samedi 14 mai 2011

Passerelles (48)

 Saint-Georges-de-Didonne,
12 mai 2011
Talmont, 13 mai 2011

vendredi 13 mai 2011

Hors saison

Vacanciel,
Saint-Georges-de-Didonne,
12 mai 2011

lundi 9 mai 2011

dimanche 8 mai 2011

Bigger than life (2)

Philadelphie (PA), 1er mai 2011

mercredi 4 mai 2011

Paysages intermédiaires (30)

Philadelphie (PA), 1er mai 2011

Juste en face, le Penndot Driver License Center et son parking d'entraînement. En prenant à droite, c'est la Tasker St qui rejoint Columbus Blvd. Juste derrière, les pompes de la station Xpress Gas, flanquée sur le côté de boxes où des jeunes gens, costauds et bling-bling, lavent et astiquent avec amour leurs BMW décapotables. En se tournant vers la gauche, la Tasker St traverse South Water St et passe sous la Route 95 — qui relie Phila Int'l Airport au centre — avant de s'enfoncer dans les quartiers sud. Au-dessus, le panneau publicitaire grand grand format vante les mérites du café servi au Wasa du mini centre commercial tout proche.

mardi 3 mai 2011

Chambres d'hôtel (Hors Série 1)

Travelers Rest Motel,
Intercourse (PA), 1er mai 2011

Le Travelers Rest Motel d'Intercourse (qui eût cru qu'une pieuse communauté puisse prendre un nom pareil ?) aligne méticuleusement ses 40 chambres au cœur du pays Amish. Devant chacune, deux fauteuils de jardin en plastique blanc, tous identiquement et parfaitement disposés. Au matin, l'un de ceux de mes voisins est occupé par un homme aux cheveux gris qui me salue fort civilement, levant lentement les yeux du livre dans lequel il était plongé — sans doute une Bible à en juger par l'épaisseur du volume aux caractères minuscules et sa couverture de cuir à fermeture éclair. Au buffet du petit-déjeuner, la clientèle est uniformément âgée, l'ambiance silencieusement empesée. Check-out obséquieux, la politesse est viscéralement reine. On sent à des petits riens que la fermeté aussi (c'est la première fois que j'ai dû signer, en arrivant, un engagement sur l'honneur à ne pas fumer dans la chambre non-fumeur qui m'était attribuée). Fin sans prolongation de cette "one night experience in Intercourse (PA)", direction Philadelphie.

lundi 2 mai 2011

Before hours

Lancaster (PA), 30 avril 2011

dimanche 1 mai 2011

Le long de la 222

Kutztown (PA), 30 avril 2011

D'acier

Bethlehem (PA),
30 avril 2011

Americana

Louise's Diner,
Clinton (NJ),
30 avril 2011

samedi 30 avril 2011

French & Delavan

New Brunswick (NJ),
29 avril 2011

Le long de la 27

Somerset (NJ), 29 avril 2011

vendredi 29 avril 2011

Black tie


Philadelphie (PA), 28 avril 2011

Passerelles (47)

 21st St & Spruce St, Philadelphia, 21 juin 1974
© Stephen Shore

21st St & Spruce St, Philadelphia, 28 avril 2011

jeudi 28 avril 2011

lundi 25 avril 2011

Campings



Saint-Just-en-Chevalet, 24 avril 2011

1975, Maroc — Deux tentes pour huit. Lourde toile, double-toit, piquets, armée de sardines. On les montera le moins souvent possible.

1976, Roumanie — Une tente pour quatre, à peine plus légère, mais il pleut souvent. Accident juste après la frontière… trouver un garage à Cluj-Napoca relève de l'exploit. Les deux types de garde, qui reluquent A. et S. de façon appuyée, insistent pour que l'on plante sur place. Hésitation, fatigue, demi-sommeil. Réveil en sursaut au petit matin lorsque la toile est secouée de l'extérieur : une vache.

