Koplik (Albanie),
1er juin 2012
Avant de rejoindre Shkodër, détour par Koplik pour vérifier que rien ou presque n'a bougé depuis les années 70.
dimanche 3 juin 2012
Après
sur la route de Shkodër (Albanie), 1er juin 2012
L'Albanie, L. (qui m'y emmène) y était "allé voir" dès l'ouverture de la frontière. Il y est retourné plusieurs fois mais pas depuis deux ans, et c'est avec une pointe de fébrilité qu'il revient aujourd'hui y confronter le présent à ce passé encore si proche. Les routes qui se refont, encore sans signalisation et disproportionnées pour le trafic, les ronds-points en construction au milieu de nulle part, la lente agonie des stations-service abandonnées, autrefois en nombre inimaginable. La disparition progressive aussi des bunkers individuels qui, enfoncés dans la terre, égrenaient par milliers leurs dômes de béton dans tous les champs du pays. Trouvé quelques-uns émergeant comme de mini-tours du sol qui a été profondément creusé. Juste en face, des enfants cueillent des fruits.
Avant
Cetinje (Monténégro), 31 mai 2012
Des traces qui s'effacent, mais en même temps le regret diffus, effleurant à la surface des conversations, de ce qui a pu être "avant". Souvenirs de héros du communisme local, on trouve encore au hasard des rues et des bords de route du Monténégro des plaques à l'étoile rouge qui semblent avoir été oubliées là, s'ensevelissant dans un temps arrêté sous l'indifférence des passants qui ne les voient plus. Mais c'est aussi S. m'évoquant les atouts perdus de l'ex-Yougoslavie, sa taille "idéale", les rendez-vous manqués avec sa volonté d'européanité.
samedi 2 juin 2012
vendredi 1 juin 2012
jeudi 31 mai 2012
mercredi 30 mai 2012
Brève
29 mai, matin — Le workshop est arrangé dans un grand hôtel moderne en bord de mer. Marbre des espaces immenses, petites mains s'activant dès le matin pour que tout brille, lustres king size, musique-muzak vous suivant jusqu'au fond des couloirs. La salle à manger occupe un étage entier, curieux mélange de tables aux nappes épaisses et à l'argenterie d'un restaurant de luxe, mais agencées en un quadrillage utilitaire la faisant ressembler à une cantine. Si la saison ne fait que commencer et les touristes sont encore rares (ce matin, quelques japonais, deux trois allemands, des russes aussi), on imagine sans peine l'abattage estival à venir. Deux fillettes déguisées en paysannes chic, cheveux blonds retenus dans un foulard brodé, amples jupes blanches à volants, arborent des T-shirts siglés Gucci. Une longue fille glisse haut perchée vers la table où, picorant en silence, elle pose son regard clair au-delà de la chemisette à carreaux de l'homme court et dégarni qui l'accompagne. En costume-cravate et lunettes noires, on reconnaît ceux qui sont là pour affaires à leurs conciliabules noués loin du buffet.
Clichés
Vol YM235,
Paris-Podgorica, 28 mai 2012
On a beau essayer de s'en déprendre, les clichés savent vous rattraper avec un naturel désarmant, et d'autant plus que la réalité semble les conforter. Mais aussi, la faute à qui si le steward taciturne qui vous accueille à bord du vol Paris-Podgorica, visage massif et cheveux longs négligés, ressemble à Emir Kusturica ? Et si l'on vous propose à tout bout de champ de l'eau minérale gazeuse en bouteille quasiment syldave ?
mardi 29 mai 2012
dimanche 27 mai 2012
samedi 26 mai 2012
vendredi 25 mai 2012
mercredi 23 mai 2012
lundi 21 mai 2012
dimanche 20 mai 2012
jeudi 17 mai 2012
mercredi 16 mai 2012
mardi 15 mai 2012
Les preuves du hasard (11)
Lyon, 14 mai 2012
Nous ne nous étions pas vus depuis peut-être dix ans. Il y a moins de deux semaines, je le croise à Marseille et, hier, je le retrouve via un canal tout ce qu'il y a de plus académique sur ce très beau site. Quelques heures plus tard, c'est un message de la liste oulipo qui parle de lui, de façon totalement indépendante. Pas d'actualité particulière, rien de spécial dans l'air du temps, juste une coïncidence…
lundi 14 mai 2012
dimanche 13 mai 2012
samedi 12 mai 2012
Cinéma, Cinémas (23)
Si l'entrée principale en est sur Independencia, on peut aussi accéder au Palafox depuis Cinco de Marzo ou Cadiz, par de longs couloirs courant sous l'immeuble dans lequel il déploie ses 11 salles. De ci de là quelques indications, des flèches, des affiches attestant de la programmation courante mais, sinon, un parfum d'oubli d'une période révolue. Sans doute les guichets fermés devant lesquels on passe ont-ils jadis servi pour des entrées moins centralisées que ce qu'il en est maintenant où tout se règle comme partout en un seul et même endroit — on imagine, en haut du marbre des larges volées de marches ouvrant sur les arcades et l'avenue, un vaste hall, des automates, de la moquette un peu voyante, du pop corn… — mais aujourd'hui, leurs vitres sont condamnées, tapissées du même papier rayé à la Buren qui transforme en décor les devantures alignées de ce qui a dû un jour être une galerie marchande dont ne subsistent (survivantes pour combien de temps encore ?) que deux boutiques de lingerie, et en acteurs anonymes les silhouettes dont on entend longtemps résonner les pas et les voix.
Las Salas Palafox,
Saragosse, 7-11 mai 2012
vendredi 11 mai 2012
jeudi 10 mai 2012
mercredi 9 mai 2012
mardi 8 mai 2012
lundi 7 mai 2012
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