Bucarest, 1er septembre 2012
vendredi 21 septembre 2012
jeudi 20 septembre 2012
mercredi 19 septembre 2012
mardi 18 septembre 2012
lundi 17 septembre 2012
dimanche 16 septembre 2012
vendredi 14 septembre 2012
jeudi 13 septembre 2012
mercredi 12 septembre 2012
mardi 11 septembre 2012
lundi 10 septembre 2012
dimanche 9 septembre 2012
Photos que l'on aurait pu prendre (23)
Mai 1995, une petite ville dont j'ai oublié le nom, quelque part entre Bucarest et Brasov. Les trottoirs de l'avenue centrale, naguère défoncés, commençaient à être remis en forme, mais les bâtiments qui la longeaient hésitaient encore entre la décrépitude d'avant la démolition et le clinquant du neuf. Parmi eux, un cinéma à l'abandon avait attiré mon regard et je m'apprêtais à le photographier — comme j'ai pu le faire de tant d'autres cinémas un peu partout — lorsque le Professeur B., qui m'accompagnait dans cette excursion qu'il avait programmée à mon intention, manifesta une surprise sous laquelle, malgré le raffinement un peu suranné de ses manières, il était facile de percevoir une touche de contrariété, voire d'agacement. À quoi bon photographier cette chose sans charme que personne ici ne regrettera ? N'y a-t-il pas mieux à rapporter comme image de ce pays qu'un cube de béton au crépi écaillé ? Et peut-être valait-il mieux en effet que cette photo ne soit pas prise, ou alors pas comme ça, juste en passant…
samedi 8 septembre 2012
vendredi 7 septembre 2012
jeudi 6 septembre 2012
mercredi 5 septembre 2012
lundi 3 septembre 2012
dimanche 2 septembre 2012
samedi 1 septembre 2012
Temps vertical
Bucarest,
1er septembre 2012
Dans le centre du centre, c'est comme si l'espace était horizontal et le temps vertical.
Sans lever le nez, l'horizon rapproché n'offre que succession de bars, de restaurants et de terrasses. mais que le regard monte pour se porter au-delà des parasols Heineken ou Ursus, et c'est une autre histoire, un mélange de corniches en péril, d'encadrements de fenêtres ouverts sur le ciel, d'enseignes orphelines et en bataille, de vestiges disparates et stratifiés d'autres temps.
Et la foule jeune elle-même, qui va et vient dans ces rues en rangs serrés, ressemble à celle que l'on pourrait croiser à Vienne, Prague ou Rome, vêtue des mêmes marques et sûre de la même beauté, alors qu'en montant dans les étages du grand magasin d'habillement situé à deux pas, c'est là encore à un voyage dans le temps que l'on est conviés, au milieu d'articles innombrables et désuets semblant rescapés de l'époque des magasins d'État.
De tous ces immeubles partiellement à l'abandon — et ils sont légion —, nombre de ceux visibles de loin sont couverts de gigantesques toiles publicitaires tendues sur une hauteur de plusieurs étages, façon d'en cacher la misère tout en en tirant profit… Les autres ont parfois l'austérité fonctionnelle et planifiée de leurs façades géométriques, parfois la signature du patchwork pragmatique de leurs aménagements successifs, toujours l'indifférence aux tables rases d'en bas.
1er septembre 2012
Dans le centre du centre, c'est comme si l'espace était horizontal et le temps vertical.
Sans lever le nez, l'horizon rapproché n'offre que succession de bars, de restaurants et de terrasses. mais que le regard monte pour se porter au-delà des parasols Heineken ou Ursus, et c'est une autre histoire, un mélange de corniches en péril, d'encadrements de fenêtres ouverts sur le ciel, d'enseignes orphelines et en bataille, de vestiges disparates et stratifiés d'autres temps.
Et la foule jeune elle-même, qui va et vient dans ces rues en rangs serrés, ressemble à celle que l'on pourrait croiser à Vienne, Prague ou Rome, vêtue des mêmes marques et sûre de la même beauté, alors qu'en montant dans les étages du grand magasin d'habillement situé à deux pas, c'est là encore à un voyage dans le temps que l'on est conviés, au milieu d'articles innombrables et désuets semblant rescapés de l'époque des magasins d'État.
De tous ces immeubles partiellement à l'abandon — et ils sont légion —, nombre de ceux visibles de loin sont couverts de gigantesques toiles publicitaires tendues sur une hauteur de plusieurs étages, façon d'en cacher la misère tout en en tirant profit… Les autres ont parfois l'austérité fonctionnelle et planifiée de leurs façades géométriques, parfois la signature du patchwork pragmatique de leurs aménagements successifs, toujours l'indifférence aux tables rases d'en bas.
intens (2)
Bucarest, 1er septembre 2012
De mardi à vendredi, on aura fait plus de quatre fois l'aller-retour entre l'hôtel et le site du congrès, variant si peu le trajet que celui-ci en est presque devenu une routine, avec le corollaire que l'attention des premières fois s'est peu à peu dissipée. Et puis, le samedi venu, on y revient sans raison et, par ce changement que l'on pourrait croire sans importance, on s'aperçoit que rien n'est plus tout à fait pareil. On remarque ce qui en était venu à nous échapper et on se surprend à ressentir quelque chose qui ressemble à ce petit pincement que l'on pouvait avoir, enfant, en repassant à côté de l'école désertée, quelques jours après la fin des cours.
vendredi 31 août 2012
jeudi 30 août 2012
mercredi 29 août 2012
mardi 28 août 2012
lundi 27 août 2012
jeudi 23 août 2012
mercredi 22 août 2012
lundi 20 août 2012
dimanche 19 août 2012
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