1978, Sicile — Il a plu toute la nuit. On repart avec des toiles trempées que l'on étale aux premiers vrais rayons de soleil sur le sol sec d'une place de village. On dirait des voiles de bateaux.

1978, Alsace — Le 153ème Régiment d'Infanterie est en manœuvre et les tentes kaki sont arrivées par camion. Feu de bois, vin chaud, "oies sauvages", on se croirait chez les scouts. Se méfier quand même : demain les Russes attaquent.

1980, Italie — Pas eu le courage de planter. Grandeur et misère des nuits à la belle étoile : le ciel est magnifique et les moustiques teigneux. Des effluves de musique lointaine nous laissent penser qu'à minuit passé, une Festa de l'Unità n'est peut-être pas terminée quelque part . G. et moi nous relevons pour nous y rendre à l'oreille. Porchetta et verre de vin d'accueil dans une cour de ferme. Un vieux juché sur une table joue de l'accordéon et tout le monde danse, c'est un mariage. La fête se poursuivra ailleurs. Et pour quelques heures à peine, la 204 fera plus tard une tente très confortable.

1981, Sud-Ouest — Le camping sans charme fait penser à un hôtel de province un peu triste et un peu vieux, où l'on ne va que par stricte nécessité. Le soir, H. et moi tendons nos oreilles à la terrasse du bar local, soucieux de varier nos plaisirs apéritifs : c'est ici que je découvrirai l'existence du "fond de culotte" (un "Suze-Cassis"…).

1983-85, Italie — La toile se fait plus légère, mais il y a encore les piquets et le grésillement qui fait tout replier lorsque l'orage s'approche.
Campings municipaux introuvables, campings "internationaux" chers, sans ombre et surpeuplés. Les tentes à touche-touche mettent nos oreilles aux premières loges pour les ébats, extatiques et bruyants, de nos voisins. Au matin, on se salue comme si de rien n'était.

1990-94, France — Deux alcôves, un auvent, la tente a pris de l'ampleur avec la famille qui s'agrandit, mais on l'utilise surtout sur le chemin pour aller quelque part où une maison nous attend.
Une fois, L. demande à me photographier, debout devant l'entrée de la tente. L'image est coupée à mi-visage, mais on reconnaît facilement le jean retaillé qui me sert de bermuda.
Une autre fois, c'est à mon tour de photographier M. au réveil, juste une petite tête ébouriffée se glissant sous l'entrée de toile partiellement dézippée, œil mi-clos de sommeil, éblouie par le soleil qui lui fait face.

1992, Italie — L. et M. ont quatre ans. Attirées par la musique venant du côté de l'entrée du camping, elles nous entraînent vers ce qui se révèle être un karaoke. Ayant tout juste eu le temps de se glisser à coups de coudes jusqu'au premier rang avant qu'un nouvel amateur ne prenne le micro, elles repartent en courant dès ses premières mesures, se bouchant les oreilles avec ostentation.

2000 ? Allez savoir quand, mais un jour la grande tente a fini chez Emmaüs et a été remplacée par deux igloos légers et maniables.

2002, Vermont — Un ranger nous conduit au fond des bois et nous fait les recommandations d'usage, pas de feu sauvage, nourriture en hauteur à cause des ours, etc. Il y a un barbecue en dur mais, à longtemps chercher un emplacement dans les parcs nationaux tous complets ce samedi soir, nous n'avons pas eu le temps de faire de courses. Un mini-market nous dépanne en dernière minute de saucisses sous plastique et de chips. C'est l'anniversaire de MH. On avait d'abord pensé restaurant mais, assis en tailleur à l'entrée de nos tentes face au feu, c'est peut-être le meilleur que nous ayons jamais fêté ensemble.

2004, Corse — Monter/démonter est devenu un jeu d'enfant mais il y a un temps pour tout, et le camping sédentaire, non merci.

2006, Lyon — M. part en week-end avec des amis : "Je peux prendre une des tentes ?". L. aussi, Z. bientôt. Au fait, où sont ces tentes aujourd'hui ?

