuglement fugitif de chaque croisement, les pleins phares peinent à trouer les gerbes d'eau que soulèvent les camions que l'on frôle. Pluie qui redouble, rideau devenant infranchissable, visibilité réduite à quelques mètres, on s'arrête en urgence sur un bas-côté transformé en lac. De l'autre côté de la route devenue torrent, un truck de road-movie fait de même, tous feux allumés et moteur au ralenti. Lorsque le déluge aura passé son chemin, on trouvera, dans la mini-fraternité de cette double attente silencieuse, partagée dans le fracas alentour, une légitimité naturelle à s'enquérir de l'au-delà de la route. Oui, il y a bien une station-service dans quelques dizaines de miles, elle est encore un peu loin mais elle est ouverte. C'est jouable, on l'atteindra à l'orée de la nuit. On pourra alors envisager avec sérénité de se poser la question d'où dormir.

vendredi 18 juillet 2014

mercredi 16 juillet 2014

dimanche 13 juillet 2014

L'éblouissement des bords de route (1)

Texas, 1996

(début d'une petite série au titre emprunté à Bruce Bégout)

vendredi 11 juillet 2014

On rembobine



Bucarest, 1995

On retrouve des images d'il y a quoi, vingt ans ? et on les regarde comme presqu'étranger à soi-même. Plus rien de ce qu'on y voit n'existe, le dernier écho de ce monde disparu s'est éteint depuis longtemps et l'on s'étonne d'en avoir un jour inscrit des fragments fugitifs sur un peu de gélatine. On repense alors à ces journées d'entre-deux que l'on avait oubliées et, petit à petit, reviennent à notre mémoire les éléments, diffus comme des signaux de fumée, d'un puzzle qui se reconstitue. Ce sont les chiens errant au cœur de la ville qui s'invitent, la gare et ses gamins perdus, les maisons jadis cossues qui s'effilochent, les Dacia garées à la hussarde et empaquetées pour l'hiver, les mignonnettes d'alcool qui cogne en vente dans les kiosques sur la rue, les anciens locaux de la police politique reconvertis en chambres d'hôtes pour l'Université, Patricia Kaas en boucle, en play-back et en karaoke dans les restaurants clinquants, les boutiques revêches au choix encore spartiate, les Mercedes et la poussière, les cités moroses entre flaques et barres de béton, les essuie-glaces qui disparaissent si on les laisse sur le pare-brise, le sourire sérieux de N. — sa frange et son regard de myope —, le Français désuet mais parfait du Professeur B., l'Opéra abandonné que l'on visite en contrebande, le Musée désert où chaque pas résonne, les librairies et les étals de bouquinistes un peu partout, les blousons étroits, le premier McDo au coin du dernier cinéma stalinien. Il y a, à se re-projeter dans ce temps-là, quelque chose d'ambigu, rien qui laisserait dire que c'était "bien" mais en même temps la nostalgie égoïste d'y retrouver sa presque jeunesse. 

jeudi 10 juillet 2014

mercredi 9 juillet 2014

Un été italien (3)

Toscane, 1993

Un été italien (2)

Collodi (Italie), 1993

Un été italien (1)

Monte Oliveto Maggiore (Italie), 1993

samedi 5 juillet 2014

Presque rien

Lyon, 4 juillet 2014

vendredi 27 juin 2014

École d'Été

Peyresq, 26 juin 2014

jeudi 26 juin 2014

Ecuador-France

Peyresq, 25 juin 2014

mercredi 25 juin 2014

samedi 14 juin 2014

Consonnes

Lyon, 14 juin 2014

M rouge, Z jaune, L bleu... chaque jour vos présences latentes :-)

samedi 7 juin 2014

jeudi 5 juin 2014

Vite…

Nice, 2007

mardi 3 juin 2014

FNAC dixit

Bologne (Italie), 1993

lundi 2 juin 2014

Parallèles et perpendiculaires (2)

Paris, mai 2014

De Tokyo hier à Paris aujourd'hui…

dimanche 1 juin 2014

samedi 31 mai 2014

vendredi 30 mai 2014

jeudi 29 mai 2014

mardi 27 mai 2014