2011, Saint-Just-en-Chevalet — Si la grille d'entrée est ouverte, c'est sans doute que le camping commencera bientôt sa saison. J'entre et je traverse les allées dont le gravillon crisse sous mes pas. Quelques caravanes attendent en silence. Vides, les emplacements semblent étrangement grands. Devant chacun, un écriteau numéroté et une prise électrique. J'imagine que d'ici pas longtemps, des habitués reviendront à la place qu'ils occupent depuis des années. L'après-midi, l'activité se distribuera entre ce côté de la route et l'autre, celui de la piscine à toboggan, du golf miniature et du mini-bar, snack et glaces. Il y aura des siestes et, le soir venu, des apéros et des télés allumées tard. Des campeurs de passage s'arrêteront de temps en temps, sans doute par hasard. Ils se verront attribuer une place qu'ils voudront peut-être changer après avoir jaugé de son exposition ou de son voisinage. S'ils n'arrivent pas trop tard, ils pourront trouver au Shopi d'à côté de quoi faire des grillades.

dimanche 24 avril 2011

samedi 23 avril 2011

vendredi 22 avril 2011

jeudi 21 avril 2011

Passerelles (46)

 New York (NY), mai 1993

Lyon, avril 2011

mercredi 20 avril 2011

Passerelles (45)

 Lisbonne, février 2005

Lyon, avril 2011

mardi 19 avril 2011

Notes (4)


Elle avait beau savoir que son interlocuteur ne pouvait la voir, elle ne pouvait s'empêcher d'accompagner de gestes précis ce qu'elle lui décrivait au téléphone.

Soir de match

Madrid,
octobre 2008

Foot et ping-pong… une réplique impromptue elle aussi au dernier billet d'Alain Poisson…

dimanche 17 avril 2011

But ?

Istanbul, mai 2000

samedi 16 avril 2011

Paysage urbain (5)

Lyon, 1er avril 2011

mardi 12 avril 2011

69°40'33"N



Tromsø, décembre 2003

1. Arrivé tard, déposé par un taxi ne m'offrant comme première vue de la ville qu'un enchaînement de ponts et de tunnels. Lobby désert, restaurant fermé, la chambre m'attend fenêtre grande ouverte. La neige reflète les lueurs de l'hôtel et se perd dans la forêt toute proche.

2. Onze heures du matin. Le soleil est sous l'horizon depuis plusieurs semaines et ne se montrera pas avant au moins un mois. Pendant quelques heures, une clarté hésitante et un peu irréelle, faite de rougeoiements dans le ciel et d'ombres diffuses, donne l'illusion d'un jour qui va se lever. Mais c'est très vite le retour à l'obscurité, la nuit noire dès le début de l'après-midi.

3. On m'explique que l'on ne s'installe pas vraiment ici. Soit on y est né — on y a toujours vécu ou on y revient —, soit on vient d'ailleurs (pour le travail ou l'amour), on tient quelque temps et on repart.

4. Le premier soir, repas de Noël du labo, salle comble (réservation faite des mois à l'avance, me dit-on), queue interminable au buffet pour du lutefisk élastique et des légumes à l'eau. Très cher (sans doute aussi l'akvavit ?).

5. Comme on emporte partout sous ses pieds la neige épaisse qui recouvre les allées et les jardins, on apprend sur le tas qu'il faut toujours avoir avec soi des chaussures légères pour remplacer ses croquenots tout-terrain lorsqu'on est invité chez quelqu'un. Sas entre la porte d'entrée et le salon, petit banc pour le confort. Dehors la nuit, le froid humide et la gadoue, dedans les planchers blonds, la lumière à profusion et la chaleur des maisons trop bien isolées.

6. Des enfants qui font seuls de la luge par ce qui, même si l'on n'est qu'en fin d'après-midi, ressemble à une nuit profonde. Une voiture glissant silencieuse et tous feux allumés sur un quai où est arrimé un bateau russe d'où proviennent des éclats de voix hachés par le vent qui les disperse. Soupçon d'angoisse sourde, parfum trouble de polar, de crimes inexpliqués ou en attente.

7. L'étonnement est aux coins des caisses-enregistreuses. Dans les supermarchés où l'on se réfugie pour échapper quelques instants au vent qui balaie les rues désertes, on trouve des succédanés de caviar et de champagne aux étiquettes criardes, vendus moins chers qu'un bigmac-coca dans le MacDo d'à côté.

8. La soutenance de thèse aura duré tout l'après-midi, mais ce sont surtout les aiguilles des horloges qui en témoignent. Sensation étrange d'un temps distendu en voyant par les fenêtres les étoiles briller sur un ciel d'encre.

9. Les tables de la salle de réunion de l'Observatoire ont été poussées contre les murs. Le frigo ne suffit pas à contenir les caisses de bière qui s'empilent à côté (y en a-t-il d'autres sur le balcon ?) et une sono — simple ghetto blaster mais aux dimensions généreuses — a été installée en équilibre précaire sur deux tabourets. Le décor attend l'after.

10. La réception offerte par le nouveau docteur est dans une salle des fêtes excentrée. Il est d'usage (ce qui veut dire obligatoire) de s'habiller chic. Dans leurs costumes-cravates sombres, les garçons ressemblent à ceux que l'on croise par grappes dans les villes de province les jours de concours d'entrée aux écoles de commerce. Perchées sur des talons trop hauts, les filles que l'on avait quittées au sortir de l'amphithéatre en survêtement, anorak et moonboots ont la beauté un peu factice de leur maquillage appliqué et de leurs jupes courtes, bouffantes ou fluo. C'est la soirée sage, les professeurs et les parents sont là pour quelques heures. Ensuite, ce sera le retour au campus, et jamais l'expression "la nuit est jeune" n'a semblé plus appropriée.

11. On pourrait croire qu'on s'y habitue et qu'on en devient blasé, mais non. Il a suffi d'une vague de bouche à oreille se propageant dans la salle de danse pour que celle-ci se vide au fur à mesure, tous sortants sur le parking pour admirer le déploiement d'une aurore boréale de belle facture (il était temps, je pars le lendemain…). Quelques cigarettes grillées jouent les lucioles. Les filles aux épaules nues grelottent un peu et se balancent d'un pied sur l'autre pour se réchauffer.

12. L'aéroport est recouvert d'une neige obstinée dont la chute ténue mais continue retarde tous les vols. L'attente sur le tarmac s'éternise, des camions se relaient pour projeter sur la carlingue des appareils cloués au sol des flots d'antigel que l'on voit couler en boue épaisse sur les hublots. Il ne faudra pas compter sur la correspondance à Stockholm.

vendredi 8 avril 2011

Dopo

Venise, septembre 1996

jeudi 7 avril 2011

mardi 5 avril 2011

MEP

Paris, 31 mars 2011

lundi 4 avril 2011

Subs in & out


Norwood (Ontario), mai 1991

Chambres d'hôtel (fin)

Des photos et des dessins de chambres d'hôtel, j'en ai encore un certain nombre en réserve et, si j'en crois mon emploi du temps des mois à venir, bien d'autres en puissance... Peut-être y aura-t-il de temps en temps de nouvelles images postées ici qui s'y rapportent mais, d'avoir catégorisé le thème, le risque est que l'exercice se transforme en procédé, et qu'une sorte d'obligation — ou, à tout le moins, de réflexe — s'invite à chaque nouvelle occasion. Je préfère donc arrêter la série, en la résumant dans ce document que j'espère plus facile à feuilleter que l'historique du blog.

vendredi 1 avril 2011

26/3

Lyon,
janvier 2011

jeudi 31 mars 2011

Symétrie contrariée

Paris, 31 mars 2011

mardi 29 mars 2011

Paysage urbain (4)

Lyon, 29 mars 2011

lundi 28 mars 2011

Paysage urbain (3)

Paris, 8 mars 2011

dimanche 27 mars 2011

Amériques (28)

Baltimore (MD), novembre 1994